Hip-hop

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Le hip-hop est un mouvement culturel, musical et artistique apparu aux États-Unis à New York, dans le South Bronx au début des années 1970. Originaire des ghettos noirs et latinos de New York, il se répandra rapidement dans l'ensemble du pays puis au monde entier au point de devenir une culture urbaine importante. La culture hip hop connaît plusieurs disciplines : le rap (ou MCing), le DJing, le break dancing (ou b-boying), le graffiti, le beatboxing. Ces disciplines, apparues avant le hip hop, seront intégrées dès la naissance du mouvement. C'est néanmoins par son expression musicale qu'il est le plus connu et, de ce fait, souvent réduit à celle-ci.

Cette expression musicale est elle-même souvent appelée rap, ce qui constitue un raccourci dans la mesure où ce terme ne s'applique qu'à la parole, scandée et saccadée propre au MCing. La musique hip-hop peut en effet revêtir plusieurs formes, voire se limiter aux seuls beats du DJ (disc jockey), auquel cas le terme rap ne convient pas. Par ailleurs le rap comme le hip-hop sont encore différents du slam. [non neutre].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreuses suppositions quant à l'origine du terme hip-hop, l'une renverrait au fait d'évoluer grâce à l'intelligence (hip signifiant en argot américain l'intelligence -dans le sens de la débrouillardise- et hop étant l'onomatopée du saut). Par conséquent cela signifierait le fait de progresser, d'avancer d’un point de vue social et créatif grâce à son intelligence.

Le terme hip‐hop rappelle également celui de « bebop » qui est le mouvement jazz apparu après la seconde guerre mondiale.

Une anecdote quant à l'étymologie du hip-hop est exprimée dans le documentaire Hip-Hop legends : les pionniers du rap américain. Le terme pourrait provenir de la façon de rapper de certains MC lors des Block party. Cela s'entend particulièrement sur un des maxis phares datant de 1979, Rapper's Delight de Sugarhill Gang. En effet, les premières paroles de ce morceau ressemblent aux syllabes « hip hop ».

Une autre origine possible du terme pourrait provenir d'un membre du groupe Grandmaster Flash and the Furious Five, Cowboy, qui aurait utilisé pour la première fois le terme « hip hop » en taquinant un ami qui venait de rejoindre l'armée américaine. En effet, il aurait utilisé une onomatopée constituée des mots « hip / hop / hip / hop » d'une manière saccadée afin d'imiter la cadence rythmée des marches militaires réalisées par les soldats. Mais ce ne sont que des hypothèses[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Origines du hip-hop.

La musique hip-hop s'inscrit à la fois dans la continuité et la rupture avec la musique noire américaine. En continuité manifeste parce qu'elle est la lointaine héritière des complaintes sur les conditions de vie des Afro-américains dans le quartier du Bronx (work songs, negro spirituals), de la tradition de l'improvisation apparue avec le ragtime puis le jazz, et des dialogues musicaux (call and response).

Celle-ci est toutefois en rupture car elle n'est pas le fruit d'une évolution « naturelle » ou « organisée » du funk ou des autres influences citées, inventée par des musiciens confirmés au terme d'une recherche personnelle (comme ce fut le cas pour le passage du jazz, blues, gospel à la musique soul, et de la soul au funk) mais l'appropriation de ces musiques par une jeunesse noire défavorisée, urbaine, et surtout non-instrumentiste, en dehors des circuits habituels de la production musicale. Contrairement aux anciens styles de musique afro-américains qui ne témoignaient que de façon incidente ou détournée des conditions de vie de la communauté noire américaine, le hip hop se présente comme l'expression même de ces conditions de vie et se propose de « coller à la rue », c'est-à-dire de suivre les codes et relations qui règlent la vie des ghettos.

D'où l'inscription de cette musique dans l'ensemble culturel plus vaste mentionné plus haut, et l'attitude des hip-hoppers qui gardent le style vestimentaire de la rue (street-wear), le langage du ghetto (slang) et ses valeurs. D'où aussi, initialement, l'attachement des hip-hoppers à leur quartier (à travers la notion de représentation), qui se traduit, positivement, par un lien généralement solide avec les autres hip-hoppers issus du même lieu, exprimé par la formation de collectifs (crew, posse, squad, clan ou clique) ou des invitations à rapper sur un même morceau (featuring), et négativement, par une rivalité avec les hip-hoppers venus d'autres quartiers, s'exprimant quant à elle au mieux par une saine émulation, au pire par des tensions (diss) réglées dans les couplets eux-mêmes. Si cette division géographique du hip hop tend à perdre aujourd'hui de sa pertinence, au profit d'une division par « courants » et « valeurs », les procédés énumérés pour exprimer les relations entre hip-hoppers restent les mêmes. De fait, plus que pour d'autres genres musicaux, l'évolution du hip hop est indissociable de l'histoire des relations entretenues par ses différents acteurs, c'est-à-dire d'une certaine histoire de la rue américaine.

La musique hip hop n'est cependant pas née en un jour. Son émergence est indissociable des Block Party, fêtes de quartiers organisées dans les rues des ghettos, où l'on fermait la rue à l'aide de barricades ou de voitures pour bloquer la circulation, et animée par un DJ (Disc Jockey) qui enchaînait les morceaux disco, rock et surtout funk sur lesquels les participants dansaient (dès le début quelques rares morceaux de rock comme le célèbre "The Mexican" de Babe Ruth faisait partie des playlists de Kool Herc cités plus loin). Seulement les danseurs se plaignaient que les morceaux ne duraient pas assez longtemps, et leur laissaient peu le temps de développer leur art. C'est de cette volonté de prolonger le beat que va naître la musique hip hop. Clive Campbell, fils d'immigré jamaïcain installé dans le quartier du South Bronx plus connu sous le pseudonyme de Kool Herc, est le premier à avoir l'idée de brancher deux tourne-disques (turntables) diffusant le même morceau en décalé de sorte que le rythme, donné par la batterie, soit rallongé.

