Herblay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Herblay
Herblay et son bourg ancien en bord de Seine
Herblay et son bourg ancien en bord de Seine
Blason de Herblay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Argenteuil
Canton Herblay (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Parisis
Maire
Mandat
Philippe rouleau (UMP)
2014-2020
Code postal 95220
Code commune 95306
Démographie
Gentilé Herblaysiens, Herblaysiennes
Population
municipale
26 422 hab. (2011)
Densité 2 074 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 24″ N 2° 09′ 52″ E / 48.99, 2.1645 ()48° 59′ 24″ Nord 2° 09′ 52″ Est / 48.99, 2.1645 ()  
Altitude 25 m (min. : 20 m) (max. : 91 m)
Superficie 12,74 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Herblay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Herblay
Liens
Site web http://www.herblay.fr

Herblay est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Herblaysien(ne)s ou Herblaisien(ne)s[1].

Elle est jumelée avec la ville de Taunusstein, en Allemagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Situé sur la rive droite de la Seine, à la limite des Yvelines, Herblay est limitrophe de La Frette-sur-Seine, Montigny-lès-Cormeilles, Pierrelaye, Saint-Ouen-l'Aumône, Éragny, Conflans-Sainte-Honorine, Achères.

Communes limitrophes d’Herblay[2]
Saint-Ouen-l'Aumône Pierrelaye
Éragny, Conflans-Sainte-Honorine Herblay[2] Montigny-lès-Cormeilles
Achères La Frette-sur-Seine

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare d'Herblay sur la ligne de Paris-Saint-Lazare à Mantes-la-Jolie par Conflans-Sainte-Honorine est desservie par les trains de la ligne J du Transilien.

Les bus circulant à Herblay sont exploités par le groupe Lacroix.

  • Bus Valoise? 95.20 95.21 95.19B
  • Bus Valoise? 30.07A 30.07B 30.07C 30.7D

La ligne 95.20 relie Cormeilles-en-Parisis à la gare de Cergy-Préfecture.
La ligne 95.21 relie la gare d'Herblay à la gare de Montigny - Beauchamp.
La ligne 95.03 relie la gare de Montigny - Beauchamp à la gare de Cergy-Préfecture.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Herblay comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures[3].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[4]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Les quartiers d'Herblay sont :

  • les Marronniers ;
  • le Centre-ville ;
  • le Village (résidence HLM) ;
  • les Cailloux Gris ;
  • l'Orme Macaire ;
  • les Buttes Blanches ;
  • les Courlains;
  • le Runch ;
  • les Bournouviers ;
  • le Trou-Poulet ;
  • les Chênes ;
  • Les Fougères ;
  • Le Hameau ;
  • les Fontaines ;
  • la Patte d'Oie d'Herblay ;
  • le Val d'Herblay ;
  • la Tournade ;
  • les Quais de Seine ;
  • les Naquettes ;
  • les Copistes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Herblay (Val-d'Oise).svg Herblay
  • Les armes d'Herblay se blasonnent ainsi : De gueules aux trois serpes de vigneron d'or emmanchées de sable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Connu sous les noms d’Arbrelidum en 754, Erblay, Arblay.

Le village était partagé entre les seigneuries des abbés de Saint-Denis, du chapitre de Notre-Dame de Paris, et la famille Chaumont. Ce fut également le fief de Jean de Beauvais au XIVe siècle, au XVIe siècle, celui des Ailegrin[5].

L'église du XIIe siècle (Saint-Martin), classée monument historique le , est bâtie sur l'emplacement d'une nécropole mérovingienne.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, grâce à l'arrivée du chemin de fer, la ville se développe fortement. De nombreuses familles bourgeoises s'installent dans cette campagne devenue si près de Paris. Ils commandent à des architectes locaux de belles villas imprégnées du goût de l'époque pour l'éclectisme et l'Art nouveau.

  • Architecte Henri Lecœur (1867-1951) : 4, 6, 14 et 18 rue Maurice Berteaux ; 21 rue des Sablons.
  • Architectes Paul et Albert Leseine et Coulon : 31 quai du Génie.
  • Architecte P. Guignard : 17 et 19 rue des Sablons.

