Hip-hop

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Le hip-hop[1],[2], musique rap[2],[3],[4] ou musique hip-hop[2],[5] est un genre musical caractérisé par un rythme accompagné de rap et de chants[2]. Le genre se développe en tant que mouvement culturel et artistique apparu aux États-Unis à New York, dans le South Bronx au début des années 1970. Originaire des ghettos noirs et latinos de New York, il se répandra rapidement dans l'ensemble du pays puis au monde entier au point de devenir une culture urbaine importante. La culture hip hop connaît plusieurs disciplines : le rap (ou MCing), le DJing, le break dancing (ou b-boying), le graffiti, le beatboxing. Ces disciplines, apparues avant le hip hop, seront intégrées dès la naissance du mouvement. C'est néanmoins par son expression musicale qu'il est le plus connu et, de ce fait, souvent réduit à celle-ci.

Cette expression musicale est elle-même souvent appelée rap, ce qui constitue un raccourci dans la mesure où ce terme ne s'applique qu'à la parole, scandée et saccadée propre au MCing. La musique hip-hop peut en effet revêtir plusieurs formes, voire se limiter aux seuls beats du DJ (disc jockey), auquel cas le terme rap ne convient pas.

Terminologie[modifier | modifier le code]

La création du terme hip hop est souvent attribuée à Keith Cowboy, rappeur de Grandmaster Flash and the Furious Five[6]. Cependant, Lovebug Starski, Keith Cowboy, et DJ Hollywood utilisaient le terme lorsque la musique était connue sous le nom de disco rap[7]. La fondateur de l'Universal Zulu Nation Afrika Bambaataa est considéré comme celui qui a attribué le terme à la sous-culture à laquelle la musique appartient ; bien qu'il s'agissait d'un terme dérogatoire définissant le type de musique[8]. La première utilisation du terme dans la presse écrite se situe dans un article du Village Voice[9] de Steven Hager, par la suite auteur d'un ouvrage sur le hip-hop de 1984[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Origines du hip-hop.
1520 Sedgwick Avenue, le Bronx, une adresse de Kool Herc considérée comme lieu de naissance du hip-hop en 1973[11].

La musique et la culture hip-hop sont formées pendant les années 1970 lorsque les block parties se popularisent à New York, en particulier chez la jeunesse afro-américaine du Bronx[12]. Les block parties incorporent des DJs, qui jouaient des genres de musique populaire, en particulier funk et soul. Avec un accueil positif, les DJs commencent à isoler les breaks percussifs des chansons populaires. Cette technique se répand dans la musique dub jamaïcaine[13] et est largement popularisée à New York par les immigrés originaires de Jamaïque et des Caraïbes, comme DJ Kool Herc, appelé le « père fondateur du hip-hop[14],[15]. »

Des techniques de turntablism – comme le scratching (attribué à Grand Wizzard Theodore[16]), le beat mixing et/ou matching, et le beat juggling – se développent[13],[17]. La musique hip-hop à ses débuts devient une « voix » ou « issue de secours » pour la jeunesse des quartiers défavorisés[18] quotidiennement minée par les discriminations sociales, économiques et politiques[19].

Introduction du rap[modifier | modifier le code]

Le rap, MCing ou emceeing, est un style vocal dans lequel le chanteur parle, généralement sur un morceau instrumental ou synthétisé. Le morceau, en signature 4/4, peut être créé par échantillonnage, notamment[20]. Ils incorporent également synthétiseurs et boîte à rythmes. Les rappeurs peuvent écrire, mémoriser, ou improviser leurs paroles et les chanter a cappella ou pendant un morceau.

La musique hip-hop intronise le rap à la culture hip-hop, mais le rap est absent des chansons de hip-hop comme dans Hip Hop, Be Bop (Don’t Stop) des Man Parrish ; Chinese Arithmetic de Eric B. & Rakim ; Al-Naafiysh (The Soul) et We're Rocking the Planet de Hashim ; et Destination Earth de Newcleus. Cependant, la majeure partie du genre est accompagné de rap, en partie de rap féminin. La MC Sha Rock, originaire du Bronx et membre des Funky Four Plus One est considérée comme la première rappeuse au hip-hop[21]. The Sequence, un trio de hip-hop trio signé au label Sugar Hill Records au début des années 1980, est le premier groupe féminin à faire paraître un album de rap, Funk You Up.

Les racines du rap remontent à la musique afro-américaine et plus loin à la musique africaine, en particulier celle des griots de l'Afrique de l'ouest[22]. Les traditions afro-américaines signifyin', les insultes rituelles, et la poésie influence la musique hip-hop. À New York, les musiques spoken-word de groupes et musiciens comme The Last Poets, Gil Scott-Heron[23] et Jalal Mansur Nuriddin influence l'environnement social dans lequel le hip-hop a été créé. DJ Kool Herc et Coke La Rock influencent le style vocal du rap avec des versets poétiques accompagnés de breaks de musique funk[13],[24].

Plus tard, les MCs varient de rythme et de style vocal, avec quelques brèves rimes, souvent à caractères sexuels ou scatologiques, afin de se différencier des autres et de divertir le public. Ces premiers groupes de rap incorporent des insultes rituelles. Kool Herc & the Herculoids sont le premier groupe à se populariser à New York[24], mais le nombre de MC s'accroit avec le temps. Il y avait souvent collaborations entre gangs, comme l'Universal Zulu Nation d'Afrika Bambaataa—actuellement une organisation internationale. Melle Mel, un rappeur des Furious Five est considéré comme le premier parolier de rap à s'auto-proclamer « MC »[25].

