Highway of Death

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Highway of Death
Véhicules militaires irakiens détruits ou abandonnés.
Véhicules militaires irakiens détruits ou abandonnés.
Informations générales
Date 25-27 février 1991
Lieu route entre le Koweït et Bassora (Irak)
Issue Victoire décisive de la Coalition
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
Flag of Iraq (1991-2004).svg Irak
Pertes
aucune 3 000 à 10 000 soldats tués
2 000 capturés
1 800 à 2 700 véhicules détruits
Guerre du Golfe (1990-1991)
Batailles
Invasion irakienne du Koweït :

Bataille des ponts · Prise du palais Dasman · Bataille de l'île de Failaka · Vol 149 British Airways

Intervention des forces de la Coalition :

Opération Artimon · Busiris · Salamandre · Daguet · Bataille d'Ad-Dawrah · Bataille de Khafji · Bataille au large de Bubiyan · Bataille de Hafar Al-Batin · Opération Bouclier du désert · Tempête du désert · Highway of Death · Bataille de 73 Easting · Medina Ridge · Aérodrome de Jalibah · Bataille de Norfolk

Incidents après le cessez-le-feu :

Bataille de Rumaila · Aérodrome de Safwan

Coordonnées 29° 23′ 03″ N 47° 39′ 06″ E / 29.3842, 47.651829° 23′ 03″ Nord 47° 39′ 06″ Est / 29.3842, 47.6518  

La Highway of Death (« Autoroute de la mort ») fait référence à une route entre le Koweït et Bassora (Irak), sur laquelle les unités de l'armée irakienne qui se repliaient ont été attaquées et détruites par des avions américains au cours de l'offensive de la Coalition lors de la guerre du Golfe, dans la nuit du 26 au 27 février 1991 puis par des forces terrestres (notamment par la 24e division d'infanterie mécanisée des États-Unis) le 2 mars 1991[1].

L'autoroute de la mort est officiellement connue comme l'autoroute 80, et va de Koweït City à la frontière, aux villes frontalières de Abdali et Safwan, puis à Bassora.

Historique et controverse[modifier | modifier le code]

Chars irakiens T-54 ou T-55 détruits.

Ceci entraîna la destruction de centaines de véhicules (les estimations vont de 1 800 à 2 700 véhicules détruits) et la mort d'un nombre inconnu de soldats et de civils irakiens (de 300 à des dizaines de milliers selon les sources). Les scènes de carnage sur la route sont quelques-unes des images les plus reconnaissables de cette guerre et pourraient avoir contribué à la résolution de la guerre peu après.

L'autoroute avait été minée puis bombardée par l'US Air Force, entraînant ainsi la destruction de nombreuses colonnes de l'armée régulière et de la garde républicaine irakienne sans aucune riposte irakienne.

Ces attaques ont été fortement critiquées et médiatisées, étant considérées comme des violations des Conventions de Genève de 1949. Le Parti du monde des travailleurs américain, qui soutenait le régime de Saddam Hussein, avance ainsi que des dizaines de milliers d'Irakiens ont été tués dans des « crimes de guerre les plus atroces de l'histoire contemporaine[2]  ».

La diffusion de ces images par les médias ont poussé le président américain George H. W. Bush à déclarer la cessation des hostilités le 28 février. Selon les estimations du Defense Intelligence Agency, 70 000 à 80 000 soldats irakiens seraient en revanche parvenu à s'échapper à Bassora[3].

Conséquences[modifier | modifier le code]

La route a été réparée à la fin des années 1990, et a été utilisée à nouveau lors de l'opération liberté irakienne de 2003 par la Coalition.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) XVIII AIRBORNE CORPS DESERT STORM CHRONOLOGY March 1991
  2. (en) Ramsey Clark, WAR CRIMES A Report on United States War Crimes Against Iraq to the Commission of Inquiry for the International War Crimes Tribunal. Maisonneuve Press. p. 90
  3. (en) Hammurabi Division (Armored), GlobalSecurity.org

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Liens externes[modifier | modifier le code]