Hilla

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Al-Hilla
Al-Hillah, Hillah, Hilla
(ar) الحلة
Image illustrative de l'article Hilla
Administration
Pays Drapeau de l'Irak Irak
Province Babil
Démographie
Population 511 013 hab. (2008 estimation)
Géographie
Coordonnées 32° 29′ 00″ N 44° 26′ 00″ E / 32.483333, 44.43333332° 29′ 00″ Nord 44° 26′ 00″ Est / 32.483333, 44.433333  
Altitude 37 m
Localisation

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Al-Hilla

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Al-Hilla
Sources
« Index Mundi »

Al-Hilla[1] (également écrit Hilla, Al-Ḩillah ou Hillah) est une ville du centre de l'Irak, située sur l'Euphrate, à 100 km au sud de Bagdad. Sa population est estimée à 364 700 habitants en 1998. C'est la capitale de la province de Babil. Elle est située près des antiques cités de Babylone, Borsippa et Kish, dans une région principalement agricole intensivement irriguée grâce à l'eau pompée directement dans le fleuve. On y produit une grande variété de céréales, de fruits et de matières textiles.

La ville de Hilla fut un temps un centre religieux d'éducation chiite. La tombe d'Ézéchiel, prophète de l'Ancien Testament, est située dans un village des environs. La ville, fondée en 1101, devint un centre administratif important sous les empires ottoman et britannique.

La ville fut le théâtre de combats meurtriers en 1920, lorsque 300 soldats britanniques du Manchester Regiment y furent massacrés. C'est par ailleurs le lieu de naissance de Mohammed Said al-Sahhaf, emblématique ministre de l'information irakien lors de l'invasion de l'Irak en 2003.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Hilla fut la scène d'affrontements relativement violents lors de la troisième Guerre du Golfe, essentiellement autour du 1er avril 2003. Les forces irakiennes composées de la Division Medina et de la garde républicaine irakienne subirent la perte, difficile à préciser, de plusieurs centaines de soldats lors d'un combat féroce les opposant aux soldats des États-Unis. Après cette bataille, les soldats de l'US Army se dirigèrent vers Bagdad, laissant à l'US Marine Corps le soin de pacifier Hilla.

Peu après l'invasion, de nombreux autochtones ont révélé et situé la présence d'un charnier près d'Hilla, contenant les corps de milliers d'Irakiens assassinés par les forces de sécurité de Saddam Hussein, en répression du soulèvement populaire dirigé contre son gouvernement, en 1991. Ce sont les citoyens et les membres locaux de l'ORHA qui ont exhumé les corps des victimes du massacre.

La première division de US Marines a établi une base dans l'un des palais de Saddam Hussein, situé à environ 1,5 kilomètre au nord d'Hilla, érigé sur le site historique de Babylone ; sa construction avait fait disparaître des vestiges archéologiques de la ville antique.

La 372e compagnie américaine de police militaire s'efforça de faire appliquer la loi et l'ordre et s'occupa de l'entraînement des forces de police irakienne dans la ville, de juin 2003 à octobre 2003; elle fut par après chargée de la surveillance de la prison d'Abu Ghraib.

La ville, relativement paisible quelques temps après l'invasion, fut très vite le théâtre de nombreuses attaques à la bombe. En février 2004, les insurgés échouèrent dans l'attaque au camion piégé d'un camp contrôlé par les troupes polonaises. Un attentat très meurtrier à la voiture piégée eut lieu dans cette ville le 28 février 2005, causant la mort de 125 personnes à l'extérieur d'un hôpital. Le 30 mai 2005, deux kamikazes tuèrent 31 personnes (nombre d'entre elles appartenaient aux forces de police) et en blessèrent 108 autres.

La ville possède une bonne équipe de basket-ball, qui a gagné le premier championnat national de l'ère post-Saddam.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. arabe : الحلة (al-ḥilla)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]