Henry Campbell-Bannerman

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Henri Campbell-Bannerman
Image illustrative de l'article Henry Campbell-Bannerman
Fonctions
51e Premier ministre du Royaume-Uni
5 décembre 19053 avril 1908
Monarque Édouard VII
Prédécesseur Arthur Balfour
Successeur Herbert Henry Asquith
Chef de l'opposition du Royaume-Uni
6 février 18995 décembre 1905
Monarque Victoria
Édouard VII
Premier ministre Robert Arthur Talbot Gascoyne-Cecil
Arthur Balfour
Prédécesseur William Vernon Harcourt
Successeur Arthur Balfour
Secrétaire d'État à la guerre
6 février 188620 juillet 1886
Premier ministre William Ewart Gladstone
Prédécesseur Gathorne Gathorne-Hardy
Successeur William Henry Smith
18 août 189221 juin 1895
Premier ministre William Ewart Gladstone
Archibald Primrose
Prédécesseur Edward Stanhope
Successeur Henry Petty-FitzMaurice
Biographie
Date de naissance 7 septembre 1836
Lieu de naissance Drapeau : Royaume-Uni Glasgow
Date de décès 22 avril 1908 (à 71 ans)
Lieu de décès Drapeau : Royaume-Uni 10 Downing Street, Londres
Nationalité britannique
Parti politique Parti libéral
Conjoint Charlotte Campbell-Bannerman
Diplômé de Université de Glasgow
Trinity College
Profession Marchand
Religion Église d'Écosse

Signature

Henry Campbell-Bannerman
Premiers ministres du Royaume-Uni

Henri Campbell-Bannerman, né le 7 septembre 1836 à Glasgow et mort le 22 avril 1908 à Londres, était un homme d'État britannique. Chef du Parti libéral de 1899 à 1908, il fut Premier ministre sous Édouard VII du 5 décembre 1905 au 3 avril 1908. Il avait par deux fois été secrétaire d'État à la guerre dans les cabinets de Gladstone et Rosebury.

Aucun précédent First Lord of the Treasury n'avait été officiellement appelé « Premier ministre » avant lui, usage qui devient officiel cinq jours après son entrée en fonction. Il cumula ce titre avec celui de Father of the House (cas unique). Il fut également le seul Premier ministre à mourir au 10 Downing Street, neuf jours après sa démission pour cause de santé.

Surnommé « CB », c'était un partisan du libre échange, de l'autonomie irlandaise (Home Rule) et de progrès sociaux. On a pu dire de lui qu'il était le « premier et seul Premier ministre britannique radical[1] ». Après la défaite aux élections générales de 1900, Campbell-Bannerman avait pris la tête du Parti libéral qu'il parvint à faire gagner en 1906, dans un véritable raz de marée électoral contre les conservateurs : ce fut la dernière fois que les libéraux eurent la majorité à la Chambre des communes. Son gouvernement améliora la législation afin que les syndicats ne soient plus automatiquement responsables des dégâts commis pendant les grèves, créa les cantines gratuites pour les élèves ou la première retraite d'état (pour les plus de 70 ans). Il donna le pouvoir aux autorités locales d'exproprier les propriétés publiques.

Famille et débuts[modifier | modifier le code]

Henry Campbell est né le 7 septembre 1836 à Kelvinside House à Glasgow, second et plus jeune fils des six enfants de Sir James Campbell (1790–1876) et de Janet Bannerman (1799–1873).

Son père, un Presbyterien, avait commencé tout jeune dans le négoce de vêtements à Glasgow, où il avait fondé en 1817 avec son frère la J.& W. Campbell & Co., une affaire de draps en gros et détail[2]. James Campbell devint conseiller municipal de Glasgow (1831) où il siégea comme conservateur, et fut candidat pour Glasgow aux élections générales de 1837 et de 1841. Il devint lord prévôt de Glasgow entre 1840 et 1843[2].