Influence du disco[modifier | modifier le code]

La musique hip-hop est influencée par le disco et contre-coup qui lui est associé. Selon Kurtis Blow, les premiers jours du hip-hop se caractérisent par la divisions entre fans et détracteurs du disco. Le hip-hop émerge comme « réponse directe à la disco européanisée[26],[27] » et les premières chansons hip-hop se basent principalement sur des boucles musicales hard funk. Cependant, en 1979, la boucle ou chanson disco instrumentale devient beaucoup plus la base de la musique hip-hop. Ce genre obtient le nom de « disco rap ». DJ Pete Jones, Eddie Cheeba, DJ Hollywood, et Love Bug Starski sont des DJs hip-hop influencés par le disco. Leur style diffère des autres musiciens hip-hop qui se focalisent sur des rimes rapid-fire et des schèmes rythmiques plus complexes. Afrika Bambaataa, Paul Winley, Grandmaster Flash, et Bobby Robinson feront plus partie de cette catégorie.

Régions[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Également présent sur la scène allemande, le hip-hop est le genre adopté par plusieurs groupes comme Cora E. Schlüsselkind , Lady Tereza Freunde sein, Cappuccino Du fehlst mir, Spektacoolär Meine kleine Schwester, Basis, Der Wolf Frau aus Seide, Die Coolen Säue Es tut mir leid !, Creme de la creme Letzte Nacht, Funkleib Schlechter sex ou encore Die Fantastischen Vier étant considérés comme les pionniers du hip-hop allemand.

Belgique[modifier | modifier le code]

Le hip-hop en Belgique est marqué dans les années 1980 par l'arrivée de deux groupes : celui de Benny B et celui de BRC (Bruxelles Rap Convention). Dans les années 1990, Starflam est aussi un groupe qui marque son époque.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Le hip-hop américain est marqué par Afrika Bambaataa, créateur de la Zulu Nation et Grandmaster Flash, inventeur de la méthode du turntablism qui sort le premier titre de rap dit conscient, The Message avec son groupe The Furious Five en 1982.

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rap français.

La culture hip-hop arrive en France en novembre 1982, environ dix ans après son apparition aux États-Unis, avec la tournée New York City Rap en Europe qui diffuse largement cette culture à l'extérieur. Le graffiti commence à se répandre à travers l'hexagone à partir de l'année 1983, et particulièrement à partir de l'été 1984, où les premières pièces apparaissent sur les quais de Seine, réalisées par les premiers tagueurs français Bando, Mode 2, les CTK et les BBC[28]. Dès 1983, les premiers breakers, jeunes parisiens aussi bien que banlieusards, se donnent rendez-vous place du Trocadéro à Paris et les premières soirées hip-hop se déroulent dans des clubs tels que le Bataclan, Chez Roger[29]. Le rap et le deejaying commencent dès lors leur ascension.

La culture hip-hop est popularisée pour la première fois en France et répandue partout dans le pays grâce à l'animateur, DJ et musicien Sidney, dont l'émission H.I.P. H.O.P., diffusée sur TF1 de janvier à décembre 1984, est la première au monde entièrement hip-hop[30],[31]. Il était également le premier animateur de télévision noir en France[32],[33] ; par ailleurs, le Festival l'Original 84-04 avait précisément choisi de fêter les 20 ans de l'arrivée du hip-hop en France en 2004, par référence à Sidney et H.I.P-H.O.P ; événement d'une portée symbolique extraordinairement forte pour la culture hip-hop mondiale.

DJ Dee Nasty et Lionel D donnent aussi impulsion à cette culture dans leur émission hip-hop sur radio Nova, Deenastyle, mais surtout par l'organisation de fêtes sauvages (les « free jams », sorte de block parties à la française) au terrain vague de La Chapelle (Paris) en 1986 et 1987[34]. Les compilations Rapattitude 1 et 2 contribuèrent également à le faire connaître. Mais c'est au début des années 1990 que le hip-hop connaît un large succès public à la scène et au disque, dont il deviendra un acteur majeur, grâce à l'intervention de groupes comme Suprême NTM, IAM, Assassin, Little MC, Ministère A.M.E.R., Sages Poètes de la Rue ou encore MC Solaar qui sortent leurs premiers disques. Le rap le plus commercial élargit encore sa popularité notamment par le biais des radios. La radio Skyrock qui se surnomme la « radio officielle » du rap, suivie par la radio Générations 88.2 localisée sur l'Île-de-France, proposeront des programmations rap, RnB et hip-hop ainsi que des émissions animées par les acteurs du paysage hip-hop français. Certains voient dans l'intérêt porté par les médias « dominants » une récupération mercantile et politique. Cependant, des artistes restent basés sur les principes premiers du hip-hop, proche du mouvement originel venu de New York, en proposant des produits dit old-school, en marge du circuit actuel (Oxmo Puccino, Akhénaton, Dr Jazz, Rocé, SI, etc.).

Actuellement[Quand ?], le hip-hop est bien ancré en France avec notamment une importante rencontre de danses hip-hop, le Juste Debout, qui s'est déroulée, pour sa 10e édition, à Paris Bercy le 13 mars 2011, le Orléans Hip-Hop Contest ou le Hip Hop International Championship d'Orléans qui se sont déroulés en avril 2011 dans la cité Johannique. De même, habituellement organisé en Allemagne, le Battle of the Year International 2010 se déroule à l'Arena de Montpellier. Et le 5 et 6 octobre se déroule le Battle de Meaux réunissant de grands groupes internationaux. L'Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS) organise à Sarcelles en 2013, le premier championnat de France scolaire de danse hip-hop/battle en crew. Cet évènement a permis de regrouper 250 danseurs de toute la France, donnant aux enfants un événement national pour se mesurer comme les grands.

Paradoxalement, bien que regroupant des artistes comptant parmi les plus importants vendeurs (Booba, Rohff, La Fouine, …), le rap souffre d'une image négative en France. Il est peu représenté dans les médias traditionnels hormis par certains artistes (MC Solaar ou Soprano).

