Histoire d'un homme véritable

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Histoire d'un homme véritable (en russe : повесть о настоящем человеке, povest’ o nastoïachtchem tcheloveke) opus 117 est un opéra en quatre actes de Serge Prokofiev sur un livret du compositeur et de Mira Mendelssohn son épouse d'après le livre de Boris Polevoï sur le pilote russe Alekseï Petrovitch Maressiev, as de la Seconde Guerre mondiale. Il est créé le 3 décembre 1948 mais retiré de l'affiche sur ordre d'Andreï Jdanov, l'ouvrage par sa déclamation chantée étant qualifié par les autorités soviétiques d'« anti-populaire ». L'opéra est remanié en trois actes et créé le 7 octobre 1960 à Moscou.

Distribution[modifier | modifier le code]

Rôle Voix Première, version en 4 actes (sans public)
3 décembre 1948[1]
(Chef d'orchestre : Boris Khaikin)
Leningrad, Kirov
Première, version remaniée en 3 actes
7 octobre 1960
(Chef d'orchestre : Mark Ermler)

Moscou, Bolchoï

Alexeï Maressiev, pilote baryton Evgeni Kibkalo
Andreï Djegtyarenko, pilote basse Gueorgui Pankov
Klaudia Mikhailovna, infirmière contralto Kira Leonova
Konstantin Koukouchkine, pilote ténor Alexeï Maslennikov
Grand-père Mikhailo ténor Gueorgui Choulpine
Olga, fiancée d'Alexeï soprano Glafira Deomidova
Commissaire Semion Vorobiev baryton / basse Artur Eizen
Zinotchka soprano Maria Zvenzdina
Varya mezzo-soprano Margarita Miglau
Sergent Vassilievitch basse Mark Rechetine
Grand-mère Vassilissa contralto Vera Smirnova


Analyse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Premier Acte[modifier | modifier le code]

En 1942. L'aviateur Alexeï Meressiev est abattu derrière les lignes ennemis. Sévèrement blessé aux jambes, il survit à travers une forêt enneigée jusqu'à être retrouvé par un groupe d'enfants d'un village voisin. Il est soigné par les paysans qui préviennent son unité. Son ami Andreï Djegtiarenko le transporte à l'hôpital.

Deuxième Acte[modifier | modifier le code]

La gangrène a obligé les médecins d'amputer les deux jambes d'Alexeï qui, en proie à de mauvais rêves, croit sa vie terminée. Il est aidé par son voisin d'hôpital, vieux commissaire bolchévique, grièvement blessé. Le commissaire lui explique l'histoire d'un aviateur russe qui, après avoir perdu une jambe a réappris à voler. Grâce au soutien du commissaire, d'un camarade Koukouchkine, et de l'infirmière Klavdia, Alexeï reprend courage. Juste après cela, le commissaire meurt de ses blessures, qui célébré par la suite comme « un homme véritable ».

Troisième Acte[modifier | modifier le code]

Alexeï écrit une lettre à sa fiancée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Amadeus Almanac, consulté le 4 janvier 2009