Histoire de Jérusalem

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Cet article relate les faits saillants de la ville de Jérusalem, une ville du Proche-Orient qui tient une place prépondérante dans les religions juive, chrétienne et musulmane, et dans le sentiment national palestinien et israélien.

Chalcolithique et âge de bronze[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine de la région de Jérusalem est attestée depuis le Chalcolithique par des fragments de céramique trouvés près de la source de Gihon et datant d'environ 3500 av. J.-C.[1]. Ces fragments de poterie sont les premiers vestiges découverts à ce jour sur le site de Jérusalem. Il n'est pas établi que l’occupation du site fut alors continue[2].

La colline a été réoccupée au début de l'âge du bronze (vers 3000 avant notre ère). On a trouvé des poteries de cette période, des maisons rectangulaires[1] et les premières tombes sculptées dans la roche. En 1909, les fouilles organisées par la mission Parker autour de la source de Gihon, à l'est de l'Ophel a mis au jour des grottes creusées dans le rocher ayant servi de tombes. On y a trouvé des jarres, des bols et des cruches, pour la plupart dans la même tombe (la tombe numéro 3). Ces poteries sont datées du Bronze Ancien I (IVe début du IIIe millénaire av. J.-C.). Ces céramiques peintes appartiennent à un type de céramiques typique des villes du sud du pays et représenté dans les tombes découvertes à Mitzpah en Benjamin (Tell en-Nasbeh, à 13 km au nord de Jérusalem), Guézer et Jéricho (niveaux VI et VII). On y a aussi trouvé un bol noir et rouge peut-être importé de Chypre. À l'ouest de l'Ophel, les fouilles de Macalister et Duncan en 1923-1925 ont livrées une petite quantité de céramiques datées du Bronze ancien (IIIe millénaire av. J.-C.). Lors des fouilles réalisées le long des murs ouest et sud du Mont du Temple, on a également trouvé des poteries datées du Bronze Ancien. Ces découvertes témoignent de l'occupation de la colline sud de Jérusalem dès le IVe millénaire av. J.-C.. Cette occupation s'inscrit dans le cadre général du peuplement des monts de Benjamin au Bronze Ancien I dont on a aussi trouvé des traces sur les sites de Aï et Mitzpah en Benjamin[3].

Par la suite, il n'existe pas de trace d’occupation pendant la seconde moitié du troisième millénaire avant J.-C. Il semble que Jérusalem ait été détruite et reconstruite au cours de la première moitié de l'âge du Bronze moyen. On ne connait rien des conquérants, excepté quelques tombes de l'époque. Les traces de la ville-état cananéenne de Jérusalem remontent seulement au début du deuxième millénaire avant notre ère.

Période cananéenne sous domination égyptienne[modifier | modifier le code]

Les textes d'exécration égyptiens dans lesquels apparaît pour la première fois le nom de la ville de Jérusalem sont des textes à vocation magique qui tentent d'attirer le malheur sur les ennemis de l'Égypte[4], les noms de villes et de leurs dirigeants ont été inscrits sur la terre accompagnés de malédictions (les noms de deux dirigeants de Jérusalem, Shas'an et Y'qar 'h sont également inscrits sur ces textes. 100 ans plus tard des textes mentionnent un seul souverain dont le nom commence par « Ba ... »)[2]. Beaucoup de villes comme Jérusalem étaient gouvernées par plus d'un dirigeant, la majorité des villes de la région citées dans les textes d'exécration ayant trois dirigeants[5]. Un siècle plus tard seulement un gouvernant est mentionné pour Jérusalem. Certains voient en cela la preuve que plusieurs tribus, chacune avec son propre chef, étaient intégrées au sein de la ville[5].

Il est à nouveau fait référence à Jérusalem à plusieurs occasions dans les tablettes de la chancellerie des pharaons Aménophis III et de son successeur, Akhenaton (vers 1350 av. J.-C.). Jérusalem y est décrite comme une petite ville, dirigée par un gouverneur, 'Adbi-Heba, vassal du pharaon. Deux thèses s'opposent sur l'importance de Jérusalem à l'époque: selon certains historiens, dont Zecharia Kallai et Hayim Tadmor, Jérusalem était la capitale d'un important royaume cananéen ayant une influence régionale comparable à d'autres grands royaumes cananéens tels que celui de Shechem; d'autres au contraire, tels que Nadav Naʾaman ou Ann E. Killebrew, soutiennent qu'au XIVe siècle av. J.-C., Jérusalem est plus un petit centre administratif que la capitale d'un empire[6],[7].

L'archéologie montre que la ville est restée intacte, bien que très petite, ne couvrant que 3 à 4 hectares. La population totale du royaume ne dépasse pas 1 500 habitants. Malgré sa taille, Jérusalem était une ville importante politiquement qui exerce une influence sur les villes des environs. Un morceau d'une stèle égyptienne de cette époque a été retrouvé au nord des murs de la ville actuelle. Ces découvertes montrent l'importance de Jérusalem pour l’Égypte. Au-delà des murs de la cité, le roi de Jérusalem contrôle une région qui s'étend de Sichem au nord à Jéricho à l'est, vers la plaine côtière à l’ouest et peut-être jusqu'à Hébron au sud. Elle devient si puissante que des villes-états aussi loin qu'Ashkelon ont uni leurs forces pour vaincre le puissant roi de Jérusalem. Jérusalem est également attaquée par des pillards appelés les Apirou. Les textes égyptiens les désignent souvent comme pillards des villes cananéennes. De nombreux épisodes politiques et militaires de cette période sont consignés dans les Lettres d'Amarna[8],. Ces nombreuses lettres décrivent les relations diplomatiques et militaires de l’Égypte avec ses voisins. Parmi les 350 retrouvées, six ont été envoyées par le roi de Jérusalem, Abdi-Heba (en), un roi dont le nom provient de Hebat, un dieu hourrite. Il plaide auprès du pharaon pour obtenir de l'aide militaire contre ses adversaires. Il se présente comme le seul en qui l’Égypte puisse vraiment avoir confiance, mais en vain, l'Égypte ne paraît pas favorable à la montée en puissance de Jérusalem et aide ses adversaires. La garnison égyptienne de Jérusalem est transférée à Gaza[2],[note 1]. Avec ses moyens de défense affaiblis et sous l'attaque constante des Apirou et de ses rivaux en Canaan, le roi de Jérusalem se plaint dans sa dernière lettre que tout est perdu. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu de lui et de sa ville mais il s’ensuit une phase de déclin très marqué, comme dans toute la région, en raison de l’invasion des peuples de la mer.