Le 17 octobre 2013, la Cour européenne des droits de lhomme a condamné la France pour avoir expulsé, sous le mandat du maire UMP d'Herblay, Patrick Barbe, 26 familles de Francais appartenant à la categorie des gens du voyage sans leur proposer de solution derelogement (Le Monde 19 octobre 2013, p.11)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 26 422 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 524 1 364 1 377 1 396 1 564 1 576 1 574 1 605 1 582
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 592 1 641 1 611 1 699 1 631 1 625 1 681 1 798 2 033
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 990 2 190 2 339 2 898 4 258 5 471 5 800 5 937 7 452
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 220 12 264 16 397 19 647 22 135 23 083 25 824 26 422 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville d'Herblay relève de l’Académie de Versailles. Les établissements du secondaire sont :

On compte également une école pour enfants précoces avec une classe de la maternelle à la fin du collège spécialisée pour enfants intellectuellement précoces, l'école Léonard de Vinci.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un grand complexe sportif à la sortie d'Herblay comprenant, un terrain de football d'honneur avec tribune, un terrain de rugby d'honneur avec tribune et quelques terrains d'entraînement. Il existe, en outre, un terrain de baseball, une piscine, un club de tennis et un club de pétanque.

La ville possède un espace dédiée au sport aux alentours du Lycée Montesquieu, comprenant un gymnase, un dojo, un terrain de sport de balles (basket, handball, volley), une piste de 60 m et des sautoirs, ainsi qu'une rampe.

Au centre du quartier de l'Orme Macaire, une enceinte pour le handball et la gymnastique le "COSEC", ainsi qu'une piste d'athlétisme et d 'un terrain de hand à l'extérieur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance de Sannois, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[8],[9].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le budget 2007 se répartissait entre : 33 303 000 d'euros de fonctionnement consolidé et 15 503 500 d'euros d'investissement consolidé[10].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Au deuxième tour des dernières élections présidentielles :
En 2002, les tendances politiques d'Herblay étaient plus pour Jacques Chirac que pour Jean-Marie Le Pen (83,52 % / 16,48 %). En 2007, elles étaient plus pour Nicolas Sarkozy que pour Ségolène Royal (55,35 % / 44,65 %). Et en 2012, elles étaient plus pour François Hollande que pour Nicolas Sarkozy (50,45 % / 49,55 %).

Les maires d'Herblay[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 1995 Roger Barat UDF  
mars 1995 2001 Jean-Pierre Lechalard PS Professeur
mars 2001 2014 Patrick Barbe UMP  
mars 2014 2020 Philippe Rouleau UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède un centre-ville composé de rues ouvertes à la circulation, bordées par de nombreux commerces et services. La place du marché est aussi entourée de commerces. Le quartier de la gare est une zone économique, du fait du transit et regroupe de nombreuses administrations locales et publiques. Des regroupements de commerces et de services se trouvent à la jonction des différentes zones d'habitations de la ville (exemples : aux Buttes Blanches, ou, entre les Chênes et l'Orme Macaire). Les artisans sont disséminés sur tout le territoire de la ville. En outre, il existe une zone industrielle et commerciale, dynamique vers la Patte d'Oie d'Herblay.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin, façade sud.
Vue depuis le sud-ouest.

