Hillion

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Hillion
Image illustrative de l'article Hillion
Blason de Hillion
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Langueux
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Brieuc
Maire
Mandat
Yvette Doré
2008-2014
Code postal 22120
Code commune 22081
Démographie
Gentilé Hillionnais, Hillionnaise
Population
municipale
4 082 hab. (2009[1])
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 51″ N 2° 40′ 03″ W / 48.5141666667, -2.667548° 30′ 51″ Nord
       2° 40′ 03″ Ouest
/ 48.5141666667, -2.6675
  
Altitude 25 m (min. : 0 m) (max. : 86 m)
Superficie 24,76 km2
Localisation

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Hillion [iljɔ̃] (Helion en breton) est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Hillionnais (Hilionad (Hilioniz), Hilionadez (-ed) en breton).

Sommaire

Géographie [modifier]

Située au fond de la baie de Saint-Brieuc, Hillion présente les caractéristiques d'une presqu'île entourée par la Manche avec à l'ouest l'anse d'Yffiniac, au nord la baie et à l'est l'anse de Morieux dans lequel se jette le Gouessant. Sans grand relief, Hillion est traversé en plus du Gouessant par l'Évron et le Cré.

Avec un littoral d'environ 13 km, Hillion est au cœur de la zone humide d'intérêt international que constitue la baie de Saint-Brieuc, classée réserve naturelle le 28 avril 1998. La maison de la baie est située sur la commune à proximité de la plage de l'Hôtellerie.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Hillion
Morieux
Hillion Coëtmieux
Yffiniac Pommeret

Urbanisme [modifier]

Morphologie urbaine [modifier]

La commune regroupe deux bourgs Hillion et Saint-René qui regroupent 45 % de la population communale. La majorité de la population est dispersée sur une dizaine de hameaux : La Granville, Les Quilles, Lermot, Fortville, Les Ponts-Neufs, Pissoisson, Licantois, Licellion, Les Grèves, Carquitté.

Logements [modifier]

En 2009, les 1904 logements de la commune sont à 88,8 %[2] des résidences principales, uniquement des maisons. Les habitants sont majoritairement propriétaires (79,8 %) et 18,8 % sont locataires.

Plus de la moitié (57,3 %) des ménages en 2009 occupent leur résidence principale depuis dix ans ou plus. Sur le total des 1691 résidences principales, 986 (58,3 %) possèdent plus de cinq pièces. Le nombre moyen de pièces se situe à 4,8 en 2008. La très grande majorité des résidences (98,3 %) possèdent une salle de bain disposant d'une baignoire ou d'une douche. 81,1 % des résidences possèdent au moins un emplacement de stationnement et 89,8 % des ménages sont équipés d'au moins une automobile.

Entre 1999 et 2009, le nombre de logements est passé de 1617 à 1904 soit une augmentation de 287 logements. Sur la même période, le nombre d'habitants a augmenté de 3786 à 4082, soit un solde de 296 habitants. L'explication de ces chiffres proches (1 habitant par logement) n'est pas lié à une augmentation du nombre de résidences secondaires (de 122 à 146, +24), mais à l'évolution de la taille des ménages 27 % de ménage à 1 personne en 2009.

Projets d'aménagement [modifier]

En mars 2012, le projet de plan locale d'urbanisme a été présenté. La loi littoral s'appliquant sur la commune, les futurs lotissements seront situés sur les bourgs d'Hillion et de Saint-René.

Histoire [modifier]

Selon certaines sources,[Lesquelles ?] le nom de la commune viendrait du nom du camp romain qui y était installé, Iliacus Roboris (camp du Rouvre), sur les lieux de l'actuelle ferme de Carbien, qui en garde la forme générale et une enceinte fortifiée avec des tours d'angle, plus récentes, mais construites sur les anciennes limites du camp.

