Hippomène

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Hippomène et Atalante (v. 1615-1625), tableau de Guido Reni à la Galerie nationale de Capodimonte

Dans la mythologie grecque, Hippomène (en grec ancien Ἱππομένης / Hippoménês), est, selon certaines variantes du mythe d'Atalante, le mari de celle-ci.

Mythe[modifier | modifier le code]

Fils de Mégarée, roi d’Oncheste en Béotie[1], le jeune homme défie à la course Atalante : il pourra l’épouser s’il remporte l’épreuve, mais devra mourir s'il perd[2]. D'autres récits nomment Mélanion, prétendant d'Atalante et comme elle élève de Chiron d’après la Cynégétique de Xénophon[3] ; Hippomène est nommé comme tel par Théocrite, Hygin et les deux mythographes du Vatican. La jeune fille est la plus rapide, mais Hippomène dispose de trois pommes que lui a données Aphrodite, et qu’il jette derrière lui dès qu’Atalante le dépasse. Celle-ci s'arrête pour ramasser chacune des pommes, permettant à Hippomène de gagner du temps et de remporter la course.

Malheureusement, Hippomène oublie de remercier Aphrodite pour le présent des pommes. Pour se venger, la déesse le frappe d'un désir érotique subit qui le pousse à s'unir à Atalante dans le temple de Cybèle. À son tour, celle-ci transforme les deux sacrilèges en lions, qu’elle attelle ensuite à son char[4]. En effet, selon la croyance grecque, les lions ne s'accouplent pas entre eux pour se reproduire[5], mais avec d'autres espèces[6]. D'autres versions font de Zeus l’auteur de la métamorphose[7].

Le pseudo-Apollodore mentionne un Hippomène père d’un second Mégarée, qui meurt de la main de Minos alors qu’il vient au secours de Nisos, roi de Mégare[8].

Représentations artistiques[modifier | modifier le code]

Hippomène (avant 1714), statue de Guillaume Coustou père, musée du Louvre

Atalante et Hippomène (tous deux nommés) figurent sur un cratère à volutes à figures rouges du Peintre de Pélée[9] (v. 440-430 av. J.-C.) : les deux héros se préparent à la course sous les yeux d'un boxeur.

Par la suite, la course est un thème mythologique fréquemment utilisé par les artistes. On peut citer notamment :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gantz, index, p.  CV.
  2. Le premier récit du mythe se trouve dans Catalogue des femmes [détail des éditions]
  3. Chapitre premier
  4. Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne] (X, 681-704).
  5. Première mention chez Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] (CLXXXV, 6).
  6. Les mythographes citent le léopard et prétendent se référer à Pline l'Ancien sur ce point, mais on ne trouve rien de tel dans l’œuvre de ce dernier telle qu’elle a été transmise.
  7. Hygin (CLXXXV, 6).
  8. Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne] (III, 5, 8).
  9. Ferrare 2893. Cité par Gantz, p. 338.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Timothy Gantz, Early Greek Myth, Johns Hopkins University Press,‎ 1993 [détail de l’édition], p. 335-339.