Le jeune Henry Campbell fit ses études à la High School (1845–1847), et à l'université de Glasgow (1851), puis au Trinity College de Cambridge (1854–1858)[3], où il fut diplômé. Il revint ensuite travailler à la firme familiale, la J.& W. Campbell & Co., rue Ingram à Glasgow, où il fut associé en 1860, l'année de son mariage avec Sarah Charlotte Bruce, et de leur aménagement au 6, Claremont Gardens à Glasgow. Le couple n'eut pas d'enfants. En 1871, Henry Campbell ajouta Bannerman à son nom, pour suivre la dernière volonté de son oncle maternel, Henry Bannerman, dont il avait hérité des biens à Hunton Court (Kent).

Henry Campbell-Bannerman parlait couramment français, allemand et italien et chaque été il passait deux mois en Europe avec son épouse(principalement en France et dans la station thermale de Marienbad en Boheme[4]).

Son frère aîné, James, fut, comme leur père, conservateur, et fut même élu membre du parlement pour la circonscription des Universités-de-Glasgow-et-Aberdeen (en) de 1880 à 1906, opposé à la plupart des choix politiques de son jeune frère. Il renonça à son mandat lors de l'élection qui conduisit son frère au pouvoir.

Mandat parlementaire[modifier | modifier le code]

En avril 1868, à trente et un ans, Campbell-Bannerman se présenta pour le Parti libéral lors d'une élection partielle dans la circonscription de Stirling Burghs, perdant de peu contre John Ramsay un camarade de parti. Toutefois, lors de l'élection générale qui suivit la même année, en novembre, Campbell-Bannerman l'emporta sur Ramsay et fut élu à la Chambre des communes. Il resta l'élu de cette circonscription libérale presque quarante ans.

Campbell-Bannerman fut rapidement promu secrétaire d'État (secrétaire du Trésor à la guerre) dans le gouvernement de Gladstone en novembre 1871, restant à ce poste jusqu'en 1874. Il retrouva ce même poste de 1880 à 1882 dans le second gouvernement Gladstone, et après avoir eu le poste de secrétaire parlementaire et ministériel à l'amirauté entre 1882 et 1884, Campbell-Bannerman fut promu au ministère comme secrétaire en chef des Affaires irlandaises en 1884.

Dans le troisième et le quatrième gouvernement Gladstone en 1886 et de 1892 à 1894, comme dans le gouvernement Rosebery de 1894 à 1895, il devint secrétaire d'État à la Guerre. À ce poste, il sut persuader le duc de Cambridge, cousin de la reine Victoria de rendre son commandement en chef de l'armée britannique à un militaire. Cela lui valut un anoblissement, avec le titre de chevalier.

Chef du Parti libéral[modifier | modifier le code]

Le 6 février 1899 Campbell-Bannerman succéda à William Vernon Harcourt à la tête des libéraux de la Chambre des communes et devint chef de l'opposition. Mais le parti se divisa lors de la Seconde Guerre des Boers en 1899 entre impérialistes et pro-Boer, ce qui compliqua singulièrement la tâche de Campbell-Bannerman pour maintenir l'unité de ce parti. Cet éclatement, sans surprise le conduisit à la défaite aux élections générales de 1900.

Après la guerre, du reste, les libéraux retrouvèrent progressivement une unité dans leur opposition à l'Education Act de 1902 et à la politique tarifaire pour le sucre du gouvernement conservateur de Arthur Balfour : celui ci voulait protéger le sucre colonial du sucre industriel et avait signé une « convention du sucre » à Bruxelles (1902), qui liait la grande Bretagne et neuf autres pays afin de stabiliser les prix du sucre par un retour progressif au protectionnisme douanier[5].