L'usage du terme « musique » demeure très controversé selon certains [Qui ?] mélomanes lorsqu'il s'agit de définir le hip hop. La raison est que contrairement aux autres genres musicaux (musique classique, blues, rock, jazz, etc.), le mouvement hip hop peut n'utiliser aucun instrument (tel que la batterie, la guitare, la flûte, le violon, etc). Des groupes tel The Roots sont pourtant réputés pour leur accompagnement instrumental organique. De plus sous l'influence de l'émission unplugged de MTV, de nombreux groupes ou artistes hip hop ont réalisé des concerts acoustique. Le hip hop a une popularité grandissante dans plusieurs pays, notamment en Amérique du nord.

Hip hop aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hip-hop aux États-Unis.

Il a été marqué par Afrika Bambaataa, créateur de la Zulu Nation et Grandmaster Flash, inventeur de la méthode du turntablism qui a sorti le 1er tube de rap dit conscient, The Message avec son groupe The Furious Five en 1982.

Hip hop en France[modifier | modifier le code]

La culture hip hop arrive en France en novembre 1982, environ dix ans après son apparition aux États-Unis, avec la tournée New York City Rap en Europe qui diffusa largement cette culture à l'extérieur. Le graffiti commence à se répandre à travers l'hexagone à partir de l'année 1983, et particulièrement à partir de l'été 1984, où les premières pièces apparaissent sur les quais de Seine, réalisées par les premiers tagueurs français Bando, Mode 2, les CTK et les BBC[1]. Dès 1983, les premiers breakers, jeunes parisiens aussi bien que banlieusards, se donnent rendez-vous place du Trocadéro à Paris et les premières soirées hip-hop se déroulent dans des clubs tels que le Bataclan, Chez Roger[2]. Le rap et le deejaying commencent dès lors leur ascension.

La culture hip hop est popularisée pour la première fois en France et répandue partout dans le pays grâce à l'animateur, DJ et musicien Sidney, dont l'émission H.I.P. H.O.P., diffusée sur TF1 de janvier à décembre 1984, est la première au monde entièrement hip hop[NB 1],[3]. Il était également le premier animateur de télévision noir en France[NB 2],[4],[NB 3], évènement d'une portée symbolique extraordinairement forte pour la culture hip hop mondiale.

DJ Dee Nasty et Lionel D donnent aussi impulsion à cette culture dans leur émission hip hop sur radio Nova, Deenastyle, mais surtout par l'organisation de fêtes sauvages (les « free jams », sorte de block parties à la française) au terrain vague de La Chapelle (Paris) en 1986 et 1987[5]. Les compilations Rapattitude 1 et 2 contribuèrent également à le faire connaître. Mais c'est au début des années 1990 que le hip hop connaît un large succès public à la scène et au disque, dont il deviendra un acteur majeur, grâce à l'intervention de groupes comme Suprême NTM, IAM, Assassin, Little MC, Ministère A.M.E.R., Sages Poètes de la Rue ou encore MC Solaar qui sortent leurs premiers disques.

Le rap le plus commercial élargit encore sa popularité notamment par le biais des radios. La radio Skyrock qui se surnomme la « radio officielle » du rap, suivie par la radio Générations 88.2 localisée sur l'Île-de-France, proposeront des programmations rap, RnB et hip hop ainsi que des émissions animées par les acteurs du paysage hip hop français. Certains voient dans l'intérêt porté par les médias « dominants » une récupération mercantile et politique. Cependant, des artistes restent basés sur les principes premiers du hip-hop, proche du mouvement originel venu de New York, en proposant des produits dit Old-School, en marge du circuit actuel (Oxmo Puccino, Akhénaton, Dr Jazz, Rocé, SI, etc.).

Actuellement, le hip hop est bien ancré en France avec notamment une importante rencontre de danses hip hop, le Juste Debout, qui s'est déroulée, pour sa 10e édition, à Paris Bercy le 13 mars 2011, le Orléans Hip-Hop Contest ou le Hip Hop International Championship d'Orléans qui se sont déroulés en avril 2011 dans la cité Johannique. De même, habituellement organisé en Allemagne, le Battle of the Year International 2010 s'est déroulé à l'Arena de Montpellier. Et le 5 et 6 octobre se déroule le "Battle de Meaux" réunissant de grands groupes internationaux.

L'Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS) a organisé à Sarcelles en 2013, le premier championnat de France scolaire de danse hip-hop/battle en crew. Cet évènement a permis de regrouper 250 danseurs de toute la France, donnant aux enfants un évènement national pour se mesurer comme les grands.

Le hip hop français s'appuie également sur le streetwear. Royal Wear, lancée en 1999 par Sully Sefil puis Com8 de Joey Starr ont longtemps été les fers de lance du streetwear français.[réf. nécessaire]

Paradoxalement, bien que regroupant des artistes comptant parmi les plus importants vendeurs (Booba, Rohff, La Fouine, …), le rap souffre d'une image négative en France. Il est peu représenté dans les médias traditionnels hormis par certains artistes « politiquement corrects » (MC Solaar, Soprano, …).

Article détaillé : Rap français.

Hip hop au Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hip-hop québécois.

