Hirudo medicinalis

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Hirudo medicinalis (aussi appelée sangsue médicinale ou sangsue officinale) est une sangsue qui est utilisée en médecine pour sa capacité à extraire le sang, mais également pour l'hirudine qu'elle sécrète et qui est un anticoagulant puissant.

Description[modifier | modifier le code]

Elle peut mesurer jusqu'à douze centimètres et est de couleur marron avec des raies jaunes.

Il semble qu'elle soit souvent confondue avec Hirudo verbana, qui serait en fait élevée à sa place[1].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Elles se nourrissent du sang des mammifères, des reptiles ou encore des amphibiens.

Habitat[modifier | modifier le code]

Son habitat naturel est la mare d'eau douce et on la trouve dans nombre de pays européens, allant de la France à l'Ukraine et de la Norvège à l'Espagne.

Elle est considérée comme quasi menacée selon la liste rouge de l'UICN en raison de la disparition de son habitat et son importante utilisation en médecine.

Utilisation médicinale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hirudothérapie.

Depuis l'Antiquité et dans plusieurs civilisations (Arabie, Chine, Inde, Égypte et Occident) les sangsues sont utilisées en médecine. Une peinture murale datant de la XVIIIe dynastie égyptienne montre une personne appliquant des sangsues sur le front d'un malade[2].

Elles étaient utilisées pour les saignées, à une époque où l'on croyait qu'un excès de sang était la cause de certaines maladies. Depuis l'abandon de cette pratique, les sangsues peuvent encore être utilisées à la suite d'une greffe microchirurgicale dans laquelle le sang peut s'accumuler, en raison de veines défectueuses, ce qui entraîne un détachement de la greffe à cause de la pression exercée par le sang en trop[3].

Une étude médicale de 2003 a montré que l'hirudothérapie pouvait être plus efficace dans des cas d'arthrose du genou qu'un traitement au diclofénac. Les contre-indications de cette thérapie sont des troubles de la coagulation (comme l'hémophilie ou la prise d'anticoagulants), l'anémie ou encore le diabète de type 1. L'utilisation plus large de l'hirudothérapie pour d'autres types d'arthroses reste encore à être étudiée[4].

Source[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  • Dr.Dominique Kaehler Schweizer, "la thérapie par les sangsues" 2008, éditions Jouvence

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. revue La Recherche, n°409, juin 2007, page 98
  2. (fr) Sylvain Malassis, « Les sangsues », Ordre national des pharmaciens français (consulté en 29 décembre 2007), p. 3
  3. (fr) L. Bugnazet, J.M. Pons, J. Karchen, « Les sangsues en pratique hospitalière », Lyon Pharmaceutique,‎ 2001 (consulté en 29 décembre 2007), p. 3
  4. (en) Andreas Michalsen, Stefanie Klotz, Rainer Ludtke, Susanne Moebus, Gunther Spahn et Gustav J. Dobos, « Effectiveness of Leech Therapy in Osteoarthritis of the Knee - A Randomized, Controlled Trial », Annals of Internal Medicine,‎ 4 novembre 2003 (consulté en 25 septembre 2007)