Japon[modifier | modifier le code]

Plus connu sous le nom de J-rap, le hip-hop au Japon désigne la musique hip-hop japonaise.

Haïti[modifier | modifier le code]

Le hip-hop et le rap créole voit le jour dans les années 1980 avec Georges Lys Hérard, connu sous le nom de scène Master Dji, père géniteur du mouvement hip-hop et rap créole en Haïti avec sa première chanson qui s'intitulait Vakans, suivi par des groupes tels qu'Original Rap Staff, Haiti Rap and Ragae, Super connection, King posse, Black Leaders, et Masters.

Québec[modifier | modifier le code]

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Le hip-hop québécois est mutuellement influencé par le rap français et américain. Dans un premier temps (milieu-fin 1980), les rappeurs québécois rappaient en anglais en suivant un style américain (Andrew Carr, Butcher T et Mike Williams). Cependant, l'éclosion du français avec des groupes comme IAM et NTM fit réaliser aux MC québécois rappé en français. Il faut attendre Mouvement rap francophone en 1990 de Kool Rock pour voir des premiers succès en français. Vient par la suite KCLMNOP avec la pièce Ta yeule (vis ta vis pis reste en vie). KCLMNOP conserve un accent français mais intègre des expressions de joual québécois. L'emprisonnement de KCLMNOP pour agression sexuelle a cependant ternie sa carrière.

Fin 1990, Dubmatique propose un premier album rap francophone La Force de comprendre, qui se vend à plus de 125 000 exemplaires, un succès encore inégalé pour le rap québécois. Les singles Soul pleureur et La force de comprendre sont diffusés largement dans les radios commerciales et contribuent à la véritable éclosion du hip-hop québécois. Notons cependant qu'en raison des origines française et sénégalaise les accents demeurent français et que le joual y est absent. Cette ouverture des radios et surtout de la télévision québécoise (musique plus) permet la diffusion de groupe plus underground comme Rainmen. Plusieurs disquaires cherchent à signer des nouveaux groupes afin d'égaler le succès de dubmatique. Cette ouverture de l'industrie permet à des artistes underground comme Sans Pression (514-50 dans mon réseau) et Yvon Krevé (L'accent grave). Ces derniers présentent un véritable rap joual qui caractérise le rap québécois (mélange d'anglais et de français, langage de rue, joual). Le rap de Sans pression se distingue par son côté cru, sans compromis et revendicateur. Peu après Muzion s'impose avec son album mentalité Moune Morne. Outre le rap montréalais, la scène évolue dans la ville de Québec avec Limoilou Starzs. Sur la rive sud (Lévis) le groupe 83 est présent régulièrement sur les ondes de musique plus. Les groupes se multiplient et les artistes développent l'industrie en lançant des labels, des sites (hiphop franco et hhqc).

En 1997, une première union international pour le Hip-Hop Québécois, l'union entre l'Europe et le Canada c'est déroulée au Québec à Montréal avec la mixe-tape de Dj-Cut Killer(double H) nommé <Freestyle Canada>. Des artistes tels que; Complys, Dubmatique, Replik, Traumaturge, Division Blindé, Vice-Verset, Royal Hill,Veda, Rain Men, Roufou, Acropole, Apogé, Mathematik, Cavalier Noir, X Horde ainsi que RDPizeurs et plusieurs autres artistes underground locaux de l'époque.

En 2001, l'ouverture officiel de la scène hip-hop francophone underground aux Francofolies de Montréal < Les franco-Underground > Ce collectif montréalais rassemble des artistes qui se sont déjà produits sur la petite scène de la Zone Hip Bleue Dry (de 1998 à 2001). Étaient de la fête : Roufou, qui est le rappeur fondateur du collectif ; animé par B.U the knowlegist, ex-chanteur des Allions; DJ Mana, le gagnant du championnat 2001 Montréal ; DJ Blast, le lauréat du concours d.m.c. Montréal, Son 2p.t, de la clic attach tatuq; Traumaturge, qui sort un album en 2000 ; Dramatique, du groupe Muzion de même que C-drik et Le Queb, 01 Etranj et les break danseurs de Mtl Tactical Crew. En 2002, le groupe 83 fait une incursion au gala de la musique québécoise, l'ADISQ, pour demander d'accorder un peu plus d'importance au rap. Depuis ce temps, un jury spécial est convoqué pour décider du prix de l'artiste hip-hop de l'année, toujours remis au gala hors d'ondes. En 2005, Manu militari s'impose avec son album voix de faits qui pousse le hip-hop vers une dimension plus consciente et politique. Loco Locass, déjà en place depuis quelques années, se distingue par son album Amour Orale qui obtient un grand succès de la critique. Cependant, le rap québecois est de moins en moins présenté sur les radios québecoise et sur les ondes de musique plus. Le hip-hop se retrouve dès lors condamné à être diffusé via internet. Peu ou pas d'artistes vivent de leur art (beaucoup doivent occuper un autre emploi). Les artistes se maintiennent majoritaire dans la musique par simple « amour de la musique »). La majorité des artistes sont condamnés à demeurer dans l'underground. Il est donc surprenant de voir que le hip-hop se maintient dans de telles conditions avec une telle vivacité et ce sans support de l'industrie et un public relativement restreint. Le hip-hop québécois demeure combatif et déterminé à rester en vie.

À partir juillet 2009 Jo le Zef et Filigrann organisent les Word Up! Battles diffusés sur Internet. Ce mouvement de joute verbale a capella avec des textes pré-écrits gagnent rapidement en popularité. Les battles révèlent plusieurs artistes et fait connaître le hip-hop québecois au public français (les français reprirent le concept avec les Rap contenders). La participation de Dramatik (muzion) véritable vétérans du rap game, au Wordup!11 consacre l'importance de ce mouvement. Wordup! donne ainsi un second souffle au mouvement hip-hop québécois.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La culture hip-hop regroupe quatre principaux modes d'expression : rap, deejaying, graffiti et breakdance. Le beatbox est une sous-branche du hip-hop, il est affilié au rap et au deejaying. Ces modes d’expression artistique existaient séparément avant la création du mouvement hip-hop. Réunis dans les années 1970, ils donnèrent naissance à un réel état d’esprit avec ses propres codes : des valeurs, des attitudes, un style vestimentaire et des cultures urbaines.