Les traces d'habitation sont cependant bien plus anciennes, comme en témoigne le menhir de Carquitté.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1948 1989 Ernest Gaillard    
1989 1995 Françoise Hébert    
1995 2008 Claude Campion    
2008 2014 Yvette Doré Divers gauche Directrice générale des services
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Hillion depuis cette date :

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 773 1 627 1 857 2 430 2 518 2 527 2 700 2 873 2 748
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 708 2 710 2 649 2 553 2 638 2 648 2 666 2 644 2 723
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 589 2 473 2 317 2 029 1 971 1 953 1 950 1 957 2 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2009
2 122 2 235 2 858 3 232 3 591 3 786 4 001 4 031 4 082
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[3] et Insee[2]
Évolution démographique de 1793 à 2009

Économie [modifier]

Revenus de la population et fiscalité [modifier]

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 997 €[4], ce qui place Hillion au 6 600e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole, et le revenu net imposable moyen s'élevait à 24 621 €[4]. Au sein de la commune, 62,4 % des foyers fiscaux étaient imposables[4]. Les revenus déclarés étaient pour 60,7 % des revenus salariés, pour 24,4 % des pensions, retraites et rentes et pour 10,2 % des revenus non salariés[5].

Activités économiques [modifier]

La mytiliculture est une activité importante puisque 10 % des moules françaises, soit environ 3 000 à 4 000 tonnes, sont issues de la production hillionnaise. Il s'agit d'une production par élevage sur bouchots situés à l'est de la Pointe des Guettes. L'accès à la zone est située sur la plage de Bon Abri. Les espèces présentes sont la Mytilus galloprovincialis, adaptée au climat, et la Mytilus edulis.

L'activité agroalimentaire est présente sur la commune avec le société Jean Stalaven.

Culture locale et patrimoine [modifier]

L'enseigne d'une ancienne hôtellerie à Hillion (Coll. E. Hamonic, St.-B.)
Viaduc des Ponts-Neufs en construction
Croix de Bonabry
  • Le Colombier
  • Le viaduc des Pont-Neufs
  • Le Pont-Roland
  • L'église Saint-Jean-Baptiste  Inscrit MH (1970)
  • L'ancienne église paroissiale Saint-Ronan, à Saint-René[6]
  • La Croix de Bonabry  Classé MH (1951)
  • Le Calvaire
  • Le menhir de Carquitté
  • La fontaine Saint-Maur
  • La chapelle Saint-Laurent
  • La centrale hydroélectrique et le barrage du Pont-Rolland
  • Les châteaux de Bonabry et des Marais
  • Le château des Aubiers  Inscrit MH (2007)
  • La chaussée romaine des Ponts-Neufs
  • "les grêves d'Hillion" endroit de vacances préféré de Bernard Thibault secrétaire général de la CGT
  • le manoir de Licantois

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
De gueules à la bande d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Villa de Georges Palante
  • saint Ronan (dont le nom a été francisé en saint René) aurait vécu un temps dans la commune (d'où l'église Saint-Ronan et l'ancienne paroisse de Saint-René)[7].
  • Le père Tanguy, marchand de couleurs de Vincent Van Gogh et portraituré par lui, était marié à une native d'Hillion.
  • Le philosophe Georges Palante (° 1862 – † 1925), « nietzschéen de gauche », avait sa résidence secondaire à La Grandville, commune d'Hillion. C'est là qu'il s'est suicidé le 5 août 1925. Il est enterré dans le cimetière d'Hillion et la nouvelle salle porte son nom.
  • Hillion est aussi chère au cœur de plusieurs personnalités, notamment de Louis Guilloux, Jean Grenier, Raymond Hains.
  • Le footballeur Patrice Carteron (entraîneur de Dijon Football Côte d'Or ) y a vécu.
  • L'historienne de renom Yannick Hillion, spécialiste des chartes des chanoines bretons du Bas Moyen-Age. (Ouvrages consultables au CRBC ; contact: Jean-François Simon).

Jumelage [modifier]

Transports [modifier]

Hillion est relié au reste de l'agglomération grâce à la ligne 60 des Transports urbains briochins (TUB).

Galerie [modifier]

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Archives [modifier]

  • Pièces justificatives d'une requête au Conseil d'État de Jean-Baptiste Lefebvre, conseiller au parlement de Bretagne, pour la construction d'une digue entre la côte d'Hillion et celle de Cesson, près de Saint-Brieuc, 1759-1763. (Procès-verbal de visites des juges et ingénieurs de l'Amirauté de Saint-Brieuc, 1762). Cote 15 J 189 > Fonds de Langle (15 J), Archives I&V.

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]