Herblay ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Martin, rue Jean-XXIII (inscrite monument historique par arrêté du 6 juillet 1925[11])  : Les différents éléments de cette église de plan cruciforme proviennent du XIe au XVIe siècle, avec quelques rajouts postérieurs. Le transept avec le clocher central s'élevant au dessus de la croisée du transept, témoigne de la transition du roman vers le gothique, et représente la partie la plus ancienne de l'édifice actuel, exception faite d'un nombre de vestiges. En effet, les chapiteaux et ornements sont encore romans, mais les deux hautes baies abat-son gémellées que le clocher présente sur chaque face sont déjà ogivales. Elles s'inscrivent sous des archivoltes et sont ornés par un cordon en dents de scie, motif qui se retrouve sur la corniche en haut du mur. Une colonne marque chacun des angles du premier étage du clocher ; deux paires de deux colonnes encadrent chaque face ; deux colonnettes supportent l'archivolte de chaque baie ; et chaque baie est également cantonnée de deux colonnettes ; avec toujours le même motifs de feuillages sur les chapiteaux. Les deux bras du transept sont couverts par des toits en appentis intégrés dans la toiture du chœur gothique flamboyant construit en 1535. Ce chœur se compose de trois travées inégales  : la première est courte et trapézoïdale afin de permettre un élargissement du chœur par rapport à la croisée du transept ; la seconde est presque carrée ; et la troisième est à pans coupés. Des chapelles latérales de deux travées également irrégulières flanquent la première et seconde travée du chœur, éclairé par treize baies vitrées au total. Ces dernières sont déjà en partie plein cintre et comportent un remplage Renaissance. Les bas-côtés de la nef de six travées ont été refaites à la même époque. Par ailleurs, le bas-côté nord devient de plus en plus large en direction du transept. La nef, d'un style très simple, est percée de baies ogivales à lancettes simples, au nombre de six tant au nord que du sud. Les toits faiblement inclinés des bas-côtés ne les obstruent pas, comme c'est fréquemment le cas. Les voûtes de la nef et des bas-côtés ont été refaites en 1869. Quant au porche devant la façade occidentale, qui présente par ailleurs l'unique pignon de l'édifice, il date du XVIIe siècle et s'ouvre par une arcade ogivale. Ce porche est assez vaste pour avoir pu accueillir des réunions paroissiales[a 1].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Vestiges des fortifications du village, chemin des côtes de La Frette, du XVIe siècle[a 2] ;
  • Tourelle, rue de Montigny, du XVIe siècle[a 2] ;
  • Rue de l'Enfer, seule à conserver l'aspect des issues du village fortifié[a 2] ;
  • Mur du Roy, rue des Grosses-Eaux et chemin du Val-de-Gaillon, datant de 1663 à 1683. Reliant les terrasses de Saint-Germain-en-Laye à Poissy par La Frette-sur-Seine, il servait à empêcher le gibier de la forêt royale de pénétrer sur les cultures, tout en lui permettant de s'abreuver dans la Seine[a 3] ;
  • Croix Martinière, 1 place du Général-Leclerc, de 1618[a 3] ;
  • Château de l'Église, 5 rue Jean-XXIII, du XIXe siècle[a 4]. ;
  • Mairie, 43 rue du Général-de-Gaulle, du XIXe siècle[a 5]. ;
  • Puits-tour, parc de la Mairie, du XIXe siècle, ayant supporté une éolienne pour pomper l'eau[a 6] ;
  • Chapelle de la maison de retraite, 42 rue du Général-de-Gaulle, de 1867[a 6] ;
  • Colombier du colonel Monteil, 8-12 quai du Génie, de la fin du XIXe siècle[a 6] ;
  • Croix Thévenin, rue de Paris / boulevard des Ambassadeurs, offert par le maire en 1868[a 7]. ;
  • « Château », 50 rue de Paris, de 1900, aujourd'hui clinique, et porche du château de la fin du XVIe siècle[a 8] ;
  • Kiosque en bois, 2 rue des Sablons, vers 1902[a 9].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. p. 387-391.
  2. a, b et c p. 392.
  3. a et b p. 393.
  4. p. 397.
  5. p. 398-399.
  6. a, b et c p. 400.
  7. p. 401.
  8. p. 402.
  9. p. 403.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Adam, Gilbert Forget, Jacques Hitier et Valérie Jacquemin, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Herblay », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 384-403 (ISBN 2-84234-056-6)
  • Jean-Pierre Denis, « Henri Lecœur, architecte du Parisis des années 1900 », Vivre en Val-d'Oise, no 118,‎ novembre à décembre 2009, p. 28-33 (ISSN 1146-2191)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]