C'est dans cette période troublée qu'apparaissent les tout premiers Israélites. Leurs habitats sur les hautes terres ont été découverts dans les années 1990[9] : de -1200 à -1000, le nombre de sites croît rapidement pour atteindre 250 vers -1000. Ces « proto-Israélites » ont laissé leur signature aux archéologues[10] : ils sont les seuls, en Palestine, à ne pas consommer de porc et à ne pas en élever, ce qui permet de les suivre à la trace. Par ailleurs, les Israélites sont attestés vers -1210 sur la Stèle de Mérenptah. On a donc coexistence d'une population de Cananéens sédentaires dans les grandes cités-États et d'Israélites nomades sédentarisés sur les hautes terres. L'organisation sociale, quant à elle, reste du même type que celle décrite dans les Lettres d'Amarna : chefferies dimorphes (c'est-à-dire mi nomade mi sédentaire) sur les hautes terres, et cités-États (citadins entourés d'agriculteurs sédentaires) dans les vallées (Megiddo, Beth Shéan, Tel Rehov, cité portuaire de Tel Dor[11]). Dans la partie côtière méridionale vivent les Philistins (cité-État d'Éqron, puis de Gath et ensuite d'Ashdod successivement).

Au Xe siècle av. J.-C.[modifier | modifier le code]

D'après les archéologues, le nom même de Salomon n'apparaît nulle part chez ses proches voisins, ni dans les archives ni sur aucune inscription, en Égypte comme au Liban ou en Assyrie, chez les Amorites, les Hittites ou les Araméens. Et ce, alors même qu'Abdi-Heba a laissé des traces bien connues. William G. Dever écrit :

« Les historiens—en particulier les biblistes, dont la plupart d'entre eux n'ont qu'une formation de philologistes, et parfois de théologiens—ont été lents ou réticents à percevoir les effets de la « révolution archéologique » récente. Mais il apparaît avec suffisamment d'évidence que toutes les histoires de l'Israël antique sont désormais obsolètes… En ce qui me concerne, mon prochain livre sera une histoire de l'Israël antique écrite en grande partie sans recours à la Bible hébraïque, fondée la plupart du temps sur les riches données archéologiques que nous possédons maintenant[12]. »

Il ajoute :

« Personnellement je suis encore acquis à la chronologie conventionnelle (pas à la « chronologie haute »), pour des raisons sur lesquelles je me suis longuement étendu dans plusieurs publications récentes, aucune d'entre elles « idéologiques ». Mais s'il advenait que l'évidence monte en faveur d'une chronologie plus basse, je serai parmi les premiers à basculer. Il ne s'agit pas de « sauver » la Bible hébraïque ; ni de défendre « Salomon dans toute sa gloire » ; ni d'argumenter sur qui était là le premier, Cananéns ou Israélites, Palestiniens ou Israéliens[13]. »

Amihai Mazar écrit :

« Il convient d'évaluer le royaume de David et de Salomon comme un début modeste, mais dynamique, de la période de la monarchie Israélite[14]... »

Les données archéologiques sur la Palestine de cette l'époque sont très nombreuses, celles sur Jérusalem sont beaucoup moins riches. Ussishkin[15] a montré que la Jérusalem de Salomon est un petit village pauvre dépourvu de fortifications. Pour Ronny Reich, à qui l'Israël Autority Association a confié la Direction des fouilles de la Cité de David[16], autour de –1000, ce petit village est limité à l'emplacement que l'on appelle la « Cité de David[17] ». La construction la plus importante de cette époque est la Structure en escalier[18]. Pourtant, comme le souligne Ronny Reich[19] d’imposantes fortifications datées de –1700 ont été retrouvées, montrant que lorsque des constructions très importantes existent elles ne disparaissent pas sans laisser aucune trace, et montrant qu'à cette époque antérieure Jérusalem était une ville de taille importante[20]. Ce phénomène de déclin très marqué n'est pas propre à Jérusalem, il est lié à l'effondrement systémique qui marque le passage de l'âge du bronze tardif à l'âge du fer (voir : Données archéologiques sur la conquête de Canaan et Données archéologiques sur les Philistins).

Les signes archéologiques d'un État centralisé tel que le décrit le récit biblique, repérables dans la gestion de la production agricole et dans la pratique de l'écriture, n'apparaissent que deux siècles plus tard : c'est ce qu'a montré toute une série d'études. Pour le début d'une production massive de poteries, voir Zimhoni[21], pour l'industrialisation de la production agricole, voir Eitan-Katz[22], pour le début d'une utilisation des poids marqués (pesage) voir Kletter[23], pour l'introduction de l'écriture voir Jamieson-Drake[24], pour l'écriture sur ostraca voir Sass[25] et Renz[26], pour l'impression des sceaux voir Avigad et Sass[27]. Rien de cela n'existe deux siècles plus tôt dans la Jérusalem de Salomon. Lehmann[28] a montré que la population rurale de Juda, rassemblée dans une douzaine de petits villages, n'excède pas quelques milliers tout au plus. La population de Jérusalem seule est, elle, estimée à quelques centaines d'habitants. Ce sont les positions des tombes, extérieures à la zone habitée, qui fournissent les estimations de population les plus directes : ce n'est que deux siècles plus tard que la population s'accroît considérablement.