Musique[modifier | modifier le code]

La musique hip-hop comporte deux aspects : la production (aussi appelée « beatmaking ») et le chant rap (aussi appelé « emceeing » ou « MCing » (de MC, Master of Ceremony). Le beatmaking peut souvent être confondu avec le deejaying pour la simple raison que les deux font partie de la musique de fond (ou beat) utilisée par le MC pour rapper.

Deejaying[modifier | modifier le code]

Le deejaying (DJing ou DJaying) consiste à passer des disques simultanément, en les mélangeant et en les modifiant. Le DJ utilise pour cela des techniques variées comme le scratch, le cutting, le baby scratch ou le crab. Certains DJs du mouvement sont désormais célèbres dans le milieu hip-hop comme Kool Herc, Afrika Bambaataa, Grandmaster Flash, Grand Wizard Theodore ou bien Jazzy Jay. Plusieurs DJs sont maintenant des stars tels que DJ Premier, ancien coéquipier de Guru dans le groupe Gang Starr, DJ Craze, qui remporte tournoi sur tournoi, Dee Nasty, premier DJ français du mouvement hip-hop dans les années 1980, et DJ Clue, qui grâce à ses mixtapes fut le premier DJ de la scène hip-hop à vendre plus d'un million de disques.

Rap[modifier | modifier le code]

Le rap (MCing ou emceeing), est un chant saccadé (flow) composé de paroles souvent très imagées, riches en assonances et allitérations. Influencé par le toasting et par des précurseurs dans le jazz ou le rock, il connaît un succès tel qu'on assimile parfois la musique hip-hop au rap. MC est l'appellation qui désigne celui qui anime les soirées ou des manifestations, mais désigne également les rappeurs. Les initiales MC correspondent en anglais à Master of Ceremony ou Microphone Controler. Les premiers DJs encourageaient le public qui assistait aux fêtes à danser. Néanmoins, l'un d'entre eux, Grandmaster Flash, était tellement occupé à passer ses disques et à les écouter qu'il lui devint bientôt nécessaire d'engager deux amis pour qu'ils encouragent le public à sa place. Bientôt, les premiers rappeurs sentirent l'envie de raconter quelque chose de plus, et commencèrent à « lâcher des connaissances » sur le ghetto, et leur vie de tous les jours.

Les premiers groupes de rap avaient un style orienté vers la fête, les paroles étaient alors ponctuées d'onomatopées old-school, plus musical de par la présence plus importante alors du DJ. Le rap évolue peu à peu vers un style plus conscient avec, tout d'abord, The Message de Grandmaster Flash et de Melle Mel. Plus tard, avec des groupes comme Public Enemy le discours se radicalise. Puis, enfin, la provenance de plusieurs rappeurs issus de gangs locaux produit le gangsta rap vers la fin des années 1980. C'est quelques années plus tard que le style West Coast est dévoilé au grand public avec le groupe Niggaz With Attitude (N.W.A.) et leur album Straight Outta Compton, ainsi que des groupes comme Compton's Most Wanted, Above The Law, South Central Cartel ou Cypress Hill. Le premier MC, ou du moins celui qui est considéré comme tel, est Coke La Rock[35]. Parmi les autres rappeurs et groupes de rap marquant les prémices du rap, peuvent être cités : KRS-One, Grandmaster Flash, Run-DMC, MC Hammer, Beastie Boys, LL Cool J, Sugarhill Gang, Big Daddy Kane, Afrika Bambaataa, Last Poets ou bien encore Public Enemy, et en France : MC Solaar et les groupes IAM et NTM et Fonky Family.

Beatmaking[modifier | modifier le code]

Le beatmaking se fait souvent à l'aide de programmes ou de matériels spécialisés, même si au début le MC rappait sur la partie instrumentale d'une chanson passée en boucle. Le beat était donc composé à partir de samples de disques. Un beat peut être composé de trois sections : le bassline (la forme que prendra la basse dans l'instrumentale), la mélodie (la ligne principale, celle qui captera l'attention), et le drumline (sons de drums - « percussions »), mais la créativité est de mise et aucune règle n'est fixée. Plusieurs beatmakers préfèrent utiliser des samples de diverses sources et les mixer pour créer une mélodie, mais il est tout autant possible de composer complètement. On retient parmi les nombreux beatmakers qui ont influencé le hip-hop: Will.I.Am, T-Pain, Ryan Leslie, DJ Premier, Pete Rock, Jay Dee, Rza, Dr Dre, Timbaland, Scott Storch, Pharrell Williams[réf. nécessaire].

Human beatbox[modifier | modifier le code]

Le human beatbox représente plusieurs genres de musique créés en utilisant la voix, la gorge et le nez. Inventé par Doug E. Fresh, il a eu un grand succès dans les années 1980 avant de décliner pour revenir vers la fin des années 1990. Un des beatboxers les plus célèbres est Rahzel, ancien membre de The Roots, dont la chanson la plus célèbre est If Your Mother only knew (sur l'album Make The Music 2000) alliait « the beat and the chorus at the same time » (« le beat et la voix en même temps »). Comme les autres disciplines de la culture hip-hop, le beatbox connaît une résonance planétaire, de Killa Kela au Royaume-Uni, de Saïan Supa Crew à Ezra en France, aux Autrichiens de Bauchklang. De nombreux concours sont faits chaque année que ce soit en France ou ailleurs.