Le hip-hop québécois est mutuellement influencé par le rap français et américain. Dans un premier temps (milieu-fin 1980), les rappeurs québécois rappaient en anglais en suivant un style américain (Andrew Carr, Butcher T et Mike Williams). Cependant, l'éclosion du français avec des groupes comme IAM et NTM fit réaliser aux MC québécois que l'on pouvait rapper en français. Il faut attendre "Mouvement rap francophone" en 1990 de Kool Rock pour voir des premiers succès en français. Vient par la suite KCLMNOP avec la pièce "Ta yeule" (vis ta vis pis reste en vie). KCLMNOP conserve un accent français mais intègre des expressions de joual québécois. L'emprisonnement de KCLMNOP pour agression sexuelle a cependant ternie sa carrière.

Fin 1990, Dubmatique propose un premier album rap francophone La Force de comprendre, qui se vend à plus de 125 000 exemplaires, un succès encore inégalé pour le rap québécois. Les singles "Soul Pleureur" et "la force de comprendre" sont diffusés largement dans les radios commerciales et contribuent à la véritable éclosion du hip-hop québécois. Notons cependant qu'en raison des origines française et sénégalaise les accents demeurent français et que le joual y est absent. Cette ouverture des radios et surtout de la télévision québécoise (musique plus) permet la diffusion de groupe plus "undergrounds" comme Rainmen. Plusieurs disquaires cherchent à signer des nouveaux groupes afin d'égaler le succès de dubmatique. Cette ouverture de l'industrie permet à des artistes underground comme Sans Pression (514-50 dans mon réseau) et Yvon Krevé (L'accent grave). Ces derniers présentent un véritable rap joual qui caractérise le rap québécois (mélange d'anglais et de français, langage de rue, joual). Le rap de Sans pression se distingue par son côté cru, sans compromis et revendicateur. Peu après Muzion s'impose avec son album mentalité Moune Morne. Outre le rap montréalais, la scène évolue dans la ville de Québec avec Limoilou Starzs. Sur la rive sud (Lévis) le groupe 83 est présent régulièrement sur les ondes de musique plus. Les groupes se multiplient et les artistes développent l'industrie en lançant des labels, des sites (hiphop franco et hhqc).

En 1997: Une première union international pour le Hip-Hop Québécois, l'union entre l'Europe et le Canada c'est déroulée au Québec à Montréal avec la mixe-tape de Dj-Cut Killer(double H) nommé <Freestyle Canada>. Des artistes tels que; Complys, Dubmatique, Replik, Traumaturge, Division Blindé, Vice-Verset, Royal Hill,Veda, Rain Men, Roufou, Acropole, Apogé, Mathematik, Cavalier Noir, X Horde ainsi que RDPizeurs et plusieurs autres artistes underground locaux de l'époque.

2001 L'ouverture officiel de la scène Hip-Hop francophone underground aux Francofolies de Montréal < Les franco-Underground > Ce collectif montréalais rassemble des artistes qui se sont déjà produits sur la petite scène de la Zone Hip Bleue Dry (de 1998 à 2001). Étaient de la fête: Roufou, qui est le rappeur fondateur du collectif; animé par B.U the knowlegist, ex-chanteur des Allions; DJ Mana, le gagnant du championnat 2001 Montréal; DJ Blast, le lauréat du concours d.m.c. Montréal, Son 2p.t, de la clic attach tatuq; Traumaturge, qui a sorti un album en 2000; Dramatique, du groupe Muzion de même que C-drik et Le Queb, 01 Etranj et les break danseurs de Mtl Tactical Crew

En 2002, le groupe 83 a fait une incursion au gala de la musique québécoise, l'ADISQ, pour demander d'accorder un peu plus d'importance au rap. Depuis ce temps, un jury spécial est convoqué pour décider du prix de l'artiste hip-hop de l'année, toujours remis au gala hors d'ondes.

En 2005, Manu militari s'impose avec son album voix de faits qui pousse le hip-hop vers une dimension plus consciente et politique. Loco Locass, déjà en place depuis quelques années, se distingue par son album Amour Orale qui obtient un grand succès de la critique. Cependant, le rap québecois est de moins en moins présenté sur les radios québecoise et sur les ondes de musique plus. Le hip hop se retrouve dès lors condamné à être diffusé via internet. Peu ou pas d'artistes vivent de leur art (beaucoup doivent occuper un autre emploi). Les artistes se maintiennent majoritaire dans la musique par simple "amour de la musique"). La majorité des artistes sont condamnés à demeurer dans l'underground. Il est donc surprenant de voir que le hip hop se maintient dans de telles conditions avec une telle vivacité et ce sans support de l'industrie et un public relativement restreint. Le hip hop québécois demeure combatif et déterminé à rester en vie.

À partir juillet 2009 Jo le Zef et Filigrann organisent les Word Up! Battles diffusés sur internet. Ce mouvement de joute verbale a capella avec des textes pré-écrits gagnent rapidement en popularité. Les "Battles" révèlent plusieurs artistes et fait connaître le hip hop québecois au public français (les français reprirent le concept avec les Rap contenders). La participation de Dramatik (muzion) véritable vétérans du rap game, au Wordup!11 consacre l'importance de ce mouvement. Wordup! donne ainsi un second souffle au mouvement hip hop québécois.

Hip hop en Belgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : hip-hop en Belgique.

Il a été marqué dans les années 1980 par l'arrivée de deux groupes : celui de Benny B et celui de BRC (Bruxelles Rap Convention). Dans les années 1990, Starflam est aussi un groupe qui a marqué son époque.

Hip hop au Japon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : hip-hop au Japon.

Plus connu sous le nom de J-Rap, il désigne la musique hip-hop japonaise.