Cette population est rurale et vit modestement. Il n'est pas vraisemblable que cette population ait pu contribuer à la formation d'une armée importante. Vers –1000, sur la partie nord des hautes terres (étendue géographique correspondant à Israël), la population est estimée à 40 000 habitants. La différence s'explique par une raison géographique : la partie nord est plus arrosée et située sur les voies de communication, la partie sud est plus sèche et plus difficilement accessible. Dans What Did the Biblical Writers Know and When Did They Know It?, William G. Dever, cite le chiffre de 100 000 personnes avancé par Israël Finkelstein comme estimation haute de la population totale d'Israël et de Juda vers la fin du Xe siècle[29].

Aussi bien sur les sites cananéens à l'âge du bronze que sur des sites de l'époque israélite à l'âge du fer, au nord comme au sud, des objets de cultes divers ont été dégagé : des déesses de la fertilité, des compagnes de Dieu (culte de la déesse Ashera) et des représentations animales des divinités. Selon Amihai Mazar[note 2], qui en a retrouvé un bel exemplaire venant des collines du nord, « le taureau est le symbole de Baal, le principal dieu cananéen, et de El, le maître des dieux dans la panthéon cananéen ». Les premières traces archéologiques du culte de YHWH apparaîtront avec l'écriture, beaucoup plus tard (voir ci-après).

Le seul document archéologique dont nous disposons sur la royauté est la Stèle de Tel Dan, découverte en 1993. Cette stèle n'est pas datée exactement, mais les archéologues lui attribuent une date aux alentours de –900. Hazaël, roi de Damas, a fait graver en Araméen[note 3] :

« J'ai tué [Jo]ram fils d'[Achab] roi d'Israël, et [j'ai] tué [Ahas]yahu fils de [Joram] roi de la maison de David. Et j'ai réduit [leur ville en ruine et changé] leur terre en [désolation]. »

La signification de l'expression maison de David est tout à fait claire en archéologie : il s'agit de la dynastie royale dont David a été le premier roi[note 4]. Le caractère historique de l'inscription est indéniable.

Le royaume de Juda[modifier | modifier le code]

La stèle de Tel Dan fait clairement référence à deux royaumes. Juda (le royaume du sud) est entouré de puissants voisins : Israël (le royaume du nord), Aram-Damas, Gath. Le royaume de Juda va se développer au cours des IXe et VIIIe siècles av. J.-C. et, à la fin du VIIIe siècle av. J.-C., tous les signes archéologiques d'un royaume centralisé (sceaux, ostraca, poids marqués, poterie standardisée) sont présents. Cette évolution de Juda, si elle a laissé peu de traces à Jérusalem, se note particulièrement dans les cités fortifiées et centres administratifs que sont Bersheeba, Tel Arad et Lakish[30].

Le puissant voisin du nord-est, dès le début du IXe siècle av. J.-C., un royaume centralisé, dont Omri fonde la capitale, Samarie, et la cité administrative de Jezréel[31]. La puissance des Omrides est attestée en Moab (stèle de Mesha), en Aram-Damas (stèle de Tel Dan), la puissance militaire du roi Achab est attestée Assyrie et en Aram-Damas (Bataille de Qarqar en -853). Les palais omrides de Samarie et de Megiddo[32] témoignent aussi de cette puissance.

Lorsque le royaume omride se trouve sévèrement contré par Hazaël vers -830, et Gath détruite peu après, le royaume de Juda a le champ libre pour son développement. Lorsque son encombrant rival est anéanti par l'Assyrie à la fin du VIIIe siècle av. J.-C., toutes les ambitions deviennent possible pour Jérusalem. En 722 av. J.-C., Samarie, la capitale du Royaume d'Israël étant occupée par les Assyriens, ses habitants affluent vers le Sud, à Jérusalem, capitale du petit royaume de Juda. Le développement de la ville est alors foudroyant et sa population passe à 12 000 habitants sur une superficie de soixante-quinze hectares.

Ézéchias fait creuser un tunnel pour amener l'eau de la source du Gihon dans la ville, ce qui assure l'approvisionnement en eau en cas de siège. Le tunnel de Siloé, de forme en S, a été creusé à partir des deux bouts. À l'endroit de la rencontre, en commémoration de l'exploi technique, Ézéchias fait graver une stèle[33]. Il s'agit d'une des plus anciennes inscriptions connues en hébreu archaïque. Elle atteste que des gens savaient lire, sinon Ézéchias ne l'aurait pas mise à cet endroit. Dès le début du VIIe siècle av. J.-C., des gens sachant lire et écrire se trouvent dans toutes les classes sociales : graveurs de pierres tombales, officiers, ouvriers[34]. Le creusement du canal est relaté avec exactitude dans la Bible (2R 20,20) :

« Le reste concernant Ézéchias — ses prouesses, le bassin et le canal qu'il a construits pour ravitailler la ville en eau — n'est-il pas inscrit dans les annales des rois de Juda ? »

On constate que, à partir de cette époque où l'écriture se généralise, les récits bibliques se mettent en correspondance avec l'histoire telle qu'on la reconstitue à travers l'archéologie. Il n'en était pas de même antérieurement, où les récits concernant Abraham, Moïse et l'Exode, la conquête Canaan par Josué, la splendeur du royaume de Salomon, n'ont aucune correspondance directe avec cette histoire.

Sous Josias, avec l'effondrement de la puissance assyrienne, les ambitions de Juda sur le royaume du nord semblent pouvoir se concrétiser. En centralisant le culte à Jérusalem et en éradiquant les cultes concurrents, Josias organise une nation qui adore un dieu unique dans un temple unique. Il élabore, dans une rédaction de la Bible, une histoire commune au nord et au sud. Mais l'Égypte stoppe net ces ambitions : Josias est tué par Nékao II à Megiddo en -609.

L'archéologie apporte la preuve que plusieurs lieux de culte (Tel Arad par exemple[35]) qui étaient jusque là en fonction sont effectivement désacralisés à l'époque de Josias. On a donc la preuve indirecte qu'il existe effectivement un Temple à Jérusalem sous Josias (comme aucune trace de construction n'a été retrouvée, il n'existe aucune preuve archéologique que Salomon ait effectivement bâti un Temple à Jérusalem).