Hip-hop soul[modifier | modifier le code]

Le hip-hop soul est un genre à part entière, né de la fusion entre le chant soul ou RnB et la musique hip-hop, qui est le point de jonction de la new jack swing et de la neo soul (ou nu soul). Mary J. Blige porte ainsi depuis ses débuts le titre de Queen of Hip Hop Soul et également Erykah Badu surnommée « Queen of Neo-Soul ».

Danse[modifier | modifier le code]

Le terme de breakdance vient des médias, le terme correct pour parler de cette danse est le b-boying. Les danseurs sont également appelés breakers ou B-boys (B-girls pour les danseuses), le B signifiant break. En 1970, apparait le locking avec comme créateur Don Campbell. Il fera partie d'un groupe légendaire : les Lockers. L'émission de télévision Soul Train est déterminante dans la diffusion de ses danses car cela est la première fois qu'elles ont été visibles à la télévision.

À peu près au même moment en 1978, Boogaloo Sam invente le popping et le groupe Electric Boogaloo Lockers. Le locking et le popping sont plus communément appelés les funk-styles. Fait son apparition une danse dans les années 1980 du hip-hop freestyle à New York. Il a vulgairement été appelé en France en 2003 « new style », terme commercial[réf. nécessaire]. On le confond aussi avec le street jazz, appelé dans les studios de danse : LA style.

C'est avant tout une danse de club, car elle est née dans les clubs, au moment où les minorités ethniques et gays subissaient de nombreuses ségrégations (voir Paris Is Burning (en)). Aujourd'hui[Quand ?], ces danses se sont exportées dans le monde grâce à Internet, les événements de danse (battles) et les danseurs qui parcourent le monde pour les transmettre.

Graffiti[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Graffiti.
Un camion « graffé », à Paris.

Le graffiti est un phénomène omniprésent dans le paysage urbain. Le graffiti permet au graffeur (ou graffiti artist, ou « poseur ») de se réapproprier son environnement, et de marquer son mobilier urbain. Toujours réalisé à l'aide de bombes aérosols, parfois d’aérographes, sa pratique nécessite adresse et entraînement et constitue une véritable technique artistique. Celle-ci fait intervenir de nombreuses notions plastiques (stylisation, géométrisation, équilibre, etc.) mais se trouve également en relation avec d’autres domaines artistiques (infographie, photographie, bande dessinée, etc.) En tant que mode d'expression artistique, le graffiti est également porteur d'un message de révolte et d'affranchissement. Il représente souvent une recherche de reconnaissance, un défi à surmonter, ou un moyen exclusif d'expression[pas clair].

Le tag et le graffiti sont l'art de l'écriture, la représentation des lettres et des mots en respectant certains codes. De nombreux styles de tag et de graffiti sont nés de l'observation de polices de caractères d'imprimerie dans les journaux, les publicités, puis de leur modification en tentant de les rendre plus expressives, plus stylisées. La différence entre le tag et le graffiti est une question de dimensions : le tag est une signature à une seule dimension, il n'est composé que de lignes, de lettres sans autre épaisseur qu'un trait. Le graffiti est aussi une signature, comme le tag, mais représentée en deux ou trois dimensions : un "i" en tag (une barre verticale surmontée d'un point par exemple) devient un rectangle surmonté d'un cercle, ou un parallélépipède surmonté d'une boule par exemple. À partir de la représentation en 2D ou 3D du tag, les graffeurs ont ajouté des ornements à leurs lettres (couronnes par exemple), puis des personnages, des paysages, n'ayant d'autres limites que celles de la peinture, jusqu'à certains graffitis d'aujourd’hui, œuvres quasi-abstraites impossibles à déchiffrer pour un profane. On remarque cependant un phénomène étonnant, la naissance naturelle d'un style local dans chaque pays du monde. On différencie ainsi facilement le style espagnol du style néerlandais, allemand ou français. Il semble donc que le graffiti suive des règles de réalisation différentes selon les pays.

Mouvement féminin[modifier | modifier le code]

Bien que le hip-hop est tout d'abord investi par un milieu masculin, les femmes ont apporté, notamment dans la musique, un renouveau côté lyrique, mais aussi en termes de flow et de sujets abordés dans les chansons. Ainsi, elles sont peu à peu parvenues à se faire une place, malgré une infériorité numérique flagrante. En revanche, l'image des femmes dans le paysage du rap est de manière générale peu flatteuse, en regard de certains clips musicaux où celles-ci apparaissent souvent en tenue légère, faisant ainsi ressortir un important sexisme. Ceci est d'autant plus flagrant dans le hip-hop mainstream où les clips passant sur MTV (et consorts) jouent beaucoup avec des imageries sexistes type « salopes qui lavent des voitures. » Tandis que les paroles de rap underground, bien qu'elles soient souvent sexistes (notamment usant d'un vocabulaire homophobe), évoquent aussi les « sœurs » et leur condition spécifique (violences conjugales, maternité, parloirs, etc.). Une conception de la solidarité exclue du hip-hop plébiscité par les grands médias mais qu'on retrouve, par exemple, chez LIM et les rappeuses qu'il a pu produire (notamment dans l'album Rap O Féminin, ou dans l'album solo de Mik'ya, Verda).

Aux États-Unis, des rappeuses telles que Ève, Heather B, Bahamadia, Jean Grae, Missy Elliot, MC Lyte, Lauryn Hill, The Lady Of Rage ont prouvé que les femmes du hip-hop n'ont rien à envier aux hommes, certaines faisant partie de groupes majoritairement masculins (Ruff Ryders, The Fugees, Digable Planets). En France, on peut citer les rappeuses Saliha (compilation Rapattitude vol. 1, ses deux albums Unique en 1992, et Résolument féminin en 1994), B Love (maxi Lucie et Rapattitude vol. 2), Melissa Kaulitz, Lady Laistee, Sté Strausz, Casey (proche du groupe La Rumeur), Keny Arkana, Diam's, Ek-tomb (dont une cousine des 2Bal), Sista Cheefa (ancienne rédactrice du fanzine Yours, et qui marque les esprits, bien qu'elle n'ait officiellement sorti qu'un seul titre, Les flammes de la colère, sur la compilation Lab'Elles, initiée par Barclay en 1996), Princess Aniès… Cette dernière fait également partie du groupe-duo mixte, Les Spécialistes. Doréa, alias SisDee, la Lady Jazzamufin bien que chanteuse à la base (jazz, soul, reggae…), rappe également, et se revendique comme faisant partie de la culture hip-hop.

