Histoire de l'Île-de-France

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La région Île-de-France est née du domaine royal constitué depuis le Xe siècle par les rois Capétiens. Ses limites ont varié jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Cette province française s'étendait vers l'ouest et surtout le nord et était moins vaste qu'aujourd'hui en direction de l'est et du sud. Elle formait la zone d'intérêt économique des corporations marchandes de Paris, qui ont contribué à en fixer les contours.

Historique[modifier | modifier le code]

La région est habitée depuis l'époque préhistorique, qui a laissé de nombreuses traces, dont des monuments mégalithiques, souvent détruits du fait de l'urbanisation. Le nom d'Île-de-France est apparu bien plus tard, après l'établissement des Francs et correspond à la plaine située au nord de la Seine, autour du pays de France.

À l'époque gauloise, le territoire actuel de l'Île-de-France était occupé par quatre tribus gauloises : au centre les Parisii dont la capitale Lutèce devait devenir Paris, au nord les Véliocasses qui ont donné leur nom au Vexin, à l'ouest les Carnutes qui occupaient le territoire actuel des Yvelines et au sud-Est les Sénons dont la capitale était à Sens.

La constitution du domaine royal des capétiens remonte à la position dominante de Soissons depuis l'antiquité celtique (cf. Diviciac, roi des Suessions, généralissime des Belges et « empereur » de Bretagne[1]). Choisie comme capitale par Aetius de ce qui restait de romanité en Gaule après le sac de Rome par les barbares, c'est là qu'un léte révolté, Clovis, vainc Syagrius et y établit à son tour sa capitale. Paris continuera d'appartenir au diocèse de Sens jusqu'à son érection en évéché indépendant et la rive droite de l'Oise à l'archidiocèse de Reims. La constitution d'un évêché de Noyon séparé du Vermandois et devenu pairie de France, a marqué l'inscription de l'Île-de-France comme centre du royaume. Charlemagne est sacré dans cette dernière ville en même temps que son frère Carloman l'est à Soissons. Les carolingiens font de Clichy, vaste domaine foncier entre Paris et Saint Denis un palais impérial. Cette abbaye étend le territoire par acquisition auprès du diocèse de Reims du Hurepoix, c'est-à-dire la rive gauche de la cité de Paris. Le traité de Saint-Clair-sur-Epte détache le Vexin français du diocèse de Rouen et fixe la frontière occidentale de l'Île-de-France sur cette rivière. Quand l'évêque de Reims convoque à Senlis un conseil pour confier les destinées de la France carolingienne aux robertiens, le duché de France comprend outre le Vexin français, le Noyonnais, le Laonnois, un temps domaine impérial que certains historiens supposent être l'origine des capétiens, le Soissonnais, le Valois, la France proprement dite, le Parisis et l'Hurepoix.

C'est au bas Moyen Âge que l'Île-de-France fixe ses contours, entre Laon, Beauvais, Dreux et Nemours. Elle fait partie avec la Champagne et la Picardie de la province fiscale d'Outre-Seine.

Elle fut découpée, à la suite de la Révolution, en trois départements : Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne. En 1965, le nombre de départements a été porté de trois à huit, y compris Paris. Autour de Paris, les départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et de la grande couronne (Seine-et-Marne, Val-d'Oise, Yvelines et Essonne) sont issus du découpage des anciens départements de Seine-et-Oise et de la Seine.

La province de l'Ile de France au XVIIIe siècle et les communes et départements actuels.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. I. Caesar, De bello gallico II 4, imperium c'est-à-dire le commandement militaire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bernus, Histoire de l'Île-de-France, Toulouse, Ancienne Librairie Furne, Boivin et Cie,‎ 1971, 599 p.
  • Michel Mollat (sous la direction de), Histoire de l'Île-de-France et de Paris, Paris, Privat, coll. « Univers de la France »,‎ 1934, 283 p.