Herbert Mataré

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H. Mataré en 1950

Herbert Franz Mataré etait un physicien allemand né le 22 septembre 1912 à Aix-la-Chapelle, mort le 2 septembre 2011 (à 98 ans)[1]. Il a axé ses recherches sur le domaine des semi-conducteurs et son travail le plus connu est la mise au point du premier transistor européen, alors nommé transistron, qu'il développa et breveta à la fin des années 1940 avec Heinrich Welker (en) en région parisienne. Herbert Mataré réside en Californie. Il est le neveu du sculpteur Ewald Mataré.

Biographie[modifier | modifier le code]

Herbert Mataré a étudié les mathématiques, la chimie, l'électrochimie, la physique nucléaire et la physique du solide à l'Université technique d'Aix-la-Chapelle, dont il a obtenu le diplôme de docteur-ingénieur. Il a en outre étudié les mathématiques, la physique et la chimie à l'Université de Genève.

En 1939, il rejoint le laboratoire de recherche de Telefunken à Berlin. À cette époque, il est évident que la miniaturisation des tubes électroniques a rencontré une limite physique et qu'il faut chercher une alternative basée sur les recherches sur le transistor de Julius Edgar Lilienfeld, Oskar Heil, Walter Schottky et Robert Pohl (de).

En raison des raids aériens massifs de 1943 sur Berlin, le laboratoire de Telefunken est déplacé à Lubiąż (Lebus) en Silésie, où Mataré se consacre à l'amélioration de la sensibilité du récepteur à bande centimétrique. En 1944, alors que l'armée russe approche, le laboratoire est à nouveau déplacé en Thuringe.

Après la guerre Mataré enseigne la physique et les mathématiques à Wabern près de Kassel et donne des cours à l'Université d'Aix-la-Chapelle, avant qu'il ne soit invité à développer une ligne de production de diodes à base de semi-conducteur pour la Compagnie des freins et signaux Westinghouse à Aulnay-sous-Bois près de Paris.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Mataré et Heinrich Welker (en) développent à Aulnay-sous-Bois, à la CFSW le premier « transistor français » réellement opérationnel en même temps et indépendamment des travaux des chercheurs américains, entre 1945 et 1948. Ils déposent leur première demande de brevets pour un transistor le 13 août 1948[2],[3]. Le 18 mai 1949, cette invention européenne est présentée au public sous le nom de « Transistron ».

Entre 1951 et 1952, Mataré fonde Intermetall à Düsseldorf, la première compagnie au monde à proposer sur le marché des diodes et des transistors[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dem Support-Team liegt unter Ticket:2011092210019198 ein Scan der Todesanzeige vor.
  2. Brevet FR 1010427 H. F. Mataré / H. Welker / Westinghouse: "Nouveau système cristallin à plusieurs électrodes réalisant des relais de effects électroniques" filed on August 13, 1948
  3. Brevet US 2673948 H. F. Mataré / H. Welker / Westinghouse, "Crystal device for controlling electric currents by means of a solid semiconductor" French priority August 13, 1948
  4. Armand Van Dormael:The "French" transistor.Proceedings of the 2004 IEEE Conference on the History of Electronics, Bletchley Park, June 2004.