Hip hop en Allemagne[modifier | modifier le code]

Également présent sur la scène allemande, le hip hop a été le genre adopté par plusieurs groupes comme Cora E. Schlüsselkind , Lady Tereza Freunde sein, Cappuccino Du fehlst mir, Spektacoolär Meine kleine Schwester, Basis, Der Wolf Frau aus Seide, Die Coolen Säue Es tut mir leid !, Creme de la creme Letzte Nacht, Funkleib Schlechter Sex ou encore Die Fantastischen Vier étant considérés comme les pionniers du hip hop allemand.

Hip hop en Haïti[modifier | modifier le code]

Le hip-hop et le rap créole a vu le jour dans les années 1980 avec Georges Lys Hérard, connu sous le nom de scène Master Dji, père géniteur du mouvement hip hop et rap créole en Haïti avec sa première chanson qui s'intitulait Vakans, suivi par des groupes tels qu'Original Rap Staff, Haiti Rap and Ragae, Super connection, King posse, Black Leaders, Masters, etc.

Modes d'expression[modifier | modifier le code]

La culture hip hop regroupe quatre principaux modes d'expression :

Le beatbox est une sous-branche du hip hop, il est affilié au rap et au deejaying.

Ces modes d’expression artistique existaient séparément avant la création du mouvement hip hop. Réunis dans les années 1970, ils donnèrent naissance à un réel état d’esprit avec ses propres codes : des valeurs, des attitudes, un style vestimentaire et des cultures urbaines.

Musique[modifier | modifier le code]

La musique hip hop comporte deux aspects : la production (aussi appelée "beatmaking") et le chant rap (aussi appelé "emceeing" ou "MCing" (de MC, Master of Ceremony). Le beatmaking peut souvent être confondu avec le deejaying pour la simple raison que les deux font partie de la musique de fond (ou beat) utilisée par le MC pour rapper.

Deejaying[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Disc jockey.

Le deejaying (ou DJing, DJaying…) consiste à passer des disques simultanément, en les mélangeant et en les modifiant. Le DJ utilise pour cela des techniques variées comme le scratch, le cutting, le baby scratch ou le crab.

Certains DJs du mouvement sont désormais célèbres dans le milieu hip hop comme Kool Herc, Afrika Bambaataa, Grandmaster Flash, Grand Wizard Theodore ou bien Jazzy Jay. Plusieurs DJ's sont maintenant des stars tels que DJ Premier, ancien coéquipier de Guru dans le groupe Gang Starr, DJ Craze, qui remporte tournoi sur tournoi, Dee Nasty, premier DJ français du mouvement hip hop dans les années 1980, et DJ Clue, qui grâce à ses mixtapes fut le premier DJ de la scène hip hop à vendre plus d'un million de disques.

Rap[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rap.

Le rap ou MCing (ou emceeing) est un chant saccadé (flow) composé de paroles souvent très imagées, riches en assonances et allitérations. Influencé par le toasting et par des précurseurs dans le jazz ou le rock, il connaît un succès tel qu'on assimile parfois la musique hip hop au rap. MC est l'appellation qui désigne celui qui anime les soirées ou des manifestations, mais désigne également les rappeurs. Les initiales MC correspondent en anglais à Master of Ceremony ou Microphone Controler. Les premiers DJ's encourageaient le public qui assistait aux fêtes à danser. Néanmoins, l'un d'entre eux, Grandmaster Flash, était tellement occupé à passer ses disques et à les écouter qu'il lui devint bientôt nécessaire d'engager deux amis pour qu'ils encouragent le public à sa place. Bientôt, les premiers rappeurs sentirent l'envie de raconter quelque chose de plus, et commencèrent à « lâcher des connaissances » sur le ghetto, leur vie de tous les jours, etc.

Les premiers groupes de rap avaient un style orienté vers la fête, les paroles étaient alors ponctuées d'onomatopées Old-School, plus musical de par la présence plus importante alors du DJ. Le rap évolue peu à peu vers un style plus conscient avec, tout d'abord, "The Message" de Grandmaster Flash et de Melle Mel. Plus tard, avec des groupes comme Public Enemy le discours se radicalise. Puis, enfin, la provenance de plusieurs rappeurs issus de gangs locaux produit le Gangsta Rap vers la fin des années 1980.

C'est quelques années plus tard que le style West Coast fut dévoilé au grand public avec le groupe Niggaz With Attitude (N.W.A.) et leur album Straight Outta Compton, ainsi que des groupes comme Compton's Most Wanted, Above The Law, South Central Cartel ou Cypress Hill.

Le premier MC, ou du moins celui qui est considéré comme tel, est Coke La Rock[6]. Parmi les autres rappeurs et groupes de rap marquant les prémices du rap, peuvent être cités : KRS-One, Grandmaster Flash, Run-DMC, MC Hammer, Beastie Boys, LL Cool J, Sugarhill Gang, Big Daddy Kane, Afrika Bambaataa, Last Poets ou bien encore Public Enemy, et en France : MC Solaar et les groupes IAM et NTM et Fonky Family.

Beatmaking[modifier | modifier le code]

Le beatmaking se fait souvent à l'aide de programmes ou de matériels spécialisés, même si au début le MC rappait sur la partie instrumentale d'une chanson passée en boucle. Le beat était donc composé à partir de samples de disques. Un beat peut être composé de trois sections : le bassline (la forme que prendra la basse dans l'instrumentale), la mélodie (la ligne principale, celle qui captera l'attention), et le drumline (sons de drums - « percussions »), mais la créativité est de mise et aucune règle n'est fixée.

Plusieurs beatmakers préfèrent utiliser des samples de diverses sources et les mixer pour créer une mélodie, mais il est tout autant possible de composer complètement.

