Hickstead (cheval)

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Hickstead
Image illustrative de l'article Hickstead (cheval)

Race KWPN
Taille 1.60 m
Sexe Étalon
Robe Bai
Naissance 2 mars 1996
Pays de naissance Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Mort 6 novembre 2011 (à 15 ans)
Éleveur Jan Van Schijndel
Propriétaire Éric Lamaze et John Fleischhacker
Cavalier Éric Lamaze

Hickstead (2 mars 1996 – 6 novembre 2011) est un cheval KWPN bai de saut d'obstacles, ancien étalon de tête d'Éric Lamaze. Hickstead était et est toujours considéré comme l'un des meilleurs chevaux de sa discipline.

Il a notamment décroché la médaille d'or en individuel et la médaille d'argent par équipes aux Jeux olympiques de Pékin en 2008 et médaille de bronze aux Jeux équestres mondiaux à Lexington en 2010.

Histoire[modifier | modifier le code]

Hickstead est né en 1996 en Hollande chez Jan Van Schijndel, qui réunit d'excellentes lignées de saut obstacles pour sa jument Jomara. Cependant, l'étalon bai ne plaît pas aux éleveurs ou au stud-book KWPN qui le trouvent trop petit (1.60 m), et pensent qu'il ne pourra pas sauter plus d'1.30 m. Éric Lamaze rencontre Hickstead en 2003, lors d'une tournée de commerce en Belgique. Il le trouve trop petit et nerveux et le considère comme un cheval de vitesse, mais décide tout de même de tenter sa chance avec l'étalon de 7 ans. Après des concours difficiles, notamment à Toronto, le couple parvient à accéder au plus haut niveau de la discipline. Après deux médailles lors des Jeux panaméricains de 2007, Éric Lamaze et Hickstead remportent leur plus belle victoire : la médaille d'or en individuel lors des Jeux Olympiques de Hong Kong en 2008 (ainsi qu'une médaille d'argent par équipes). Cette même année, l'étalon termine en tête du classement WBFSH des chevaux de saut d’obstacles et est nommé « cheval de l'année » par le stud-book hollandais[1]. Le couple mythique continue d'enchaîner les victoires internationales, jusqu'à cette médaille de bronze aux Jeux équestres mondiaux de 2010, à Lexington qui permettra à Hickstead d'être sacré « meilleur cheval des JEM » et d'être nommé « cheval de l'année » pour la troisième fois consécutive.

Hickstead possède un palmarès exceptionnel, il a gagné plus de médailles et de Grands Prix qu'aucun autre cheval en sept ans de carrière (notamment les Grands Prix de La Baule, Rome, ou ses 4 victoires dans la Coupe de la Reine Elizabeth II lors des Masters de Spruce Meadows...)

Le 6 novembre 2011, lors de la 4e étape de la Coupe du monde à Vérone (Italie), Hickstead est victime d'une rupture aortique[2]. Il s'écroule au moment de sortir de la piste, au terme d'un parcours à 4 points[3]. L'épreuve est alors interrompue et les médias internationaux diffusent très rapidement l'information et rendent hommage à celui qui était considéré comme « le meilleur cheval du XXIe siècle ».

Éric Lamaze, profondément bouleversé par ce drame, a choisi de continuer sa carrière malgré la perte du cheval qui a « changé sa carrière et sa vie ».

Hommage[modifier | modifier le code]

Le décès brutal du champion Hickstead a provoqué un buzz immédiat sur les réseaux sociaux mondiaux (la vidéo du drame sera vue plus d'un million de fois sur Internet). Les cavaliers présents à Vérone ont préféré cesser la compétition et respecter une minute de silence. De nombreux cavaliers ont, par la suite, témoigné des messages de sympathie à Eric Lamaze et son équipe sur leurs sites internet (Philippe Lejeune, Kevin Staut, Anky van Grunsven...)[4]. À l'annonce de la mort de l'étalon, des centaines d'anonymes se sont rendus au terrain de concours de Calgary (Canada), où Hickstead a remporté certaines de ses plus belles victoires internationales. Le couple Éric Lamaze/Hickstead était en effet très apprécié par le public.

4 jours après la mort de son cheval, Éric Lamaze a tenu une conférence de presse à Toronto, retransmise en direct par la télévision canadienne, où il déclarera : « On choisit ce sport parce qu'on l'aime, mais on le choisit aussi parce qu'on aime les animaux. Quand ils meurent ce n'est pas comme briser un bâton de hockey ou une raquette de tennis. Il a changé ma carrière et il représentait tout pour moi. Beaucoup de gens disent que quand tu as un rapport très fort avec un cheval, tu deviens un peu comme lui ou que le cheval devient un peu comme toi. On avait un peu la même personnalité. On était deux gagnants, on avait la même énergie, qui se transformait en choses incroyables. En tout cas maintenant si on me demande pourquoi je l'aimais je répondrais tout simplement : Parce que c'était lui, parce que c'était moi, parce que c'était nous. »

Plusieurs mois après sa mort, Hickstead fait encore l'actualité du monde du saut d'obstacles. En février, un trophée à son nom a été créé par la Fédération équestre canadienne pour récompenser le « cheval de l'année »[5].

L'artiste canadien Kim Penner a réalisé une série de tableaux immortalisant le champion, dévoilés au public le 13 juin 2012. Les recettes de ce projet iront à l'association Rocky Mountain Show Jumping Hickstead qui aide les jeunes de banlieue à découvrir l’équitation et qui soutient également les jeunes cavaliers[6]. Une cause importante pour Éric Lamaze puisqu'il a lui-même grandi dans la banlieue de Montréal.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Avec Éric Lamaze [7] :

Origines[modifier | modifier le code]

Origines de Hickstead[8]
Père
Hamlet
1989 KWPN
Nimmerdor
1972 KWPN
Farn
1959 Holsteiner
Ramonaa
1963 KWPN
Dirbalia
1985 KWPN
Notaris
1972 KWPN
Webalia
1979 KWPN
Mère
Jomara
1991 KWPN
Ekstein
1986 KWPN
Zion
1981 KWPN
Zaniki
1981 KWPN
Fomara
1987 KWPN
Ulft
1978 KWPN
Romara
1979 KWPN


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Hickstead, le 1er étalon dans le monde du CSO », Cheval Chevaux, 11 mai 2010
  2. « Hickstead : victime d'une rupture aortique », Grand Prix Magazine, 10 novembre 2011.
  3. « Hickstead n'est plus... », Grand Prix Magazine, 6 novembre 2011
  4. « Hickstead : les réactions des cavaliers », Grand Prix Magazine, 8 novembre 2011
  5. « Un trophée pour Hickstead », Grand Prix Magazine, 7 février 2012.
  6. « Hickstead peint pour la bonne cause », Grand Prix Magazine, 7 mai 2012
  7. D'après le site internet des écuries Torrey Pines
  8. D'après le site internet de All Breed Pedigree

Annexes[modifier | modifier le code]

  • Audrey Mangin, « Fin shakespearienne pour Hickstead », L’Éperon, no 318,‎ décembre 2011, p. 6-10
  • Daniel Koroloff, « Hickstead, un astre de passage », Grand Prix International, no 67,‎ décembre 2011, p. 12-21