Hermann Eckstein

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Hermann Eckstein
Hermann Eckstein et sa femme Minnie vers 1880
The second Corner House, Johannesbourg vers 1890

Hermann Eckstein (1847 – 1893) était un industriel et banquier sud-africain d'origine allemande, qui a contribué au développement de l'or et du diamant en Afrique du Sud à la fin du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Hohenheim, près de Stuttgart, en Allemagne il reçoit une éducation protestante et part en 1882, en où se fait remarquer comme dirigeabt de la société "Phoenix Diamond Mining Company", près de Kimberley. Il attire l'attention deux autres industriels du diamant, Julius Wernher et Alfred Beit. En 1884, il les rejoint au sein de la société "Jules Porgès & Co", du français Jules Porgès, qui sera rebaptisée Wernher, Beit & Co.

L'année suivante, ils se lancent dans l'extraction d'or, mais sans grand succès. Des rumeurs font alors état de la présence d'un grand gisement d'or dans la région du Witwatersrand, à 50 km au sud de Pretoria et son ami Alfred Beit commencent à racheter des concessions tout autour de Johannesburg, qui n'est encore qu'un village.

En 1888, Eckstein créé sa propre société sous le nom d'Hermann Eckstein & Co, au sein de la "Corner House", dont le siège est à Londres. Lui est représentant de Jules Porgès en Afrique du Sud. Cette année-là, il fonde avec Alfred Beit la ville de Johannesburg, sur un champ où paissait un troupeau de moutons, et contrôle quasiment toutes les activités minières naissantes, dans la partie centrale du Witwatersrand et les 11 premiers syndicats d'entreprises minières. L'année suivante, il donne l'impulsion pour la création de la Chambre des mines d'Afrique du Sud, qui lui confie la présidence.

Il joue aussi un rôle important dans la création en 1891 à Pretoria de la National Bank of the South African Republic, première banque centrale du pays. En 1892, un an avant sa mort, il devient associé de la firme "Central Mining and Investment Corporation", aux côtés de Julius Wernher et Alfred Beit. Par ailleurs, il a fait planter une importante forêt d'eucalyptus aux abords de Johannesburg.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Johannesburg Portraits: From Lionel Phillips to Sibongile Khumalo", par Mike Alfred

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]