Valeurs du mouvement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Universal Zulu Nation.

Selon certains[Qui ?], le mouvement hip-hop serait porteur du message d'Afrika Bambaataa et de la Zulu Nation[réf. nécessaire] qui a prôné les valeurs : « Peace, love, unity and having fun » (dont James Brown fera le titre d'une de ses chansons) soit « la paix, l'amour, l'unité et s'amuser », mais aussi le respect d'autrui ainsi que l'unité des peuples. Le hip-hop est donc une culture pacifiste, prônant la pluriracialité, en dépit de la mauvaise image que les profanes en ont véhiculée par certains groupes de rap[réf. souhaitée]. Il existe de plus un élément implicite, contenu dans chacune des disciplines : le dépassement de soi. En effet, que ce soit dans la danse, le graffiti ou la musique, l'exécutant est invité à s'améliorer pour obtenir chaque fois un résultat meilleur, plus satisfaisant, et repousser ses propres limites chaque fois plus loin[36].

Ces valeurs universelles sont à l'origine historique du mouvement hip-hop, même si l'ampleur et la diversification du mouvement rend certainement difficile une analyse globale de valeurs. Outre ces messages d'incitation au progrès de soi, les valeurs universelles du hip-hop sont peut-être également à chercher dans la capacité du hip-hop à faire évoluer, par ricochet, la société. En France, l'une des manifestations de la capacité du hip-hop à faire évoluer la société est l'avènement du premier animateur de télévision noir en France, étape historique ; Il s'agit de Sidney, dont l'émission H.I.P. H.O.P. est également la première au monde entièrement hip-hop[32].

Festivals en France[modifier | modifier le code]

  • Paris Hip-Hop à Paris annuel au mois de juin par Hip-Hop Citoyen
  • Hip Cirq Hop à Bagneux (92) annuel au mois de juin par Le Plus Petit Cirque du Monde- Centre des Arts du Cirque et des Cultures Emergentes
  • L'Original à Lyon, annuel début avril
  • Juste debout à paris, annuel début mars
  • HIP OPsession à Nantes, annuel, printemps
  • Trophée Master à Toulouse, annuel.

Le , 300 activistes hip-hop, dont KRS-One, ont présenté à l'ONU à New York la déclaration de paix du hip-hop (The Hip Hop Declaration of Peace)[37]. Son premier principe définit le hip-hop comme un terme décrivant une indépendante conscience collective. La déclaration commence par ces mots : « cette Déclaration de paix du hip-hop guide la culture hip-hop de la violence à la liberté, et établit conseils et protection pour l'existence et le développement de la communauté internationale hip-hop. À travers les principes de cette Déclaration de paix du hip-hop, nous, la culture hip-hop, sommes une fondation de santé, d'amour, de conscience, de richesse, de paix et de prospérité pour nous-mêmes, nos enfants et leurs petits-enfants, pour toujours. Pour la clarification du sens et de l'objet du hip-hop, ou lorsque l'intention du hip-hop est remise en question, ou lorsque surviennent des différends entre les parties concernant le hip-hop ; les hip-hoppers ont accès aux conseils de ce document, la Déclaration de paix du hip-hop, comme orientation, conseil et protection. »

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

De nombreux magazines ou journaux, dans le monde entier, font état de la culture du hip-hop, par exemple Ego trip ou URB en font partie.

En France, les magazines sur le hip-hop et le rap sont très nombreux notamment l' Affiche, RER, Radikal, Get Busy, The Source, Groove Magazine, Rap Mag, Rap Us, 5styles, Don't Stop, Rap Addict, et Planet Rap. Tous ces derniers sont disparus. Sont encore d'actualité deux magazines tels R.A.P R&B et DA VIBE qui a aussi sa webzine. Suit une vague de médias gratuits, sur le net ou sur papier. Quant aux fanzines, à noter le retour de Down With This, dédié au hip-hop français (1993/1999) sur le net depuis le 5 mai 2012.

Radio[modifier | modifier le code]

Le premier show de hip-hop à la radio est le Mr. Magic's Disco Showcase, sur WHBI 105.9 FM, à New York, vers 1979[35].

En France, les radios libres sont apparues en 1981, date du premier mandat de François Mitterrand. Les premiers DJ français à avoir joué du rap sont les DJ funk de l'époque tels que Sidney (Radio 7) et Dee Nasty (Carbonne 14), suivi de Cut Killer entre autres. Radio Nova sera la radio de référence pour le hip-hop. Au milieu des années 1990, des radios dites « généralistes », comme Skyrock, se sont ensuite « accaparé » ce mouvement, le réduisant progressivement à sa partie la plus « grand public ». Des radios comme Générations (radio), Fréquence Paris Plurielle (à Paris) ou encore Booster (à Toulouse) proposent des émissions plus pointues sur le sujet. Radio libertaire avec l'émission Réveil hip-hop (diffusant entre autres du rap politique).

Avec l'apparition d'Internet, de nombreuses nouvelles émissions voient le jour entre 2005 et 2010. Fan de hip-hop et webzines ont lancé leurs propres médias, tel que hip-hop Session et son émission éponyme ou encore Welcome To The G Point sur Common Wave Radio[38].