On retient parmi les nombreux beatmakers qui ont influencé le hip hop: Will.I.Am, T-Pain, Ryan Leslie, DJ Premier, Pete Rock, Jay Dee, Rza, Dr Dre, Timbaland, Scott Storch, Pharrell Williams.

Human beatbox[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Human beatbox.

Le human beatbox représente plusieurs genres de musique créés en utilisant la voix, la gorge et le nez. Inventé par Doug E. Fresh, il a eu un grand succès dans les années 1980 avant de décliner pour revenir vers la fin des années 1990. Un des beatboxers les plus célèbres est Rahzel, ancien membre de The Roots, dont la chanson la plus célèbre est If your mother only knew (sur l'album Make The Music 2000) alliait « the beat and the chorus at the same time » (« le beat et la voix en même temps »).

Comme les autres disciplines de la culture hip hop, le beatbox connaît une résonance planétaire, de Killa Kela au Royaume-Uni, de Saïan Supa Crew à Ezra en France, aux Autrichiens de Bauchklang. De nombreux concours sont faits chaque année que ce soit en France ou ailleurs.

Hip hop soul[modifier | modifier le code]

Article détaillé : hip-hop soul.

Un genre à part entière, né de la fusion entre le chant soul ou R'n'B et la musique hip hop, qui est le point de jonction de la New Jack Swing et de la nu soul (ou neo soul). Mary J. Blige porte ainsi depuis ses débuts le titre de "Queen of Hip Hop soul" et également Erykah Badu que l'on surnomme "Queen of Neo-Soul".

Danse[modifier | modifier le code]

Le terme de breakdance vient des médias, le terme correct pour parler de cette danse est le b-boying. Les danseurs sont également appelés breakers ou B-boys (B-girls pour les danseuses), le B signifiant break.

En 1970, apparait le locking avec comme créateur Don Campbell. Il fera partie d'un groupe légendaire : les Lockers. L'émission de télévision Soul Train a été déterminante dans la diffusion de ses danses car cela a été la première fois qu'elles ont été visibles à la télévision.

À peu près au même moment en 1978, Boogaloo Sam invente le popping et le groupe Electric Boogaloo Lockers. Le locking et le popping sont plus communément appelés les funk-styles.

Fait son apparition une danse dans les années 1980 du hip hop freestyle à New York. Il a été vulgairement été appelé en France en 2003 « new style », terme commercial.

On le confond aussi avec le street jazz, appelé dans les studios de danse : LA style.

Groupes de référence :

  • New York : Elite Force
  • France : O'Trip House, Wanted, Ykanji, Section C, RAF…

Au même moment, toujours à New York, la house fait son apparition. Groupes de référence :

  • New York : Dance Fusion, Mawu
  • Japon : Alma
  • France : O'Trip House, Wanted, Ykanji
  • Londres : In da House
  • Montreal: New Energy, Flow Rock

C'est avant tout une danse de club, car elle est née dans les clubs, au moment où les minorités ethniques et gays subissaient de nombreuses ségrégations (voir Paris is Burning).

Aujourd'hui, ces danses se sont exportées dans le monde grâce à Internet, les événements de danse (battles) et les danseurs qui parcourent le monde pour les transmettre.

Graffiti[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Graffiti.
Un camion «graffé», à Paris.

Le graffiti est un phénomène omniprésent dans le paysage urbain. Le graffiti permet au graffeur (ou graffiti artist, ou "poseur") de se réapproprier son environnement, et de marquer son mobilier urbain. Toujours réalisé à l'aide de bombes aérosols, parfois d’aérographes, sa pratique nécessite adresse et entraînement et constitue une véritable technique artistique. Celle-ci fait intervenir de nombreuses notions plastiques (stylisation, géométrisation, équilibre, etc.) mais se trouve également en relation avec d’autres domaines artistiques (infographie, photographie, bande dessinée, etc.)

En tant que mode d'expression artistique, le graffiti est également porteur d'un message de révolte et d'affranchissement. Il représente souvent une recherche de reconnaissance, un défi à surmonter, ou un moyen exclusif d'expression[pas clair].

Le tag et le graffiti sont l'art de l'écriture, la représentation des lettres et des mots en respectant certains codes. De nombreux styles de tag et de graffiti sont nés de l'observation de polices de caractères d'imprimerie dans les journaux, les publicités, puis de leur modification en tentant de les rendre plus expressives, plus stylisées.

La différence entre le tag et le graffiti est une question de dimensions : le tag est une signature à une seule dimension, il n'est composé que de lignes, de lettres sans autre épaisseur qu'un trait. Le graffiti est aussi une signature, comme le tag, mais représentée en deux ou trois dimensions : un "i" en tag (une barre verticale surmontée d'un point par exemple) devient un rectangle surmonté d'un cercle, ou un parallélépipède surmonté d'une boule par exemple.

À partir de la représentation en 2D ou 3D du tag, les graffeurs ont ajouté des ornements à leurs lettres (couronnes par exemple), puis des personnages, des paysages, n'ayant d'autres limites que celles de la peinture, jusqu'à certains graffitis d'aujourd’hui, œuvres quasi-abstraites impossibles à déchiffrer pour un profane.

On remarque cependant un phénomène étonnant, la naissance naturelle d'un style local dans chaque pays du monde. On différencie ainsi facilement le style espagnol du style hollandais, allemand ou français. Il semble donc que le graffiti suive des règles de réalisation différentes selon les pays.

Style vestimentaire[modifier | modifier le code]

Le style vestimentaire hip hop n'est pas figé, il évolue avec le temps. Il a influencé la mode depuis son apparition et tout au long de son évolution (comme toutes les disciplines hip hop d'ailleurs).