Avec Josias, c'est un texte sacré écrit qui fait désormais autorité, qui peut être lu en public et qui prend force de loi, remplaçant la tradition et l'autorité familiale[36]. Des inscriptions datées du VIIIe siècle av. J.-C., trouvées sur le site de Kuntillet 'Ajrud dans le nord-est du Sinaï, ainsi qu'une inscription datée de la monarchie tardive, trouvée en Juda dans la Shefelah, voient en Ashera l'épouse de YHWH[37]. Les premières traces archéologiques du culte de YHWH trouvées à Jérusalem sont exposées au musée d'Israël de la ville. Il s'agit de deux amulettes découvertes au sud de la vieille ville, datées vers -600, comportant un texte en hébreu archaïque qui dit notamment : « que YHWH te bénisse et te garde, que YHWH fasse pour toi rayonner son visage[38] ».

La période babylonienne[modifier | modifier le code]

En 587 av. J.-C., Nabuchodonosor prend la ville, pille le temple et déporte le roi Yehoïakîn (Joaquin) et les notables à Babylone. Les Babyloniens établissent Tsidquya (Sédécias) gouverneur de Jérusalem. Celui-ci se révolte, ce qui entraîne un nouveau siège, temporairement levé par l'intervention d'une force égyptienne. Nebouzarradan, général de Nabuchodonosor, revient et prend définitivement la ville. Mais cette fois, le Temple est complètement détruit, les murailles de la ville aussi, l'incendie semble avoir été général. La ville perd environ 90 % de sa population et Juda environ 60 %[39]. Cependant, un gouvernement autonome semble avoir existé à Mitzpah13 km au nord de Jérusalem)[40].

La période perse[modifier | modifier le code]

Les Perses battent les Babyloniens et créent un vaste empire allant de la Perse à l'Anatolie et à l'Égypte. Cyrus le Grand applique une large tolérance religieuse dans toute la région, qui prend un nouvel essor. Après une captivité de 70 ans, les Juifs sont autorisés par Cyrus le Grand à regagner (sous la conduite d'Ezra, selon la Bible) la Judée, devenue sous le nom de Yehoud une simple province de l'empire Perse. Ils retournent à Jérusalem, y ramenant les trésors du temple. Sous le gouverneur Zorobabel, le Temple est reconstruit. Si les villes cotières phéniciennes de la Via Maris connaissent alors un bel essor[41], ce n'est pas totalement le cas de la Judée, qui est en dehors des voies de communications. Des familles exilées à Babylone rentrent à Jérusalem mais en petit nombre. Malgré de nombreuses fouilles dans la région, aucune construction massive de cette époque n'a été retrouvée[42],[43],[note 5].

Enfin, durant le règne d'Artaxerxes Ier (465-424), Néhémie reconstruit les murailles de Jérusalem. Le récit biblique des Chroniques s'arrête à cet épisode.

La période grecque[modifier | modifier le code]

La ville passe sous domination grecque et selon la tradition juive, Alexandre le Grand la visite.

Jérusalem échoit ensuite au général Séleucos, mais le Lagide Ptolémée s'en empare et Jérusalem est sous domination égyptienne jusqu'à la bataille de Panion (-198), remportée par Antiochos III Mégas contre Ptolémée V.

La période hasmonéenne[modifier | modifier le code]

Antiochos IV Épiphane tente d'helléniser complètement la ville et dédie le Temple à Zeus, ce qui provoque la révolte des Maccabées, qui aboutit à l'établissement de la dynastie des Hasmonéens sur la terre d'Israël. L'hasmonéen Simon, après une longue guerre, obtient de Démétrios Nicator la reconnaissance de l'indépendance juive en -141.

La période romaine et byzantine (63 av. J.-C. - 638)[modifier | modifier le code]

La menorah du Temple de Jérusalem telle que représentée sur l'Arc de triomphe de Titus à Rome
Mosaïque du VIe siècle représentant une carte de Jérusalem (où ne figure pas le Mont du Temple)
Monnaie frappée en la cité de Jérusalem

Cependant, à la suite de dissensions intestines, les Hasmonéens demandent l'arbitrage des Romains, et en 63 av. J.-C., les troupes de Pompée pénètrent dans la ville, rapidement placée sous « protectorat » romain. Formellement, le royaume de Judée reste à l'Hasmonéen Hyrcan II, mais son conseiller Antipater l'Iduméen exerce le pouvoir et son fils, Hérode le Grand peut s'emparer de la royauté en 37 av. J.-C.. Il embellit la ville et s'y construit un palais. Surtout, il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade, travaux dont le mur occidental constitue un des vestiges. La forteresse Antonia, accolée au temple, abrite la garnison romaine. C'est là que débute la narration du Nouveau Testament de la Bible chrétienne.

Aux alentours de l'an 33, Jésus de Nazareth ou Jésus-Christ y est condamné à mort et crucifié (Flavius Joseph, Ant. Jud., 5, 1-7) sur une colline voisine de la ville, Golgotha.

Suit la première révolte des Juifs de 66, racontée en détail par Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs. Cette révolte est réprimée et écrasée en 70 après J.-C., entraînant la destruction quasi complète de la ville par Titus. Les Juifs subissent des pertes massives et bien que les Romains ne forcent pas un très grand nombre de Juifs à l'exil (90 000, dont 700 déportés à Rome, selon Flavius Josèphe), on date communément la deuxième diaspora de cet événement.

Article détaillé : Siège de Jérusalem (70).

Selon une anecdote non validée par les historiens, le Colisée construit par Vespasien aurait été financé avec le butin provenant de Jérusalem. L'arc de Titus à Rome représente d'ailleurs la victoire des Romains emportant la Ménorah de Jérusalem.

L'empereur Hadrien rebâtit la ville pour les Romains. La construction d'un temple, dédié au dieu romain Jupiter Capitolin, sur le site du l'ancien temple d'Hérode, provoque une ultime révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokheba. À la suite de l'écrasement de cette révolte, Hadrien renomme la ville Colonia Ælia Capitolina selon son nomen Ælius, et en l'honneur du dieu Jupiter Capitolinus. « Colonia » signifie colonie, et précise le statut de la cité. Il fait construire des temples païens sur les sites qui seront identifiés comme ceux du Saint-Sépulcre et de la NativitéBethléem). Les Juifs sont interdits de séjour dans la ville d'Aelia (ou Iîliyâ dans les sources arabes de la conquête) pendant près de deux siècles.

