Herbert Silberer

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Herbert Silberer (né le 28 février 1882 ; mort par suicide le 12 janvier 1923) était un psychanalyste autodidacte né à Vienne (Autriche). Il s'est d'abord intéressé à la psychanalyse sur un plan personnel puis il s'est fait connaître à Sigmund Freud pour un texte qui a été publié dans le Jahrbuch en 1909. Il est devenu membre de la Société psychanalytique de Vienne en 1910 et s'est fait connaître par son travail sur le symbolisme. Depuis et de plus en plus, ses intérêts se sont tournés vers la mystique et l'ésotérisme. Pour l'historien Paul Roazen son suicide serait lié au rejet que Freud manifestait à l'égard de ses idées mais ceci est contesté par d'autres auteurs tels B. Nitzschke qui affirme et démontrerait que Roazen s'est trompé dans ses sources.

Précurseur des travaux de Carl Gustav Jung[modifier | modifier le code]

En 1914, Silberer a écrit Probleme der Mystik und ihrer Symbolik (Problèmes du mysticisme et de ses symboles), un livre sur les rapports entre la psychologie, le mysticisme et les traditions ésotériques (particulièrement les traditions occidentales et chrétiennes comme l'hermétisme, l'alchimie, la franc-maçonnerie et le rosicrucianisme. Certaines de ses idées seront reprises par Carl Gustav Jung qui s'en est notamment inspiré pour son livre Psychologie et alchimie. Silberer a identifié des études antérieures sur l'alchimie (par exemple celles des écrivains du XIXe siècle Ethan Allen Hitchcock, qui développe la thèse selon laquelle l'alchimie n'aurait pas pour but de changer le plomb en or mais d'afficher une recherche symbolique, indirecte, de la richesse spirituelle, à travers les métaux[1]. et N. Landur) comme étant celles qui ont ouvert la voie de ses propres travaux. Il a été le premier à considérer l'alchimie comme un mouvement spirituel psychologiquement intéressant. Silberer mentionne aussi favorablement le concept d'inconscient collectif de Jung.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H.Silberer : Report on a method of eliciting and observing certain symbolic hallucination phenomena, 1909, extraits traduits et inclus sous le titre "Deux approches du symbolisme: H. Silber et Ernest Jones", p. 101 à 128, in Les rêves: Voie royale de l'inconscient, Tchou, 1979, ISBN 2-7107-0157-X
  • "Herbert Silberer : 1882 - 1923 : l'interprète foudroyé" , Michäel Turnheim, revue Ornicar, 03/1985, p. 169-181.
  • "Un grand analyste méconnu : le docteur Herbert Silberer (1882-1923)", G. Borel in Action et pensée, revue de l'institut international de psychanalyse Charles Baudouin n° 8 avril 1986.
  • Doctrines indiennes et ésotérisme occidental dans l'œuvre du psychanalyste viennois Herbert Silberer Christine Maillard in L'Inde inspiratrice, Strasbourg, PUS, 1996,pp. 145-153 ; p. 149.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ethan Allen Hitchcock, Remarks upon Alchemy and the Alchemists (1855), New York, 1865.