Pour une bonne majorité, les personnes écoutant de la musique hip hop dans les années 1990-2000 s'habillent avec des pantalons de type jogging ou baggys, jeans larges porté généralement au niveau des fesses (en dessous ou au milieu) répandus chez les hommes. Les chaussures portées sont le plus souvent des baskets, mais également des chaussures de randonnée, à l'instar des chaussures de marque Timberland ou Caterpillar. Le port de la casquette, du bonnet ou du bandana est également répandu. Le style consistant parfois à l'incliner sur le côté ou en arrière. Certains portent également des chaînes plaqués or et/ou argent, appelés Bling-Bling (du son qu'émettent les chaînes en s'entrechoquant). Et pour les pulls le plus souvent ils portent des t-shirt amples et larges.

Certaines de ces phrases peuvent recenser quelques clichés.

Ce mode vestimentaire est généralement bien vu dans son milieu puisque très répandu au sein du mouvement hip hop.

Pourtant, cette tendance de porter des habits larges tend à disparaitre, de nombreux rappeurs laissent tomber les larges baggys, pour des pantalons plus serrés et des t-shirt à leur taille.

[réf. nécessaire]

Femmes dans le mouvement[modifier | modifier le code]

Bien que le hip hop fut tout d'abord investi par un milieu masculin, les femmes ont apporté, notamment dans la musique, un renouveau côté lyrical, mais aussi en termes de flow et de sujets abordés dans les chansons. Ainsi, elles sont peu à peu parvenues à se faire une place, malgré une infériorité numérique flagrante.

En revanche, l'image des femmes dans le paysage du rap est de manière générale peu flatteuse, en regard de certains clips musicaux où celles-ci apparaissent souvent en tenue légère, faisant ainsi ressortir un important sexisme. Ceci est d'autant plus flagrant dans le hip hop mainstream où les clips passant sur MTV (et consorts) jouent beaucoup avec des imageries sexistes type "salopes qui lavent des voitures". Tandis que les paroles de rap underground, bien qu'elles soient souvent sexistes (notamment usant d'un vocabulaire homophobe), évoquent aussi les "sœurs" et leur condition spécifique (violences conjugales, maternité, parloirs, etc.). Une conception de la solidarité exclue aujourd'hui du hip hop plébiscité par les grands médias mais qu'on retrouve, par exemple, chez LIM et les rappeuses qu'il a pu produire (notamment dans l'album Rap O Féminin, ou dans l'album solo de Mik'ya, Verda).

Aux États-Unis, des rappeuses telles que Elena Demilly, Baptiste Beugniet, Eve, Heather B, Bahamadia, Jean Grae, Missy Elliot, MC Lyte, Lauryn Hill, The Lady Of Rage ont prouvé que les femmes du hip hop n'ont rien à envier aux hommes, certaines faisant partie de groupes majoritairement masculins (Ruff Ryders, The Fugees, Digable Planets). En France, on peut citer les rappeuses Saliha (compilation Rapattitude vol. 1, ses deux albums Unique en 1992, et Résolument féminin en 1994), B Love (maxi Lucie et Rapattitude vol. 2), Melissa Kaulitz, Lady Laistee, Sté Strausz, Casey (proche du groupe La Rumeur), Keny Arkana, Diam's, Ek-tomb (dont une cousine des 2Bal), Sista Cheefa (ancienne rédactrice du fanzine Yours, et qui a marqué les esprits, bien qu'elle n'ait officiellement sorti qu'un seul titre, Les flammes de la colère, sur la compilation Lab'Elles, initiée par Barclay en 1996), Princess Aniès… Cette dernière fait également partie du groupe-duo mixte, Les Spécialistes. Doréa, alias SisDee, la Lady Jazzamufin bien que chanteuse à la base (jazz, soul, reggae…), rappe également, et se revendique comme faisant partie de la culture hip hop.

Valeurs du mouvement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Universal Zulu Nation.

Selon certains[Qui ?], le mouvement hip hop serait porteur du message d'Afrika Bambaataa et de la Zulu Nation[réf. nécessaire] qui a prôné les valeurs : « Peace, love, unity and having fun » (dont James Brown fera le titre d'une de ses chansons) soit « la paix, l'amour, l'unité et s'amuser », mais aussi le respect d'autrui ainsi que l'unité des peuples. Le hip hop est donc une culture pacifiste, prônant la pluriracialité, en dépit de la mauvaise image que les profanes en ont véhiculée par certains groupes de rap[réf. souhaitée].

Il existe de plus un élément implicite, contenu dans chacune des disciplines : le dépassement de soi. En effet, que ce soit dans la danse, le graffiti ou la musique, l'exécutant est invité à s'améliorer pour obtenir chaque fois un résultat meilleur, plus satisfaisant, et repousser ses propres limites chaque fois plus loin[7].

Ces valeurs universelles sont à l'origine historique du mouvement hip hop, même si l'ampleur et la diversification du mouvement rend certainement difficile, aujourd'hui, une analyse globale de valeurs.

Outre ces messages d'incitation au progrès de soi, les valeurs universelles du hip hop sont peut-être également à chercher dans la capacité du hip hop à faire évoluer, par ricochet, la société. En France, l'une des manifestations de la capacité du hip hop à faire évoluer la société est l'avènement du premier animateur de télévision noir en France, étape historique ; Il s'agit de Sidney, dont l'émission H.I.P. H.O.P. fut également la première au monde entièrement hip hop[NB 2].