Télévision[modifier | modifier le code]

À la télévision, le thème du hip-hop est attribué à des chaînes telles que MTV et Trace Urban. En France, il est attribué à des chaînes comme M6 (M6 Music Black et RapLine) et OFive.TV.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Thomas Holzer, Le Hip-hop aux États-Unis : des identités multiples, Institut Politique d'Aix-en-Provence, 2010 (mémoire)
  • Louis Jesu, Sociogenèse de l’émergence du hip-hop dans la région parisienne (1981-1988), (mémoire de Master 2, ENS), 2010.
  • Hugues Bazin, La culture hip-hop, Desclée De Brouwer, Paris, 1995 (nombreuses rééditions), 305 p. (ISBN 2-220-03647-2)
  • Thomas Belin, Petite histoire politique du Hip-hop, Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, 2007 (mémoire de Master professionnel 2)
  • Sylvain Bertot, Rap, Hip-hop : Trente années en 150 albums de Kurtis Blow à Odd Future, Le Mot et le Reste, 2012, 384 p. (ISBN 978-2-3605-4051-8)
  • Thomas Blondeau et Fred Hanak, Combat rap : 25 ans de hip-hop : entretiens, Le Castor astral, Bordeaux, 2007, 214 p. (ISBN 978-2-8592-0713-7)
  • Olivier Cachin, Hip hop : l'authentique histoire en 101 disques essentiels, Scali, 2007, 563 p. (ISBN 978-2-35012-189-5)
  • Jeff Chang, Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop (Broché), Allia, 2006, 665 p. (ISBN 2-844-85229-7)
  • Denis-Constant Martin (dir.), Quand le rap sort de sa bulle. Sociologie politique d'un succès populaire, Éd. Mélanie Seteun, Bordeaux, 2010. Premier ouvrage de sociologie et de musicologie consacré à l'artiste et à son impact dans la société française.
  • Sheyen Gamboa, hip hop, l'histoire de la danse préfacé par Joeystarr Editions Scali, 2008
  • Isabelle Kauffmann, Génération du hip-hop : danser au défi des assignations, université de Nantes, 2007 (thèse de sociologie)
  • Didier Stiers, Flashback : histoire(s) de la danse hip hop en Belgique, Éditions Couleur livres, Charleroi ; Lezarts urbains, Bruxelles, 2007, 143 p. (ISBN 978-2-87003-478-1)
  • David Dufresne, Yo ! révolution rap, les éditions Ramsa, 1991, 160 p. (ISBN 2-859-56914-6)
  • Christian Béthune, Le rap - Une esthétique hors la loi, Collection mutations, Autrement, 2003, 245 p (ISBN 2-7467-0384-X)
  • Gérôme Guibert & Emmanuel Parent (dir.), Dossier Hip hop, Volume ! (n°3-2), Bordeaux, Éditions Mélanie Seteun, 2004 (consultable ici).
  • Yvan Tessier, Paris art libre dans la ville, Éditions Hersher, 1991 (ISBN 2-7335-0195-X)
  • Henry Chalfant and James Prigoff, Spraycan Art, Thames and Hudson, 1987 (ISBN 0-500-27469-X)
  • MPG Art, La rue aux artistes, éditions Guillaume Garouste Ategalore, 2004 (ISBN 2-9523191-0-3)
  • S.H. Fernando Jr, The new beats : musique,culture et attitudes du Hip-Hop, éditions de L'éclat, 2008 (ISBN 978-2-84162-174-3)
  • Atlas juniors "la musique"

Magazines[modifier | modifier le code]

  • All that sheet/libre zulu n4, "Histoire du mouvement hip hop en Europe", fanzine francophone, 1993.
  • Get Busy (magazine) (Sear ...), fanzine francophone.
  • Down With This (Nobel ...), fanzine francophone. De retour depuis le 5 mai 2012 sur www.downwiththis.fr
  • Rapport de forces, fanzine francophone.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Style Wars, par Henry Chalfant et Tony Silver (1983).
    Documentaire traitant du graffiti sur les trains à New York dans les années 70 et début 80.
  • Scratch, par Doug Pray (2001).
    Documentaire sur la culture hip-hop et les disc jockeys.
  • La face B du hip-hop, par Mouloud Achour et Ariel Wizman (2003)
    État des lieux de la culture hip hop et du "rap business". Des États-Unis à la France.
  • Hip Hop com dendê (2005), par Fabíola Aquino et Lílian Machado
  • Rize, par David LaChapelle (2005) .
    Documentaire sur le Krump (ou Clowning), son histoire, ses origines, son développement.
  • The Furious Force of Rhymes, par Joshua Atesh Litle (2010).
    Documentaire sur le rap à travers le monde.
  • Paris HipHop 2011, par Paul Florent (2011).
    Ce documentaire décrypte le lien entre Paris et le mouvement hip hop et dresse le bilan de trente années d'activité dans la métropole[39].
  • Les Clippeurs, par Dimitri Danvidé et Thomas Romain (2013).
    Documentaire de 90 minutes dressant un bilan du marché du vidéoclip hip-hop en France. Rencontre avec des réalisateurs, artistes et spécialistes[40].
  • Style Wars 2, par Veli Silver et Amos Angeles (2014).
  • Afrikaaps, documentaire réalisé par Dylan Valley (en) en 2010.

