Henry Madin

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Henry Madin

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Naissance 7 octobre 1698
Verdun, Drapeau de la France France
Décès 3 février 1748
Versailles, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur
Style musique sacrée

Henry Madin, né le 7 octobre 1698 à Verdun et mort le 3 février 1748 à Versailles, est un compositeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gentilhomme d'origine irlandaise, Henry Madin apprend la musique à Verdun, parmi les enfants chantant dans la maîtrise de la cathédrale. Après avoir longtemps dirigé d'autres chœurs d'églises (ceux des cathédrales de Meaux, Verdun, Tours et pour finir celui de la cathédrale de Rouen), Madin s’installe à Versailles, pour le service du roi, en 1738 tout d'abord, afin d'assurer un des quartiers à la chapelle royale[1]. À partir de 1741, protégé par Louis XV, Madin obtient une charge de gouverneur des pages, succédant ainsi au compositeur André Campra. Après la quittance de celui-ci, en 1740, il partage les charges de son quartier avec les compositeurs Esprit Antoine Blanchard et Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, en tant que quartier d'octobre[2], jusqu'à son décès.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Madin est l’auteur de nombreuses œuvres de musique sacrée. Parmi celles-ci, des motets (en particulier un Diligam te Domine et un Notus in Judea, donnés au Concert Spirituel des Tuileries jusqu'en 1762). L'Académie de musique de Lyon en inscrivit six à son répertoire. Ses motets figureront encore à celui de la chapelle royale de Versailles (dirigée par un de ses successeurs, le compositeur François Giroust), pendant le premier semestre de l'année 1792, juste avant la disparition de cette institution. Attaché aux traditions des cathédrales de province, Henry Madin publia également, chez Ballard (entre 1741 et 1747), quatre messes à quatre voix, a cappella, écrites en style de contrepoint traditionnel, et présentées en grand livre de chœur. Il est également l'auteur d'un ouvrage de théorie musicale, le Traité de contrepoint simple, ou Chant sur le Livre (Paris, 1742). Tout comme les compositeurs français de l'époque, il écrivit un Te Deum[3].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Montagnier J.-P., Henry Madin (1698-1748). Un musicien Lorrain au service de Louis XV, préface de Davitt Moroney, Langres, Editions Dominique Guéniot, 2008.
  • Jean-Paul Montagnier "De Galway à Verdun: les origines irlandaises du compositeur Henry Madin," Le Pays lorrain, 108e année, vol. 92 (Décembre 2011), pp. 375–377.
  • Henry Madin, Les Messes, édition de Jean-Paul Montagnier, Versailles, Centre de musique baroque de Versailles, 2003.
  • Louis-Joseph Marchand, Henry Madin, Traités du contrepoint simple, textes présentés par Jean-Paul Montagnier, Paris, Société française de musicologie, 2004.
  • Éd. Benoît (Marcelle), Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Fayard, 1992, 811 p. Article : "Madin, Henry", de Bernadette Lespinard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alexandre Maral, La Chapelle Royale de Versailles sous Louis XIV : célémonial, liturgie et musique, p.163, Éditions Mardaga, Sprimont en Belgique 2010
  2. Alexandre Maral, Les musiciens des princes, p.165 dans le livre André Campra, Éditions Mardaga, Sprimont en Belgique 2010
  3. (en)http://books.google.fr/books?id=KBbWjrmxLLwC&pg=PA201