Hideki Tōjō
| Hideki Tōjō 東條 英機 |
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| Fonctions | |
|---|---|
| 27e Premier ministre du Japon | |
| 18 octobre 1941 – 22 juillet 1944 | |
| Monarque | Hirohito |
| Prédécesseur | Fumimaro Konoe |
| Successeur | Kuniaki Koiso |
| Ministre de la guerre | |
| 22 juillet 1940 – 22 juillet 1944 | |
| Premier ministre | lui-même |
| Prédécesseur | Shunroku Hata |
| Successeur | Hajime Sugiyama |
| Ministre des affaires intérieures | |
| Octobre 1941 – Février 1942 | |
| Premier ministre | lui-même |
| Prédécesseur | Harumichi Tanabe |
| Successeur | Michio Yuzawa |
| Novembre 1942 – Janvier 1943 | |
| Premier ministre | lui-même |
| Prédécesseur | Michio Yuzawa |
| Successeur | Michio Yuzawa |
| Ministre des Affaires étrangères | |
| 1942 – 1942 | |
| Prédécesseur | Shigenori Tōgō |
| Successeur | Masayuki Tani |
| Ministre de l'éducation | |
| 1942 – 1942 | |
| Prédécesseur | Kunihiko Hashida |
| Successeur | Nagakage Okabe |
| Ministre du commerce | |
| 1943 – 1943 | |
| Prédécesseur | Nobusuke Kishi |
| Successeur | Fonction abolie |
| Ministre des munitions | |
| 1943 – 1944 | |
| Prédécesseur | Nouvelle fonction |
| Successeur | Ginjirō Fujiwara |
| Biographie | |
| Date de naissance | 30 décembre 1884 |
| Lieu de naissance | |
| Date de décès | 23 décembre 1948 (à 63 ans) |
| Lieu de décès | |
| Nature du décès | pendaison |
| Nationalité | japonaise |
| Conjoint | Katsuko Ito |
| Enfants | 3 fils 4 filles |
| Religion | Jōdo shinshū |
| Signature | |
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| Premiers ministres du Japon | |
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Hideki Tōjō (東條 英機, Tōjō Hideki?, 1884-1948) était un général et homme politique japonais. Il fut le Premier ministre de l'Empire du Japon durant la Seconde Guerre mondiale, de 1941 à 1944, et fut condamné à mort par le Tribunal de Tōkyō.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Hideki Tōjō est né à Tōkyō (Japon), en 1884. Il était le troisième fils de Hidenori Tōjō, un lieutenant général dans l'Armée impériale japonaise. Les deux grands frères de Tōjō moururent avant sa naissance. En 1909, il se maria avec Katsuko Itō, avec qui il eut trois fils et quatre filles.
En 1905, il sortit de l'Académie militaire impériale de Tōkyō et entra dans l'armée en tant que second lieutenant dans l'infanterie. Il gravit rapidement les échelons dans l'armée ; en 1915, il sortit du collège militaire avec d'excellentes notes. Suite à cela, il donna des cours au collège et servit en tant qu'officier dans l'infanterie. En 1919, il entreprit de voyager en Europe (Suisse, Allemagne).
Dans les années 1920, Tōjō fut membre du Tōseiha (« groupe de contrôle », pour reprendre le nom que lui donnèrent ses adversaires), en compagnie de Kazushige Ugaki, Hajime Sugiyama, Kuniaki Koiso, Yoshijirō Umezu et Tetsuzan Nagata. Ils représentaient l'aile conservatrice modérée en opposition au Kōdōha (« groupe de bienveillance impérial »), guidé entre autres par Sadao Araki, dont l'objet était le renversement des structures en place et la dissolution des zaibatsu. Les deux factions étant issues de la Société de la Double Feuille, une société secrète adepte de l'ultranationalisme.
En 1935, Tōjō fut promu colonel, à la tête de la kempeitai (la police de l'Armée) du Kantōgun (aussi connue sous le nom d'armée du Guandong) dans l'État fantoche de Mandchoukouo.
Pendant l'incident du 26-Février, Tōjō s'opposa à la tentative de putsch du Kōdōha, matée sous les ordres de l'empereur Hirohito. Suite à cet incident, le Tōseiha put effectuer des purges dans l'armée visant les officiers radicaux et les instigateurs du putsch furent jugés et exécutés.
En 1938, Tōjō fut promu vice-ministre de l'Armée. De décembre 1938 à 1940, il fut inspecteur général du Service aérien de l'armée impériale japonaise. Il était également responsable des services secrets japonais avant et pendant la guerre du Pacifique, maintenant des contacts indirects avec Kōki Hirota, dirigeant des Dragons noirs et d'autres sociétés secrètes. Comme nombre de militaires et de membres de la famille impériale, il était favorable à l'adhésion du Japon à l'Axe, aux côtés de l'Allemagne et l'Italie.
Pendant son séjour au ministère de l'Intérieur, Tōjō dirigea la Keishichō (police de Tōkyō). Nommé ministre de l'Armée en 1940 par Fumimaro Konoe, il resta à ce poste dans le troisième cabinet de Konoe. Après la démission de Konoe en 1941, Tōjō fut nommé Premier ministre par l'empereur Hirohito tout en demeurant ministre de l'Armée impériale japonaise.
Cependant, après une série de défaites, culminant avec la chute de Saipan, il fut abandonné par ses partisans et remercié par Hirohito le 18 juillet 1944. Il se retira alors de la première liste de réserve et du gouvernement.
[modifier] Arrestation et procès
Après la capitulation sans condition du Japon en 1945, le général américain Douglas MacArthur a ordonné l'arrestation des criminels de guerre présumés. Figurant sur cette liste, Tōjō fut arrêté le 11 septembre 1945[1] dans sa maison de Setagaya encerclée par la police militaire et par des journalistes et photographes de presse. Peu avant l'assaut de la police militaire, Tōjō tenta en vain de se suicider par balle.
Lors du procès de Tōkyō, Tōjō déclara lors de son premier interrogatoire que « nul ne pouvait s'opposer à l'empereur », impliquant que seul Hirohito pouvait prendre des décisions telles que de bombarder Pearl Harbor ou mettre fin à la guerre. Après un ajournement de l'audition, Tōjō succomba aux pressions du procureur en chef Joseph Keenan et se rétracta en affirmant lors d'un second interrogatoire que son empereur avait toujours été un homme de paix.
Condamné pour crimes de guerre par le tribunal de Tōkyō en 1948, il fut pendu le 22 décembre 1948.
Le surnom de Tōjō était « le Rasoir » (« Kamisori »).
[modifier] Gouvernement de Tōjō
- Ministre Nobusuke Kishi
[modifier] Lien externe
- Militaire japonais
- Personnalité politique japonaise
- Premier ministre du Japon
- Chef d'État ou de gouvernement de la Seconde Guerre mondiale
- Personne condamnée pour crimes de guerre
- Naissance à Tokyo
- Naissance en 1884
- Décès en 1948
- Personne pendue au Japon
- Général japonais
- Militaire japonais de la Seconde Guerre mondiale
- Personne condamnée pour crime contre l'humanité