Hiram Maxim

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Hiram Stevens Maxim (1912)

Sir Hiram Stevens Maxim (5 février 1840 - 24 novembre 1916) est un inventeur britannique d'origine américaine. Il a notamment inventé la mitrailleuse Maxim et le piège à souris.

Il est le frère de Hudson Maxim (en), un autre inventeur militaire, spécialisé dans les explosifs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maxim est né à Sangerville (en), dans l'État du Maine. Il descend d'une ancienne famille huguenote qui avait alors fui la France au cours des guerres de religion. À l'âge de 14 ans, il devient apprenti constructeur d'autocar. Dix ans plus tard, il commence à travailler pour la compagnie de son oncle Levi Stephens à Fitchburg (Massachusetts). Il travaille par la suite à la fabrication d'outils et comme dessinateur industriel.

En 1867, il épouse Jane Budden, sa première femme. Ils ont trois enfants : Hiram Percy Maxim (en), Florence Maxim et Adelaide Maxim[1].

Suivant les traces de son père et de son oncle, il devient ingénieur mécanique et concepteur d'armes. Intéressé également par la radio amateur, il fonde la American Radio Relay League (en). Il invente le Maxim silencer afin de diminuer le bruit en industrie[note 1],[2]. La compagnie Maxim silencers inc. existe toujours en 2009[3].

En 1881, il épouse sa deuxième femme Sarah Hayes[note 2].

En 1899, l'Allemagne entreprend de nombreux essais de mitrailleuses. Les Maxim s'avéreront plus performantes que leurs concurrentes, Hotchkiss et Skoda. L'armée allemande adoptera logiquement la Maxim sous le nom de MG 08, MG signifiant en allemand Maschinengewehr (ce qui signifie mitrailleuse en français).

Émigration[modifier | modifier le code]

La même année, il émigre en Angleterre. Il deviendra citoyen britannique en 1899 et sera anobli par la reine Victoria en 1901[4].

Mitrailleuse Maxim[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mitrailleuse Maxim.
Mitrailleuse Maxim (modèle 1895 .303) montée sur un support tripode.
Mitrailleuse Maxim montée sur un chariot Dunonald.

« En 1882, j'étais à Vienne où j'ai rencontré un Américain que j'avais connu aux États-Unis. Il m'a dit « Laisse tomber la chimie et l'électricité ! Si tu veux faire beaucoup d'argent, invente quelque chose qui permettra à ces Européens de se mettre en pièces les uns les autres plus facilement. »

— Hiram Maxim[5]

Enfant, Maxim fut frappé par le recul d'un fusil. Cela lui donna l'idée de réutiliser cette force afin d'automatiser les fusils existants.

Il travaille sur diverses méthodes entre 1883 et 1885, mais c'est après avoir déménagé en Angleterre et s'être installé dans une grande maison à West Norwood qu'il affine la conception d'une arme automatique, développant un mécanisme qui utilise le recul pour fermer la culasse et compresser un ressort afin de préparer automatiquement l'arme pour son prochain tir. Il passe des annonces dans la presse locale afin d'avertir ses voisins qu'il procède à des expériences avec des fusils dans son jardin et pour leur conseiller de garder leurs fenêtres ouvertes pour éviter qu'elles ne cassent[6]

Maxim trouve un fabricant d'armes pour construire sa mitrailleuse à Crayford, dans le comté de Kent. Le fabricant, incorporé sous le nom Vickers, Son & Maxim en 1896, produira une version améliorée de l'arme, la mitrailleuse lourde Vickers, qui sera la mitrailleuse britannique standard pendant de nombreuses années. Sa mitrailleuse la plus célèbre fut baptisée Maxim MG 08.

Plus tard, Maxim deviendra sourd suite à de nombreuses années d'exposition au bruit de ses fusils[7].

Il est considéré comme le père de la mitrailleuse moderne.

Il y a certains historiens qui prétendent que ce serait Maxim qui aurait véritablement inventé l'ampoule électrique. Son invention n'a pu être brevetée avant celle d'Edison à cause de sombres raisons commerciales et l'Histoire n'a retenu que le nom de la personne ayant le brevet, soit Edison qui a déposé son brevet quelque temps après.

Inventions majeures[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son père est devenu sourd suite à cette problématique.
  2. Il n'est pas clair s'il avait officiellement divorcé ou non de sa première femme à ce moment.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Hiram Percy Maxim, Wireless Amateur No. 1, Defended Rights of Youth », New York Times,‎ 23 février 1936 :

    « Radio amateurs, numbering more than 45,000 in the United States, are mourning the loss of a friend and faithful ally in the passing of Hiram Percy Maxim of Hartford (Connecticut). As an ardent wireless amateur Mr. Maxim is remembered by veteran experimenters of pre-war days by the musical tone of his quench spark gap which spelled out the call letters of his pioneer station. »

  2. (en) « Noise's Bogeyman », Time (magazine),‎ 4 janvier 1932 (lire en ligne) :

    « While mental hygienists, efficiency experts and city officials have been bewailing the maddening effects of city noise, Hiram Percy Maxim has been manufacturing noise mufflers at Hartford, Conn. Last week he announced that his Maxim Silencer Co., of which he is president and his only son Hiram Hamilton is chief engineer and whose factory is in Asylum Street, Hartford, will—besides continuing to make silencers for guns, motor exhausts, safety valves, air releases, in fact every kind of pipe which emits a gas—offer a consulting service in noise abatement. »

  3. « Maxim silencers inc. », sur www.maximsilencers.com,‎ 2009 (consulté le 29 août 2009)
  4. London Gazette : n° 27285, p. 1145, 15-02-1901
  5. (en) Malcolm Brown, « 100 years of 'Maxim's Killing Machine' », New York Times,‎ 26 novembre 1985. (lire en ligne) :

    « "In 1882 I was in Vienna, where I met an American whom I had known in the States. He said: 'Hang your chemistry and electricity! If you want to make a pile of money, invent something that will enable these Europeans to cut each others' throats with greater facility'" »

  6. (en) Ben Weinreb & Christopher Hibbert, The London Encyclopedia, ISBN 0-333-57688-8 Serbia House.
  7. Hiram Maxim. « Action », The Times, 16 janvier 1915.

Liens externes[modifier | modifier le code]