Hip hop dans les festivals en France[modifier | modifier le code]

  • Paris Hip Hop à Paris annuel au mois de juin par Hip Hop Citoyen
  • Hip Cirq Hop à Bagneux (92) annuel au mois de juin par Le Plus Petit Cirque du Monde- Centre des Arts du Cirque et des Cultures Emergentes
  • L'Original à Lyon, annuel début avril
  • Juste debout à paris, annuel début mars
  • HIP OPsession à Nantes, annuel, printemps

The Hip Hop Declaration of Peace[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 2001, 300 activistes hip hop, dont KRS-One, ont présenté à l'ONU à New York la "déclaration de paix du hip hop" (The Hip Hop Declaration Of Peace)[8],[9]. Son premier principe définit le hip hop comme un terme décrivant une indépendante conscience collective.

La déclaration commence par ces mots :

« Cette Déclaration de paix du hip hop guide la culture hip hop de la violence à la liberté, et établit conseils et protection pour l'existence et le développement de la communauté internationale hip hop. À travers les principes de cette Déclaration de paix du hip hop, nous, la culture hip hop, sommes une fondation de santé, d'amour, de conscience, de richesse, de paix et de prospérité pour nous-mêmes, nos enfants et leurs petits-enfants, pour toujours. Pour la clarification du sens et de l'objet du hip hop, ou lorsque l'intention du hip hop est remise en question, ou lorsque surviennent des différends entre les parties concernant le hip hop; les hip hoppers ont accès aux conseils de ce document, la Déclaration de paix du hip hop, comme orientation, conseil et protection. »[8].

Hip hop dans les médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

De nombreux magazines ou journaux, dans le monde entier, font état de la culture du hip hop, par exemple Ego trip ou URB en font partie.

En France, les magazines sur le hip hop et le rap ont été très nombreux : l'Affiche, RER, Radikal, Get Busy (Magazine), The Source (magazine), Groove magazine, Rap Mag, Rap Us, 5styles, Don't Stop, Rap Addict, Planet Rap ... Tous ces derniers ont aujourd'hui disparu. Sont encore d'actualité deux magazines tels R.A.P R&B et DA VIBE qui a aussi sa webzine. A suivi une vague de médias gratuits, sur le net ou sur papier. Quant aux fanzines, à noter le retour de Down With This, dédié au hip hop français (1993/1999) sur le net depuis le 5 mai 2012.

Pour d'autres titres, voir aussi sur Wikipédia la Catégorie:Presse consacrée au hip hop.

Radio[modifier | modifier le code]

Le premier show de hip hop à la radio est le Mr. Magic's Disco Showcase, sur WHBI 105.9 FM, à New York, vers 1979[6].

En France, les radios libres sont apparues en 1981, date du premier mandat de François Mitterrand. Les premiers DJ français à avoir joué du rap sont les DJ funk de l'époque tels que Sidney (Radio 7) et Dee Nasty (Carbonne 14), suivi de Cut Killer entre autres. Radio Nova sera la radio de référence pour le hip hop. Au milieu des années 1990, des radios dites « généralistes », comme Skyrock, se sont ensuite « accaparé » ce mouvement, le réduisant progressivement à sa partie la plus « grand public ».

Des radios comme Générations (radio), Fréquence Paris Plurielle (à Paris) ou encore Booster (à Toulouse) proposent des émissions plus pointues sur le sujet. Radio libertaire avec l'émission Réveil hip hop (diffusant entre autres du rap politique).

Avec l'apparition d'internet, de nombreuses nouvelles émissions ont vu le jour entre 2005 et 2010. Fan de hip hop et webzines ont lancé leurs propres médias, tel que hip hop Session et son émission éponyme ou encore Welcome To The G Point sur Common Wave Radio[10].

Télévision[modifier | modifier le code]

France :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Thomas Holzer, Le Hip-hop aux États-Unis : des identités multiples, Institut Politique d'Aix-en-Provence, 2010 (mémoire)
  • Louis Jesu, Sociogenèse de l’émergence du hip-hop dans la région parisienne (1981-1988), (mémoire de Master 2, ENS), 2010.
  • Hugues Bazin, La culture hip-hop, Desclée De Brouwer, Paris, 1995 (nombreuses rééditions), 305 p. (ISBN 2-220-03647-2)
  • Thomas Belin, Petite histoire politique du Hip-hop, Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, 2007 (mémoire de Master professionnel 2)
  • Sylvain Bertot, Rap, Hip-hop : Trente années en 150 albums de Kurtis Blow à Odd Future, Le Mot et le Reste, 2012, 384 p. (ISBN 978-2-3605-4051-8)
  • Thomas Blondeau et Fred Hanak, Combat rap : 25 ans de hip-hop : entretiens, Le Castor astral, Bordeaux, 2007, 214 p. (ISBN 978-2-8592-0713-7)
  • Olivier Cachin, Hip hop : l'authentique histoire en 101 disques essentiels, Scali, 2007, 563 p. (ISBN 978-2-35012-189-5)
  • Jeff Chang, Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop (Broché), Allia, 2006, 665 p. (ISBN 2-844-85229-7)
  • Denis-Constant Martin (dir.), Quand le rap sort de sa bulle. Sociologie politique d'un succès populaire, Éd. Mélanie Seteun, Bordeaux, 2010. Premier ouvrage de sociologie et de musicologie consacré à l'artiste et à son impact dans la société française.
  • Sheyen Gamboa, "hip hop, l'histoire de la danse" préfacé par Joeystarr Editions Scali, 2008
  • Isabelle Kauffmann, Génération du hip-hop : danser au défi des assignations, université de Nantes, 2007 (thèse de sociologie)
  • Didier Stiers, Flashback : histoire(s) de la danse hip hop en Belgique, Éditions Couleur livres, Charleroi ; Lezarts urbains, Bruxelles, 2007, 143 p. (ISBN 978-2-87003-478-1)
  • David Dufresne, Yo ! révolution rap, les éditions Ramsa, 1991, 160 p. (ISBN 2-859-56914-6)
  • Christian Béthune, Le rap - Une esthétique hors la loi, Collection mutations, Autrement, 2003, 245 p (ISBN 2-7467-0384-X)
  • Gérôme Guibert & Emmanuel Parent (dir.), Dossier Hip hop, Volume ! (n°3-2), Bordeaux, Éditions Mélanie Seteun, 2004 (consultable ici).
  • Yvan Tessier, Paris art libre dans la ville, Éditions Hersher, 1991 (ISBN 2-7335-0195-X)
  • Henry Chalfant and James Prigoff, Spraycan Art, Thames and Hudson, 1987 (ISBN 0-500-27469-X)
  • MPG Art, La rue aux artistes, éditions Guillaume Garouste Ategalore, 2004 (ISBN 2-9523191-0-3)
  • S.H. Fernando Jr, The new beats : musique,culture et attitudes du Hip-Hop, éditions de L'éclat, 2008 (ISBN 978-2-84162-174-3)
  • Atlas juniors "la musique"

