Hiéronyme II d'Athènes

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Hiéronyme II d'Athènes
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Hiéronyme II d’Athènes (en grec : Ιερώνυμος Βʹ Αθηνών / Hierónymos), né Ioánnis Liápis (Ιωάννης Λιάπης), est depuis le 7 février 2008 l’Archevêque d’Athènes et de toute la Grèce (Αρχιεπίσκοπος Αθηνών και πάσης Ελλάδος). Natif d'Oenophyta en Béotie, en 1938, il devint métropolite de Thèbes et de Lévadie avant d'être élu pour succéder à Christodoule Ier.

Il se démarqua de l’ancien archevêque, en 2004, sur la question des métropoles du patriarcat (Nord de la Grèce)rattachés (provisoirement selon Constantinople) à la Grèce en 1923. Hiéronyme défendit, en effet, les positions du patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier.

Études[modifier | modifier le code]

Hiéronyme étudia l’archéologie et la théologie à l'Université d'Athènes. Il obtint une bourse de l’I.K.Y (fondation publique attribuant des bourses) d'études byzantines. Il partit pour Graz, en Autriche, où il compléta son parcours universitaire, puis pour Ratisbonne et Munich en Allemagne. Il fut l'assistant d’Anastassios Orlandos, à la société archéologique d’Athènes.

Apports dans l'archéologie byzantine[modifier | modifier le code]

Il publia deux livres d'archéologie byzantine : le premier livre consacré aux monuments médiévaux d'Eubée (paru en 1970) fut même récompensé d'une médaille d'or par l'Académie d'Athènes[1]. La seconde publication a pour sujet la Béotie chrétienne (parue en 2005)[2]. L’archevêque prépare actuellement le tome 2 et 3 sur la Béotie chrétienne[3]. Hiéronyme contribua également à la création du « Centre de recherches d'histoire et de civilisation de Béotie » (Κέντρο Ερευνών της Ιστορίας και του Πολιτισμού της Βοιωτίας), qui collabore avec les universités de Durham et de Cambridge[4].

Élection[modifier | modifier le code]

Il était déjà en candidat à la succession de Séraphin Ier, en 1998, mais il perdit, au troisième tour (à la majorité relative), contre Christodoulos.

Son élection intervient à peine dix jours après la mort de Christodoulos, le 28 janvier 2008, fait assez rare puisque la coutume veut que vingt jours se passent avant d’élire un nouvel archevêque. Il fut élu, à la majorité absolue (45 des 74 voix), au second tour, par le Saint Synode. Il avait obtenu 33 voix au premier tour[5].

Opinions[modifier | modifier le code]

Hiéronyme II d’Athènes est considéré comme un modéré et un réformateur. Il avait protesté contre les grandes manifestations organisées en 2000 par Christodoulos contre le retrait de la mention de la religion sur les cartes d’identité nationale. Le clergé grec espère qu’il continuera dans cette voie de différenciation forte des rôles de l’Église et de l’État[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (el) Journal Ethnos daté du 7 février 2008. Cf. [1].
  2. (el) [2].
  3. (el) [3].
  4. (el) [4].
  5. a et b Son élection sur Ekathemeriní.