Au IVe siècle la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, y identifie les lieux saints[44]. En 324, Constantin restitue son nom à la ville Jérusalem, mais le nom de la province, Palæstina, ne sort pas de l'usage.

En 451, le patriarcat de Jérusalem est créé. La ville Ήὰγία πόλις Ίερουσα[λήμ] (Hagiapolis Ierusalem, Cité Sainte) ou Hierusalem, est représentée sur plusieurs mosaïques chrétiennes du Ve au VIIIe siècle, en particulier sur la Carte de Madaba (env. 560-565).

Article détaillé : Rite de l'Église de Jérusalem.

Période perse (614-629)[modifier | modifier le code]

Pendant les guerres entre l'Empire romain d'Orient d'Héraclius et les Perses de Khosro II, l'usurpateur Phocas avait réussi un temps a dominer l'Empire byzantin, en faisant assassiner Maurice et sa famille. Lorsque Héraclius lui prend le pouvoir, le roi perse sassanide Khosro II se sert d'un homme qui prétend être le fils aîné de Maurice, Théodose et tente de l'imposer comme empereur d’Orient. Héraclius tente de proposer la paix, mais est vu comme un usurpateur tout comme son prédécesseur. Les Perses envahissent alors la Palestine dès 611[45], puis prennent Jérusalem en 614.

À cette époque, Jérusalem était une ville majoritairement chrétienne, la seule de la région dans ce cas[46]. Toutefois, en 438, l'impératrice Eudocie avait permis que des Juifs puissent à nouveau vivre a Jérusalem[47].

Les conséquences de cette invasion seront :

  • La destruction de nombreuses églises de Jérusalem[48],[49],[50].
  • Le massacre ou l'exil de milliers de chrétiens[51].
  • Le changement de statut de Jérusalem qui passe de 614 à 617 sous administration juive[52], dont le gouverneur prend - peut-être symboliquement[53] - le nom de Nehemiah Ben Hushiel, Néhémie étant le gouverneur de Jérusalem qui en releva les murailles après le premier exil. Cet intermède ne dura que trois ans car en 617, Nehemiah ben Hushiel ben Ephraim ben Joseph est tué par la foule.
  • En retour, les Juifs sont soumis à des persécutions dans le reste de l'Empire d'Orient[54].

La ville est reprise par les Byzantins en 629 sous Héraclius.

La période arabe et les Croisades (638 - 1516)[modifier | modifier le code]

En 633 ou 634, le moine Sophronios, originaire de Damas, élu patriarche orthodoxe de Jérusalem, s'inquiète des incursions arabes dans la région, à population essentiellement chrétienne[55].

Jérusalem est conquise par les Arabes en 637 après un siège de quelques mois. Les musulmans y érigent le Dôme du Rocher sous Abd Al-Malik (687-691). Al-Walid construit la Mosquée Al-Aqsa (vers 705-715). Harun al-Rashid garantit à Charlemagne la protection des lieux saints, ce qui permet le développement du pèlerinage.

En 1009, le calife Al-Hakim détruit l'Anastasis, l'église du Saint-Sépulcre construite sous Constantin.

Plusieurs chefs musulmans tour à tour attaquent et conquièrent Jérusalem. Les Turcs Seldjoukides contrôlent la ville à partir de 1078 et massacrent toute la population (en l'occurrence fortement musulmane)[56]. Les Seldjoukides refusant pendant les deux décennies suivantes, contrairement à leurs prédécesseurs, le passage des pèlerins chrétiens, la première croisade est lancée pour ces deux raisons en 1095. Les Fatimides reprennent la ville en 1098, alors que la Croisade est déjà en route.

La première croisade aboutit à la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099 et à un nouveau massacre de la population. Les Juifs qui avaient participé à la défense de la ville se réfugient dans la synagogue qui est incendiée[57]. La ville devient la capitale du Royaume latin de Jérusalem. Les Musulmans et les Juifs sont interdits d'établissement à Jérusalem pendant la présence des Croisés[58],[59].

Un siècle plus tard, quand Renaud de Châtillon attaque les routes musulmanes de commerce et de pèlerinage et menace d'attaquer La Mecque avec une flotte sur la mer Rouge, Saladin le capture lors de la bataille de Hattin et le fait exécuter. Il capture également le roi Guy de Lusignan, puis s'empare de Jérusalem le 2 octobre 1187. Il reprend rapidement toutes les cités croisées, Tyr exceptée. Saladin permet aux chrétiens de quitter les villes conquises et de regagner la côte sains et saufs avec une partie de leurs biens, contre rançon pour chaque personne quittant la ville. À Jérusalem, il rend à l'islam l'église du Temple (mosquée Al-Aqsa), mais laisse aux chrétiens le Saint-Sépulcre et rend aux juifs le Mur des Lamentations et leurs synagogues, supprimées par les Croisés. Cette mansuétude, qui contraste avec les massacres de 1071 et 1099, lui vaut l'image du « Chevalier de l'islam ».

Hattin et la chute de Jérusalem provoquent la Troisième croisade, qui reprend Acre, mais pas Jérusalem. Saladin et Richard Cœur de Lion arrivent à un accord pour Jérusalem en 1192, aux termes duquel la cité reste musulmane mais est ouverte aux pèlerins chrétiens.

Jérusalem redevient franque en 1229 après l'accord conclu entre Frédéric II du Saint-Empire et le sultan d'Égypte Al-Kamel. Elle est de nouveau ouverte aux chrétiens jusqu'en 1244, puis repasse sous contrôle exclusif musulman.

En 1267, Nahmanide ou Ramban crée la synagogue qui porte toujours son nom, à l'origine du retour des juifs dans cette cité après les massacres de la première croisade.

