Hippolyte Moulin

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Hippolyte Moulin

Nom de naissance Hippolyte Alexandre Julien Moulin
Naissance
Paris
Décès Juin 1884
Charenton-le-Pont (Val-de-Marne)
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Sculpteur
Formation École nationale supérieure des beaux-arts
Une Trouvaille à Pompéi (1863), musée d'Orsay, Paris.

Hippolyte Alexandre Julien Moulin, dit Hippolyte Moulin, né à Paris[1] le et mort à Charenton-le-Pont en juin 1884, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hippolyte Moulin est le fils de Félix Julien Moulin, marchand de nouveautés, né au Havre le et de Clarisse Angélique Ferrand, née en 1797. Il est admis a l'École nationale supérieure des beaux-arts le et dit être l'élève de Ottin et Barye[2]. Il épouse à Paris, le , Alice Rachel Sasportas, née en 1850, de 18 ans sa cadette, fille de Paul Phines Saul Sasportas et d'Émilie Esther Azevedo. Ils auront trois enfants : Hélène Clarisse Émilie Moulin, née a Paris le qui épousera Léon Hermann Fernand Schuck né à Marseille le . Henriette Annie Suzanne Moulin, née à Paris le 10 juillet 1872, décédée en janvier 1875, un fils, Jacques Ismael Moulin, né à Collo/Constantine/Algérie le 17 fevrier 1876, qui épousera à Marseille le 26 octobre 1905 Marie Eugénie Cailhol. Il décède le 27 décembre 1883 à l'Hopital de Charenton (actuelt St Maurice), déclaration faite début janvier 1884.

Très engagé avec son ami le peintre Hippolyte Dubois dans la Fédération des artistes et partisans de La Commune, il participe à la Semaine sanglante[3] où son ami fait un portrait de lui[4].

Il doit abandonner les cours et poursuivre seul sa formation. Parlant un peu Anglais et Allemand, il donne des cours pour se faire un peu d'argent[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

  • Buste en bronze de Barye au cimetière du Père Lachaise (volé en 2006) (division 49)
  • Buste sur le cénotaphe de Leconte de Lisle au cimetière du Montparnasse (division 17)

Salons[modifier | modifier le code]

Il expose au Salon de 1857 a 1878, et obtient des médailles en 1864, 1867 et 1869.

Expositions[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • Dans Le Moniteur Universel du 29 mai 1875 : « Devant : Le Secret d'en Haut le groupe que monsieur Hippolyte Moulin, nous donne le plaisir de revoir cette année, taillé dans un merveilleux bloc de Carrare et d'une conception et d'une forme parfaites, est une des œuvres les plus saillantes du Salon de 1875, et c'est par oubli que nous ne l'avons pas classé parmi nos candidats à la médaille d'honneur. Le Mercure adorable de beauté et de jeunesse, qui se penche pour raconter tout bas la chronique scandaleuse d'Olympe à l'oreille d'un Terme qui jaillit, railleur de sa gaine, unit la grâce antique à l'esprit français, c'est une ode d'Horace traduite par Alfred de Musset. »[8]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au 16, rue de la Chauverie.
  2. Stanilas Lami, Dictionnaire des sculpteurs français, t.III, 1919.
  3. C.J. Sanchez Organizung Independence..., 1997, pp.83-84.
  4. Daté, signé et localisé : « À mon ami Moulin le 21-23 mai 1871 », collection privée. Reproduction dans le dossier « Hippolyte Dubois » de la documentation du musée d'Orsay.
  5. Stanilas Lami, Dictionnaire des Sculpteurs français, t.III, 1919
  6. Le XVIII siècle avait vu les découvertes de Pompéi et d'Herculanum et en 1834 le roman Les Derniers Jours de Pompéi d'Edward George Bulwer-Lytton était devenu un succès.
  7. Jean-Claude Daufresne, Théâtre de l'Odéon, architecture, décors, musée, éditions Mardaga, Paris, 2004, p.190/297 p.
  8. Salon de 1875, Le Moniteur Universel du 29 mai 1875, 10e article, p.689 dans : François Coppée, Yan Mortelette, Chroniques Artistiques et Littéraires, Presses Paris Sorbonne, 2003, p.63/362.p. (ISBN 2-84050-244-5)

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