Hexacène

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Hexacène
Hexacene.svg
Hexacene-3D-balls.png
Structure de l'hexacène.
Identification
Nom IUPAC hexacène
No CAS 258-31-1
PubChem 123044
ChEBI 33152
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C26H16  [Isomères]C26H16
Masse molaire[1] 328,4052 ± 0,0219 g/mol
C 95,09 %, H 4,91 %,
Propriétés physiques
fusion 300 °C (décomposition) [2]
Cristallographie
Système cristallin triclinique[3]
Classe cristalline ou groupe d’espace P \bar I[3]
Paramètres de maille a = 7,9 Å[3]

b = 6,1 Å
c = 18,4 Å
α = 102,7 °
β = 112,3 °

γ = 83,6 °[3]
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'hexacène est un composé chimique de formule C26H16 appartenant à la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et composé de six noyaux benzéniques disposés linéairement. Comme pour ses dérivés, ses propriétés de semiconducteur organique font l'objet de recherches actives.

C'est une molécule très instable, particulièrement réactive au niveau des carbones n° 6 et 15 en raison de la localisation des électrons π. Son spectre doit être obtenu à partir d'échantillons récents maintenus sous atmosphère inerte d'azote ou d'argon. Il peut être isolé avec de grands substituants, notamment le 6,15-bis(tri-t-butylsilyléthynyl)hexacène, qui fond en se décomposant vers 96 °C[4].

La première synthèse de l'hexacène pur remonte à 1942[5]. En 1955, il est produit par déshydrogénation d'hexacosadéshydrohexacène catalysée au palladium sur carbone[6]. En 1982, il est décrit comme un composé bleu vert qui se décompose vers 380 °C[7]. En 2007, une équipe a annoncé la première synthèse reproductible d'hexacène non substitué, invalidant du même coup les annonces antérieures, à partir de décarbonylation photochimique d'un précurseur dicétone[8] :

Synthèse de l'hexacène par décarbonylation d'une dicétone.


Deux phénomènes empêchent la purification de l'hexacène : il dimérise même à des concentrations aussi faibles que 10-4 M  ; il est oxydé par l'air dissous. Cependant une matrice polymère en PMMA atténue suffisamment ces réactions pour permettre à l'hexacène d'y subsister une douzaine d'heures.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. (de) E. Clar, « Hexacen, ein grüner, einfacher Kohlenwasserstoff », Chemische Berichte, vol. 72, no 10,‎ 4 octobre 1939, p. 1818-1892
  3. a, b, c et d (en) R.B. Campbell, J. M. Robertson et J. Trotter, « The crystal structure of hexacene, and a revision of the crystallographic data for tetracene », Acta Crystallographica, vol. 15, no 5,‎ mars 1962, p. 289-290
  4. (en) Payne M. M., Parkin S. R., Anthony J. E., « Functionalized higher acenes: hexacene and heptacene », Journal of the American Chemical Society, vol. 127, no 22,‎ 2005, p. 8028–8029(2) (DOI 10.1021/ja051798v)
  5. (en) E. Clar, « Eine neue Synthese des Hexacens (Aromatische Kohlenwasserstoffe, XXXIV. Mitteil.) », Berichte der deutschen chemischen Gesellschaft, vol. 75, no 11,‎ 1942, p. 1283–1287(5) (DOI 10.1002/cber.19420751102)
  6. (en) William J. Bailey, Chien-Wei Liao, « Cyclic Dienes. XI. New Syntheses of Hexacene and Heptacene », J. Am. Chem. Soc., vol. 4, no 77,‎ 1955, p. 992-993(2) (DOI 10.1021/ja01609a055)
  7. (en) Angliker H., Rommel E., Wirz J., « Electronic spectra of hexacene in solution (ground state, triplet state, dication and dianion) », Chemical Physics Letters, vol. 87, no 2,‎ 1982, p. 208–212(5) (DOI 10.1016/0009-2614(82)83589-6)
  8. (en) Rajib Mondal, Ravi M. Adhikari, Bipin K. Shah, Douglas C. Neckers, « Revisiting the Stability of Hexacenes », Org. Lett., vol. 13, no 9,‎ 2007, p. 2505-2508(4) (DOI 10.1021/ol0709376)

Articles connexes[modifier | modifier le code]