Hildegart Rodríguez Carballeira

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Hildegart Rodríguez Carballeira (Madrid, 9 décembre 1914, † 9 juin 1933 à Madrid) enfant prodige conçue et élevée exclusivement par sa mère qui l’a ensuite assassinée. Sa mère Aurora Rodríguez Carballeira a programmé instruction et éducation de la petite fille en vue de créer la « femme moderne accomplie ». Hildegart a été militante féministe et socialiste, elle a appartenu au PSOE et à l’UGT [1].

Hildegart, née à Madrid le 9 décembre 1914, décédée le 9 juin 1933 à Madrid, s'est révélée comme un prodige alors qu'elle était encore une petite fille, sa mère l'avait conçue comme un modèle de femme pour l'avenir. À trois ans elle savait déjà écrire et à huit ans elle parlait six langues. Elle termina ses études de Droit à 17 ans et fut un membre très actif du parti socialiste espagnol puis du Parti Fédéral. Alors qu'elle commençait à être connue internationalement et devant son intention de ne pas suivre le projet de vie que sa mère avait imaginé pour elle, celle-ci tira quatre coups de feu sur elle pendant son sommeil et la tua.

Enfance[modifier | modifier le code]

Hildegart fut conçue à Ferrol par la socialiste Aurora Rodríguez Carballeira d'un père biologique qu'elle n'avait choisi que dans cette intention. Dès qu'elle fut enceinte elle s'installa à Madrid, où Hildegart naquit au numéro 3 de la rue Juanelo. Entre autres idées particulières Aurora était convaincue que les enfants ne devaient pas être inscrits au registre des naissances ; ce qu'elle fit malgré tout avec retard, le 29 avril suivant ; auparavant, le 23 mars, elle avait fait baptiser sa fille bien qu'elle fût une athée militante.

Sur son extrait de naissance elle figure sous le nom complet de Hildegart Leocadia Georgina Hermenegilda Marie del Pilar Rodriguez Carballeira, bien qu'elle n'ait jamais utilisé que le premier prénom. Sa mère a toujours dit que Hildegart signifiait « Jardin de Sagesse » en allemand, mais rien ne justifie une telle affirmation (même si elle pourrait signifier vierge héroïque, qui aide dans les batailles, mais au prix d'une graphie incorrecte). Jusqu'à l'âge de quatre ans elle reçut des visites de son père, jusqu'à ce qu'Aurore commençât à trouver son influence néfaste et lui interdit de revenir.

La militante[modifier | modifier le code]

Elle était encore très jeune quand elle commença à travailler activement au parti socialiste espagnol et à l'UGT, trouvant un vaste appui dans la base, bien qu'elle fût regardée avec méfiance par les dirigeants qui essayaient de la faire paraitre en public le moins possible. La publication en 1932 d'une lettre au journal La Libertad, dans laquelle elle critiquait sévèrement une alliance possible du parti socialiste espagnol avec un candidat réactionnaire, provoqua son expulsion. Après quoi elle adhéra au Parti Fédéral et ne cessa de dénoncer les pistonnés du socialisme.

La révolution sexuelle[modifier | modifier le code]

Hildegart fut l'une des personnes les plus actives de son temps du mouvement pour la réforme sexuelle en Espagne, et elle eut des contacts avec l'avant-garde européenne à ce sujet, entretenant une correspondance avec Havelock Ellis, qu'elle traduisit. Quand se fonda la Ligue Espagnole pour la Réforme Sexuelle présidée par le docteur Gregorio Marañón on la choisit sans hésitation comme secrétaire. Elle publia de nombreux textes, entre autres la monographie La Révolution Sexuelle qui se vendit à 8 000 exemplaires, seulement à Madrid, dans la première semaine qui suivit sa publication. Elle entretint une ample correspondance avec des personnalités européennes de l'époque, entre autres H. G. Wells, qu'elle accompagna longuement quand il visita Madrid. L'intention qu'il avait de l'emmener à Londres comme secrétaire, supposait qu'elle se séparât de sa mère et développât son propre potentiel, en fait, alimenta la paranoïa d'Aurore qui voyait autour de sa fille des conspirations.

La fin[modifier | modifier le code]

Bien que dans son temps eussent paru différentes théories, entre autres une relation qu'on lui supposait avec Abel Vilella, ce qui semble le plus probable et coïncide avec le récit de sa mère, c'est que la détérioration de la relation entre les deux femmes était profonde, surtout en raison des progrès de la paranoïa chez la mère. Hildegart essaya quelquefois de se séparer d'elle, à quoi sa mère répondait par des menaces de suicide. Quand cette dernière vit que sa famille n'acceptait pas son projet elle décida de détruire sa fille : « Le sculpteur détruit son œuvre, dès qu'il a découvert en elle la moindre imperfection". Une nuit, alors qu'Hildegart dormait, elle lui tira trois coups dans la tête et un autre au cœur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mulleres destacadas de Galicia, Enrique Alvarellos 1993 ISBN et Dicionario de Mulleres galegas Aurora Marco 2007 Edicions A Nosa Terra – 1ère édition mars 2007

Source[modifier | modifier le code]

Ses écrits[modifier | modifier le code]

  • La rebeldía sexual de la juventud Madrid: Javier Morata 1931. Reedité avec un prologue de Eduardo de Guzmán. Editorial Anagrama, Barcelona, 1977. 262 pp. ISBN 84-339-1302-6
  • Profilaxis Anticoncepcional, Valencia 1931
  • Malthusimo y neomalthusismo, Madrid 1932
  • ¿Se equivocó Marx?, Madrid, Edición Novela Proletaria, 1932
  • ¿Quo vadis, burguesía?, Madrid, Edición Novela Proletaria, 1932
  • El problema sexual tratado por una mujer española Madrid, Ediciones Morata, pp. ISBN 84-7112-057-7
  • Métodos para evitar el embarazo. (Maternidad voluntaria) Zaragoza, Guara, p. ISBN 84-85303-04-0 Epuisé

Œuvres inspirées par sa vie[modifier | modifier le code]

  • Aurora de sangre (Vida y muerte de Hildegart) Eduardo De Guzmán 1972 Editorial Mundo Actual.
  • Aurora de sangre o la virgen roja Rafael Azcona Jet Films 1977. Scénario du film de Fernán Gómez basé sur le roman de Eduardo de Guzmán
  • La virgen roja Fernando Arrabal, Barcelone, Seix Barral, 1987.
  • et le film Mi hija Hildegart (Fernando Fernán Gómez, 1977)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A mi no me doblega nadie: Aurora Rodríguez, su vida y su obra (Hildegart) - Rosa Cal Mártinez - Sada : Ediciós do Castro, D.L. 1991. C'est une biographie de la mère de Hilsegart ISBN 84-7492-542-8
  • Hildegart, la virgen roja Joan Llarch, Barcelona : Producciones editoriales, 1979. 155 p.
  • El manuscrito encontrado en Ciempozuelos Guillermo Rendueles Endymion, 1989 ISBN 84-7731-023-8. Etude du cas clinique de sa mère Aurora durant son séjour à la clinique psychiatrique Ciempozuelos où elle a été internée par transfert de la prison, et ou elle est décédée.
  • De Pepito Arriola a Hildegart Francisco Martinez López et Ventura Ferrero Delso, sociedad de Cultura Valle-Inclán, Ferrol ISBN 84 95289 77 6
  • Mi querida hija Hildegart Maria del Carmen Domingo Soriano, éditeur Destino, 2008, Barcelone, ISBN 978-84-233-4028-6