En 1342, les Mamelouks autorisent les Frères mineurs à s'y réinstaller. Les pèlerinages peuvent reprendre.

Période ottomane (1516 - 1917)[modifier | modifier le code]

Bâtiment de Mishkenot Sha'ananim, à l'origine du quartier de Yemin Moshe
Église de la Dormition

Le 30 décembre 1516, Sélim Ier fait son entrée à Jérusalem et la ville passe sous domination ottomane. Son fils Soliman Ier, dit le Magnifique, pourvoit la ville d'aqueducs, de portes et de murs, qui existent encore aujourd'hui, et donne à la vieille cité l'aspect qu'elle a gardé pendant quatre siècles. Après sa mort, le déclin de la ville commence ; les pèlerinages latins se raréfient et la communauté grecque orthodoxe, dont les sujets sont ottomans, acquiert une position plus forte dans les Lieux saints. En 1555, Charles Quint obtient de reconstruire la chapelle du Saint-Sépulcre, qui devient ainsi propriété latine.

Deux œuvres du Tasse se réfèrent à Jérusalem : La Jérusalem délivrée (La Gerusalemme liberata, 1580) et La Jérusalem conquise (1593).

En novembre 1855, sous l'impulsion de Moïse Montefiore sont construites les premières maisons hors de l'enceinte de la vieille ville, formant ce qui s'appellera le quartier de Yemin Moshe, toujours dominé par le célèbre moulin Montefiore érigé en 1857. Elles sont destinées aux Juifs qui habitaient dans la Vieille Ville, dans un quartier surpeuplé aux conditions d'hygiène déplorables.

La seconde partie du XIXe siècle voit une lutte d'influence des grandes puissances européennes : les Russes construisent notamment de nombreux bâtiments dans le cadre de la Mission russe de Jérusalem ainsi que l'église Sainte Marie-Madeleine, les Allemands la Dormition. Simultanément, l'immigration juive s'accélère et en 1880, les 17 000 Juifs de la ville y sont majoritaires[60].

Mandat britannique (1917 - 1948)[modifier | modifier le code]

Carte d'identité délivrée par les Autorités britanniques à un Arabe de Jérusalem, 1930.

En décembre 1917, le général Allenby entre à pied dans Jérusalem. La ville reste sous mandat britannique jusqu'en 1948, dans un climat d'instabilité (attentats terroristes, violences). À partir de 1918, des quartiers juifs voient le jour à l'ouest et au sud de la vieille ville, et le nombre des réfugiés juifs d'Europe centrale augmente sensiblement. Cette implantation juive accrue provoque des réactions arabes, qui éclatent à Jérusalem en 1920 et 1928. Le haut-commissaire britannique Herbert Samuel freine l'immigration juive dans une certaine mesure. En 1933, avec la montée du nazisme, les Britanniques commencent à s'orienter vers un partage du pays, Jérusalem devant se trouver sur la ligne frontière, à titre de ville ouverte.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni désire limiter l'entrée en Palestine des nombreux rescapés juifs des camps hitlériens, d'autant que les revendications arabes deviennent de plus en plus vives. L'opposition au gouvernement britannique monte donc rapidement, tant côté juif qu'arabe. Le 22 juillet 1946, l'Irgoun, organisation juive clandestine, fait sauter une aile de l'hôtel King David, siège de l'administration britannique. Des combats à Jérusalem entre Juifs et Arabes commencent dès novembre 1947.

Histoire contemporaine (de 1948 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Dans l'après-midi du 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël. Le 15 mai 1948, les Britanniques quittent la région, laissant Juifs et Arabes se déchirer pour la possession de la ville. Le 27 mai, la Légion arabe contraint les Israéliens à évacuer la Vieille Ville. Le 6 juin, les Israéliens parviennent à relier la ville au reste du pays (route de Birmanie). En juillet, l'aviation arabe bombarde la ville. Le 7 janvier 1949, le Conseil de sécurité des Nations unies impose la fin des combats.

La ville se retrouve dès lors partagée entre une partie occidentale contrôlée par Israël et une partie orientale (qui inclut toute la vieille ville) contrôlée par la Jordanie, séparées par un no man's land. La circulation entre les deux parties est impossible. Seuls le personnel de l'ONU et les touristes étrangers peuvent passer le check-point de la porte de Mandelbaum. La plupart des lieux saints, ainsi que le quartier juif de la vieille ville (vidé de ses habitants), se trouvent alors sous contrôle jordanien. Toutes les synagogues et de nombreuses églises de la vieille ville sont saccagées, ainsi que le cimetière du Mont des Oliviers (dont une partie des pierres tombales sont utilisées pour construire des latrines)[61],[62].

En 1967, à la suite de la guerre des Six Jours, Israël contrôle l'ensemble de Jérusalem. Les juifs retrouvent leurs lieux saints, sans que pour autant Chrétiens ni Musulmans ne voient l'accès à leurs lieux saints contesté ; l'accès à l'Esplanade des Mosquées est cependant régulièrement rendu plus difficile aux musulmans, dans les moments de tension. Israël prend d'ailleurs à sa charge la restauration de nombreux lieux de culte, réduits à un état de délabrement sous l'occupation jordanienne. Israël proclame Jérusalem « capitale éternelle et indivisible de l'État d'Israël » et annexe en 1982, puis en 1993, des territoires supplémentaires dans les limites de l'État d'Israël et de la municipalité de Jérusalem.

Le Conseil de sécurité de l'ONU, dans ses résolutions 476 et 478, déclare que la loi israélienne établissant Jérusalem capitale « éternelle et indivisible » est nulle et non avenue, et constitue une violation du droit international. La résolution invite les États membres à retirer leur mission diplomatique de la ville.