Magazines[modifier | modifier le code]

  • All that sheet/libre zulu n4, "Histoire du mouvement hip hop en Europe", fanzine francophone, 1993.
  • Get Busy (Magazine) (Sear ...), fanzine francophone.
  • Down With This (Nobel ...), fanzine francophone. De retour depuis le 5 mai 2012 sur www.downwiththis.fr
  • Rapport de forces, fanzine francophone.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Style Wars, par Henry Chalfant et Tony Silver (1983).
    Documentaire traitant du graffiti sur les trains à New York dans les années 70 et début 80.
  • Scratch, par Doug Pray (2001).
    Documentaire sur la culture hip-hop et les disc jockeys.
  • La face B du hip-hop, par Mouloud Achour et Ariel Wizman (2003)
    Etat des lieux de la culture hip hop et du "rap business". Des Etats-Unis à la France.
  • Hip Hop com dendê (2005), par Fabíola Aquino et Lílian Machado
  • Rize, par David LaChapelle (2005) .
    Documentaire sur le Krump (ou Clowning), son histoire, ses origines, son développement.
  • The Furious Force of Rhymes, par Joshua Atesh Litle (2010).
    Documentaire sur le rap à travers le monde.
  • Paris HipHop 2011, par Paul Florent (2011).
    Ce documentaire décrypte le lien entre Paris et le mouvement hip hop et dresse le bilan de trente années d'activité dans la métropole[11].
  • Les Clippeurs, par Dimitri Danvidé et Thomas Romain (2013).
    Documentaire de 90 minutes dressant un bilan du marché du vidéoclip hip-hop en France. Rencontre avec des réalisateurs, artistes et spécialistes[12].
  • Style Wars 2, par Veli Silver et Amos Angeles (2014).

Fictions[modifier | modifier le code]

Bien sûr, ce film ne porte pas sur le Hip-Hop. Néanmoins, il a inspiré Kevin Donovan dans le choix de son pseudonyme : Afrika Bambaataa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Note

  1. Extrait du commentaire de la chaîne musicale MCM à propos de la compile de Sidney :
    « on peut dire aujourd'hui que Sidney est le papa du hip hop français. Concepteur de l'émission H.I.P. H.O.P. en 1984 (1re émission rap au monde diffusée à l'époque le dimanche à 14 h 00 avant Starsky & Hutch), ce Dj/rappeur/breakeur extravagant fait découvrir cette nouvelle tendance américaine aux Français, à peine remis de la vague disco, et crée des vocations (Joey Starr, Passi, Stomy Bugsy…) »
  2. a et b Extrait d'un commentaire, sur l'histoire du hip hop, diffusé par l'université de Lyon, Université Lumière Lyon 2 : « Dès le début des années 80, le phénomène s'exporte, notamment en France où les jeunes des banlieues de grandes villes telles que Paris et Marseille sont les premiers « touchés ». L'apparition des radios libres permettra à la musique hip hop de se propager. Mais c'est en 1984 et la diffusion sur TF1 d'une émission devenue culte, sur la culture hip hop, que ce mouvement va se répandre partout en France : il s'agit de H.I.P-H.O.P présentée par Sydney, Dj antillais amateur de funk, qui deviendra par la même occasion le premier animateur noir de la télévision française. Dès lors et grâce à cette médiatisation, le hip hop devient populaire en France. »
  3. Par ailleurs, le "Festival l'Original 84-04" avait précisément choisi de fêter les 20 ans de l'arrivée du hip hop en France en 2004, par référence à Sidney et "H.I.P-H.O.P"

Références

  1. Writers : 20 ans de graffiti à Paris - 1983-2003, Résistance films, 2004.
  2. Pierre-Antoine Marti, Rap 2 France. Les mots d'une rupture identitaire, Éditions L'Harmattan,‎ 2006, p. 89
  3. H.I.P H.O.P - L'émission Mythique de Sidney
  4. (fr) Festival l'Original 84-04 : 4 jours de hip-hop sur Lyon
  5. Pierre-Antoine Marti, op. cité, p. 90
  6. a et b Ego trip's book of rap lists, p. 19
  7. http://www.music-addict.co/hip-hop.html
  8. a et b (fr) (fr) Site officiel de The Hiphop declaration of peace
  9. (en) The Hiphop declaration of peace présentée à l'ONU le 16 mai 2001]
  10. voire www.commonwave.com/?p=406
  11. « Paris hip hop 2011 », Télérama,‎ 30 décembre 2011
  12. « Dans l'intimité des Clippeurs à travers un documentaire », Konbini,‎ 9 janvier 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]