Hindou Kouch

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36° 30′ N 71° 00′ E / 36.5, 71

Hindou Kouch
Carte topographique de l'Hindou Kouch.
Carte topographique de l'Hindou Kouch.
Géographie
Altitude 7 708 m, Tirich Mir
Massif Himalaya
Administration
Pays Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan
Drapeau du Pakistan Pakistan

L'Hindu Kush ou Hindou Kouch (persan : هندوکش, hindi : हिन्दु कुश) est une chaîne de hautes montagnes en Afghanistan et au Pakistan.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom signifierait « qui tue les Hindous », koush ou kôsh étant la racine du verbe koshtan qui en persan signifie « tuer, égorger ». Une autre interprétation avancée serait « qui arrête les Hindous »[réf. souhaitée], c'est-à-dire la chaîne de montagnes qui borde l'Inde.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

L'Hindou Kouch est une chaîne de hautes montagnes. Quoique centrée sur l'Afghanistan, elle déborde, à l'est, sur le Pakistan. Traversée par l'antique Route de la soie, son plus haut sommet est le Tirich Mir (7 708 mètres d'altitude).

En fait l'Hindou Kouch fait partie avec les Himalayas d'un ensemble montagneux plus vaste encore que l'on désigne par Aire Hindu Kush-Himalaya (HKH), laquelle comprend outre les chaînes de l'Hindou-Koush et du Pamir, celles du Karakoram qui prolonge la chaîne himalayenne à l'ouest.

Ce vaste ensemble chevauche huit pays et abrite plus de 140 millions de personnes.

Géologie[modifier | modifier le code]

L'aire Hindou-Kouch-Himalaya est le résultat de la collision des plaques indo-australienne et eurasienne. Cette collision a commencé au crétacé supérieur (il y a environ 70 millions d'années), la plaque indo-australienne, qui se dirigeait vers le nord à la vitesse de 15 centimètres par année, ayant heurté la plaque eurasienne. L'océan Téthys, qui les séparait, a totalement disparu il y a environ 50 millions d'années. La plaque indo-australienne continue à se déplacer à la vitesse constante d'environ 5 centimètres par année, s'enfonçant sous la plaque eurasienne et provoquant ainsi l'élévation de l'HKH et de ses hauts-plateaux septentrionaux en Afghanistan, Iran, Tibet, etc.

L'Inde se comporte ainsi comme un poinçon qui emboutit et qui déforme la lithosphère asiatique sur plus de 3 000 kilomètres au nord de l'HKH.

Si les hauts-plateaux sont coupés par de grandes failles qui absorbent, en partie, cette déformation, cette intense activité tectonique ne va pas sans rendre la région très active du point de vue sismique. D'ailleurs, des séismes historiques de magnitude 8 et plus sont documentés sur les fronts sud et nord de l'HKH, donc par exemple tant en Inde qu'en Iran ou Afghanistan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Grecs et les Macédoniens lui donnaient le nom de « Paraponisades » qui comprenaient les antiques régions de Bactriane, région située entre les montagnes de l'Hindou-Koush et la rivière Amou-Daria, et de Sogdiane.

Elles furent franchies par Alexandre le Grand au printemps de l'année 329 av. J.-C. à la poursuite de l'assassin de Darius III, le satrape Bessos, puis de nouveau en 327 av. J.-C. lorsqu'il se dirigea vers la vallée de l'Indus.

Ibn Battûta, qui traverse la région vers 1333, signale qu'« il y a au milieu de la route une montagne nommée Hindou-Kouch, c'est-à-dire qui tue les Hindous, parce que beaucoup d'entre les esclaves mâles et femelles que l'on emmène de l'Inde meurent dans cette montagne à cause de la violence du froid et de la quantité de la neige »[1].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voyages d'Ibn Batoutah, traduction par M. Defrémery, Paris, Thunot, 1848, vol. I, p. 156