Plus récemment, des colonies israéliennes[63] à l'Est de Jérusalem et le tracé de la « barrière de sécurité » contribuent également à modifier l'équilibre démographique et la structure économique en faveur du caractère juif de Jérusalem.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'autres références[réf. nécessaire] tendent à montrer que la ville était une petite ville administrative et non la capitale d'un grand royaume et que si l'Égypte repliait ses troupes vers le sud, ce n'était probablement pas par hostilité contre l'un ou l'autre mais pour protéger le territoire égyptien.
  2. Amihai Mazar dans le film La Bible dévoilée, épisode n°4.
  3. Aram est la Syrie.
  4. Maison de... est une expression consacrée que l'on trouve dans d'autres inscriptions pour désigner d'autres dynasties. Les archives assyriennes désignent le royaume d'Israël sous le nom de Maison d'Omri (Jules Oppert, Histoire des empires de Chaldée & d'Assyrie d'après les monuments : depuis l'établissement définitif des Sémites en Mésopotamie (2000 ans avant J.-C) jusqu'aux Séleucides (150 ans avant J.-C), Beau jeune,‎ 1865, 144 p. (lire en ligne), p. 106).
  5. O. Lipschits et I. Finkelstein s’accordent sur le fait qu’il n’y a pas eu de révolution de Jérusalem à cette période, ni démographique, ni architecturale (pas de retour massif d’exilés, pas de grand temple (peut être juste un simple autel) etc...). En revanche ils divergent sur la possibilité de remparts. Pour I. Finkelstein, la faible taille de la population, au plus 100 familles, et l’absence de trace archéologique sûre d'un rempart conduisent à conclure qu'il n'y avait pas de rempart. O. Lipschits estime, quant à lui, que cette l’absence de trace archéologique est due à la reprise des pierres lors des travaux du temps d’Hérode, mais que « le rétablissement de Jérusalem dans son statut de capitale régionale nécessitait la restauration de ses remparts ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b André Lemaire, « Jérusalem, une ville mythique si chargée d'histoire », sur http://www.clio.fr/,‎ mars 1999 (consulté le 29 juin 2009)
  2. a, b et c (en) Yisrael Shalem, « History of Jerusalem from its Beginning to David », sur http://www1.biu.ac.il, Université Bar Ilan, Ingeborg Rennert Center for Jerusalem Studies,‎ 6 mars 1997 (consulté le 29 juin 2009)
  3. (he) Benjamin Mazar, Villes et districts d'Eretz Israël, Jérusalem,‎ 1975 (résumé)
  4. Nico, Francois Daumas, « Le Moyen Empire », sur http://www.egyptos.net/,‎ 22 septembre 2005 (consulté le 29 juin 2009)
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  6. (en) Carl S. Ehrlich, « Journal of Hebrew Scriptures - Volume 6 (2006) - Review » (consulté le 1er juillet 2009)
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  8. (en) Kibboutz Reshafim, « A Letter from Abdu-Heba of Jerusalem » (consulté le 1er juillet 2009)
  9. (en) Thomas Evan Levy et Israël Finkelstein, The Archaeology of Society in the Holy Land : 21 - The Great Transformation : The « Conquest » of The Highlands Frontiers and the Rise of the Territorial States, Continuum International Publishing Group,‎ 1998, 2e éd., 624 p. (ISBN 0826469965, lire en ligne), p. 349
  10. Erreur de paramétrage du modèle {{Citation épisode}} : les paramètres titre et série sont obligatoires.
  11. Ilan Sharon, Ayelet Gilboa, Elisabetta Boraretto, and A.J. Timothy Jull, The Early Iron Age Dating Project : Introduction, methodology, progress report and an update on the Tel Dor radiometric dates, in The Bible and radiocarbon dating (2005) pp.65-92.
  12. William G. Dever, Some Methodological reflections on Chronology and History Writing, in The Bible and Radiocarbon Dating'. Archaelogy, Text and Science, Equinox Publishing Ltd, p.415, 2005.
  13. idem, p.420
  14. Amihai Mazar, The debate over the chronology of the iron age, in The Bible and Radiocarbon Dating'. Archaelogy, Text and Science, Equinox Publishing Ltd, p.26, 2005.
  15. Ussishkin, D. (2003) Solomon's Jerusalem : The Text and the Facts on the Ground. In Jerusalem in the Bible and Archaeology, the First Temple Period, edited by A.G. Vaughn and A.E. Killebrew (Atlanta : Society of Biblical Literature), pp.103-116.
  16. Ronny Reich, Université de Haïfa, film « La Bible dévoilée » chap. 6 de l’épisode 2, et Israël Finkelstein et Neil Silberman, « Les rois sacrés de la Bible. À la recherche de David et Salomon », Éditions Bayard, 2006. p. 95.
  17. Israël Finkelstein, Un archéologue au pays de la Bible, 217 pages, éditions Bayard (21 février 2008), pp.82-88. ISBN 2-227-47521-8
  18. Cahill, J.M. (2003) Jerusalem at the Time of the United Monarchy : The Archaeological Evidence. In Jerusalem in the Bible ans Archaeology : The First Tempel Period, edited by A.G. Vaughn and A.E. Killebrew (Atlanta : Society of Biblical Litterature): pp.13-80.
  19. Reich, R. and Shukron, E. (2000), The Excavations at the Gihon Spring and Warren's Shaft System in the City of David. In Ancient Jerusalem Revealed, edited by H. Geva (Jerusalem : Israël Exploration Society) : pp.327-339. Reich, R. and Sukron, E. (2000) The System of Rock-cut Tunnels near Gihon in Jerusalem Reconsidered, Review Biblique, vol.107, pp.5-17.
  20. Ronny Reich, film « La Bible dévoilée » chap. 6 de l’épisode 2. Taille importante au même titre que d'autres Cité-états, nullement capitale d'un grand royaume centralisé comme le sera Samarie pour le royaume d'Omri.
  21. Zimhoni, O (1997), Studies of the iron age potterie of Israël. Typological, Archaeological and Chronological Aspects (Tel Aviv : Institute of Archaeology).
  22. Eitan-Katz, H. (1994) Specialized Economy of Judah in the 8th-7th Centuries BCE (MA thesis, Tel Aviv University).
  23. Kletter, R. (1991) The Inscribed Weights of the Kingdom of Judah, Tel Aviv vol. 18, pp.121-163.