Fictions[modifier | modifier le code]

Bien sûr, ce film ne porte pas sur le Hip-Hop. Néanmoins, il a inspiré Kevin Donovan dans le choix de son pseudonyme : Afrika Bambaataa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Merriam-Webster Dictionary entry on hip-hop, sur merriam-webster.com : A subculture especially of inner-city youths who are typically devotees of rap music; the stylized rhythmic music that commonly accompanies rap; also rap together with this music.
  2. a, b, c et d (en) Encyclopædia Britannica article on rap, retrieved from britannica.com: Rap, musical style in which rhythmic and/or rhyming speech is chanted (“rapped”) to musical accompaniment. This backing music, which can include digital sampling (music and sounds extracted from other recordings), is also called hip-hop, the name used to refer to a broader cultural movement that includes rap, deejaying (turntable manipulation), graffiti painting, and break dancing.
  3. (en) AllMusic article for rap, sur AllMusic.com
  4. (en) Harvard Dictionary of Music article for rap, retrieved from CredoReference
  5. (en) Encyclopædia Britannica article on hip-hop, sur britannica.com : Hip-hop, cultural movement that attained widespread popularity in the 1980s and ’90s; also, the backing music for rap, the musical style incorporating rhythmic and/or rhyming speech that became the movement’s most lasting and influential art form.
  6. (en) « Keith Cowboy – The Real Mc Coy », Web.archive.org,‎ (consulté le 12 janvier 2010).
  7. « Afrika Bambaataa talks about the roots of Hip Hop ».
  8. (en) Zulunation.com (cache)
  9. (en) Hagar, Steven. Afrika Bambaataa’s Hip-Hop, Village Voice.
  10. (en) Hager, Steven. Hip Hop: The Illustrated History of Break Dancing, Rap Music, and Graffiti. St Martins Press, 1984 (out of print).
  11. (en) 9 août 2013, « Culture - 40 years on from the party where hip hop was born », BBC,‎ 2013 (consulté le 24 août 2014).
  12. (en) Dyson, Michael Eric, 2007, Know What I Mean? : Reflections on Hip-Hop, Basic Civitas Books, p. 6.
  13. a, b et c (en) Stas Bekman: stas (at) stason.org, « What is "Dub" music anyway? (Reggae) », Stason.org (consulté le 12 janvier 2010).
  14. (en) Karon, Tony, « 'Hip-Hop Nation' Is Exhibit A for America's Latest Cultural Revolution », Time, Time Inc.,‎ (consulté le 27 mai 2014).
  15. (en) Farley, Christopher John, « Rock's New Spin », Time, Time Inc.,‎ (consulté le 7 mai 2014).
  16. David Dye, « NPR: The Birth of Rap: A Look Back », NPR,‎ .
  17. Robert Philen, « Robert Philen's Blog: Mythic Music: Stockhausen, Davis and Macero, Dub, Hip Hop, and Lévi-Strauss », Robertphilen.blogspot.com,‎ (consulté le 12 octobre 2010).
  18. (en) Crossley, Scott. '’Metaphorical Conceptions in Hip-Hop Music”, African American Review, St Louis University Press, 2005. pages 501–502.
  19. (en) Alridge D, Steward J. Introduction: Hip Hop in History: Past, Present, and Future, Journal of African American History, 2005. pp.190.
  20. « A database of sampled music », WhoSampled (consulté le 12 janvier 2010).
  21. (en) The Story Of The Beginning and End Of The First Hip Hop Female MC... Luminary Icon Sha-Rock [1]
  22. (en) Campbell, K.E. (2005). Gettin' our groove on: rhetoric, language, and literacy for the hip hop generation, Wayne State University Press
  23. (en) Cepeda, R., George, N. 2004. And It Don't Stop: The Best American Hip-Hop Journalism of the Last 25 Years, New York, Faber and Faber Inc.
  24. a et b « History of Hip Hop – Old School », nciMUSIC (consulté le 12 janvier 2010).
  25. (en) « Article about Mele Mel (Melle Mel) », AllHipHop.com,‎ .
  26. nciMUSIC – History of Hip Hop nciMUSIC.com
  27. (en)The History Of Hip Hop pg 8 Daveyd.com
  28. Writers : 20 ans de graffiti à Paris - 1983-2003, Résistance films, 2004.
  29. Pierre-Antoine Marti, Rap 2 France. Les mots d'une rupture identitaire, Éditions L'Harmattan,‎ 2006, p. 89.
  30. Extrait du commentaire de la chaîne musicale MCM à propos de la compile de Sidney : « on peut dire aujourd'hui que Sidney est le papa du hip-hop français. Concepteur de l'émission H.I.P. H.O.P. en 1984 (1re émission rap au monde diffusée à l'époque le dimanche à 14 h avant Starsky & Hutch), ce Dj/rappeur/breakeur extravagant fait découvrir cette nouvelle tendance américaine aux Français, à peine remis de la vague disco, et crée des vocations (Joey Starr, Passi, Stomy Bugsy…) »
  31. H.I.P H.O.P - L'émission Mythique de Sidney.
  32. a et b Extrait d'un commentaire, sur l'histoire du hip-hop, diffusé par l'université de Lyon, Université Lumière Lyon 2 : « Dès le début des années 80, le phénomène s'exporte, notamment en France où les jeunes des banlieues de grandes villes telles que Paris et Marseille sont les premiers « touchés ». L'apparition des radios libres permettra à la musique hip-hop de se propager. Mais c'est en 1984 et la diffusion sur TF1 d'une émission devenue culte, sur la culture hip-hop, que ce mouvement va se répandre partout en France : il s'agit de H.I.P-H.O.P présentée par Sydney, Dj antillais amateur de funk, qui deviendra par la même occasion le premier animateur noir de la télévision française. Dès lors et grâce à cette médiatisation, le hip-hop devient populaire en France. »
  33. Festival l'Original 84-04 : 4 jours de hip-hop sur Lyon
  34. Pierre-Antoine Marti, op. cité, p. 90
  35. a et b Ego trip's book of rap lists, p. 19
  36. http://www.music-addict.co/hip-hop.html
  37. (en) The Hiphop declaration of peace présentée à l'ONU le 16 mai 2001]
  38. voire www.commonwave.com/?p=406
  39. « Paris hip hop 2011 », Télérama,‎
  40. « Dans l'intimité des Clippeurs à travers un documentaire », Konbini,‎