  24. Jamieson-Drake, D.W. (1991) Scribes and Schools in Monarchic Judah (JSOTSup 109, Sheffield, Almond Press).
  25. Sass, B. (1993) The Pre-Exilic Hebrew Seals : Iconism vs. Aniconism. In Studies in the iconography of Northwest Semitic Inscribed Seals, edited by B. Sass and C. Uehlinger (Fribourg University Press): pp.194-256.
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  30. Israël Finkelstein, Un archéologue au pays de la Bible, éditions Bayard (2008) p.78.
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  32. Norma Franklin, Correlation and Chronology : Samaria and Megiddo Redux, in The Bible and Radiocarbon Dating (2005) pp.310-322.
  33. Ronny Reich dans le film La Bible dévoilée, épisode 3.
  34. William M. Schneidewind dans le film La Bible dévoilée, épisode 4.
  35. Israël Finkelstein dans le film La Bible dévoilée, épisode 4.
  36. Thomas Römer dans le film La Bible dévoilée, épisode 4.
  37. Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée, éditions Bayard, 2004, pp.276-277.
  38. Film La Bible dévoilée, épisode 4.
  39. Estimation Oded Lipschits, cité par Estelle Villeneuve, in Le Monde de la Bible n°187, janvier-février 2009, p.32.
  40. Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, citant les fouilles menées par Oded Lipschits, in La Bible dévoilée, éditions Bayard, 2004, pp.346-347.
  41. Estelle Villeneuve, chercheur-associé à l'UMR CNRS « Archéologie et science de l’antiquité », in Le Monde de la Bible, n°187, janvier-février 2009, p.32.
  42. Judah and Judeans in the Persian Period, Collectif édité par O. Lipschits et M. Oeming, Einsensbrauns, Winona Lake, 2006. Oded Lifschits est professeur à l’université de Tel Aviv, spécialiste de la Judée au temps des Perses et des Babyloniens.
  43. The Territorial Extent and Demography of Yehud/Judea in the Persian and Early Hellenistic Periods, I. Finkelstein, in Revue Biblique 2009.
  44. Voir Maurice Halbwachs, La topographie légendaire des Évangiles en Terre Sainte, PUF, 1941 et L'invention de la Sainte Croix, selon la Légende dorée.
  45. La domination byzantine
  46. Christian Jerusalem 324-638, Teddy Kollek and Moshe Pearlman, Jerusalem: Sacred City of Mankind, Steimatzky Ltd., Jerusalem, 1991. By the end of the fourth century, with Jews still barred except for one day a year, Jerusalem became an exclusively Christian city, the only one in the country...The process continued in the fifth century. Contemporary records report the visits and settlement of distinguished Christian families, notably pious—and wealthy—women form Rome and Byzantium who spent their money on buildings and their time in civic service.
  47. Chronologie de Jérusalem L’impératrice Eudocie (422-462) autorise les Juifs à vivre à Jérusalem
  48. L’architecture Croisée religieuse Saint-Étienne, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Sépulcre, Tombeau de la Vierge, Getsemani etc...
  49. Vieille ville de Jérusalem et ses rempartsLa glorification chrétienne de Jérusalem se poursuivit jusqu'en 614, année durant laquelle les Perses envahirent la ville, massacrèrent ses habitants et détruisirent beaucoup de ses églises et de ses monastères.
  50. Multiple Jérusalem: Jérusalem terrestre, Jérusalem céleste, Abdelwahab Meddeb, Maya Khelladi, Caroline Arnould
  51. Saint Modeste Archevêque de Jérusalem (+ 634) Il connut la destruction de la Ville Sainte par les Perses en 614. Soumise au pillage systématique pendant trois jours, la ville fut très grandement brûlée. Le patriarche Zacharie et des milliers de chrétiens furent envoyés en exil vers la Perse. La relique de la Vraie Croix fut également emportée. Saint Modeste put rester sur place. Il s'employa à ensevelir des milliers de morts, à restaurer les Lieux Saints, et, grâce à l'aide généreuse du Patriarche d'Alexandrie, il put aider tout un peuple sans ressources.
  52. Sous domination byzantine (313-636) L'invasion perse de 614 fut soutenue par les juifs inspirés par l'espérance messianique de délivrance. En reconnaissance pour leur aide, ils obtinrent l'administration de Jérusalem, intermède qui ne dura qu'environ trois ans.
  53. adaptation d'un cours d'André Néher, « La défaite byzantine face à la Perse ». L'invasion perse contre Byzance fut accueillie par les Juifs persécutés comme une libération et ils se joignent aux libérateurs perses dans les combats. Les Juifs peuvent à nouveau habiter Jérusalem. Ils obtiennent même une certaine indépendance, sous la conduite, d'un chef qui prend le nom symbolique de Néhémie (614-617). Mais c'est de courte durée. A leur tour, les Perses chassent les Juifs de Jérusalem et commencent à les persécuter.
  54. Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, « Les Juifs dans le monde antique et médiéval », « Babylonie ».
  55. Alfred-Louis de Prémare, Les fondations de l'Islam, Paris, Seuil, 2002, p. 153.
  56. Pierre Langevin, Le Moyen Âge pour les nuls, Paris, éditions First, 2007, p. 111.
  57. Heinrich Graetz, « Histoire des Juifs - La première croisade — Juda Hallévi — (1096-1148) »
  58. Élie Barnavi (dir.), Histoire universelle des Juifs, Paris, Hachette, 1992, p. 108 (ISBN 2-01-016334-6)
  59. Marie Lebert, « Histoire de Jérusalem au Moyen Âge - la période croisée », sur Université de Toronto (consulté le 20 juillet 2010)
  60. Sebag Montefiore 2011, p. 432-454
  61. (en) Protecting Jerusalem's Holy Sites: A Strategy for Negotiating a Sacred Peace by David E. Guinn (Cambridge University Press, 2006) p.35 ISBN 0-521-86662-6
  62. Jerusalem (DC Washington Institute for Near East Policy) by Teddy Kollek, 1990, p15
  63. Benny Morris, Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, 2003, p.706 utilise le terme « colonies israéliennes » pour traiter du concept.

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]