Dans son discours du 28 novembre 1902, Campbell-Bannerman, fidèle à la doctrine du libre échange, dénonça la convention comme portant atteinte à la souveraineté britannique : « Cela signifie que nous abandonnons notre indépendance fiscale, en même temps que notre voie du libre échange ; que nous nous réduisons n'être qu'un dixième de ce Vehmgericht qui nous imposera par directive le taux, à tant de pourcent, des droits sur le sucre (…) et une fois ce nouvel ordre des choses établi, c'est le chancelier de l'échiquier britannique, en sa robe, qui obéit aux ordres reçus d'une convention étrangère, dans laquelle le Britannique n'est qu'un parmi dix, et la Chambre des communes, humblement, se soumet à l'ensemble de la transaction. (exclamations : « Honteux ») Sir, de toutes les plus folles constructions jamais envisagées pour lier un pays libre, celle ci est sûrement la plus folle ! »[6]

D'ailleurs, ce fut le caractère protectionniste de la réforme des droits de douane proposée par Joseph Chamberlain en mai 1903, qui permit aux libéraux de faire une campagne fédératrice autour d'un thème aux consonances nationales[7]. De 1903 aux élections générales de 1906, cette proposition de Chamberlain domina le débat politique. Campbell-Bannerman, comme les autres libéraux, avait une confiance inébranlable dans le libre échange[8]. Il déclara ainsi : « …que contester le libre échange, après cinquante ans de son fonctionnement éprouvé, c'est la même chose que de contester la loi de la gravitation. »[9]

Il ajoute ailleurs : « Nous sommes positivement convaincus que c'est la juste solution parce que c'est celle qui donne rôle le plus libre à l'énergie et à l'initiative individuelle, au caractère, et la plus large liberté à la fois au producteur et au consommateur. On ampute le commerce quand on ne l'autorise pas à suivre son cours naturel, et quand il est empéché ou détourné par quelque artifice… Nous croyons au libre échange parce que nous croyons à la capacité de nos agriculteurs. Voilà, au final, pourquoi je m'oppose aux racines et aux branches du protectionnisme, ostensible ou induit, unilatéral ou réciproque. Je m'y oppose quelle qu'en soit la forme. Pour nous, il y a l'expérience de cinquante ans de libre échange, durant lesquels notre prospérité a été enviée par le monde entier. »[10]

En 1903, le Chief Whip historique libéral Herbert Gladstone négocia un pacte avec Ramsay MacDonald chef des travaillistes afin de ne pas présenter de candidats libéraux dans certaines circonscriptions pour aider à l'élection de travaillistes à certains sièges, en échange du retrait des travaillistes sur certaines circonscription en faveur du candidat libéral. Cette stratégie qui visait à dépasser partout les conservateurs s'avéra efficace, et est connue sous le nom de Lib-Lab pacte. Campbell-Bannerman s'entendit fort bien avec les dirigeants du Labour (parti travailliste), et déclara en 1903 : « Nous avons de vrais liens de sympathie avec les travaillistes. Pour nous, il n'y en a pas suffisamment à la Chambre des communes. » Malgré cette déclaration et ses sympathies avec bien des aspects du mouvement travaillistes, il ne peut être classé comme socialiste. Un de ses biographes[évasif] a écrit « qu'il était profondément et authentiquement concerné par la situation critique des pauvres et qu'il avait très aisément adopté la rhétorique de progressisme, mais qu'il n'était pas, lui-même, un progressiste. »

Premier Ministre[modifier | modifier le code]

Les libéraux trouvèrent eux-mêmes retournés soudain au pouvoir en décembre 1905 quand Arthur Balfour résigna comme Premier Ministre, suggérant le roi Édouard VII d'inviter Campbell-Bannerman à former une gouvernement minoritaire comme le premier Premier Ministre du Parti libéral du XXe siècle. À 69 ans, il fut la personne la plus vielle à devenir Premier Ministre pour la première fois dans le XXe siècle.

Balfour avait espéré que Campbell-Bannerman ne pourra pas former un gouvernement fort, forçant une élection nationale qu'il pourra gagner. Campbell-Bannerman aussi fit face aux problèmes dans son propre parti, trans le Relugas Compact entre Herbert Henry Asquith, Sir Edward Grey et Richard Haldane, 1st Viscount Haldane (en), qui projetèrent à forcer lui dans le Chambre des pairs, affaiblissant lui comme Premier Ministre et, en effet, permit Asquith à gouverner comme Leader de la Chambre des Communes. Campbell-Bannerman mit un fin aux deux de ses issues par dissolvant le Parlement et s'appelant une élection législative, quand offrant les positions de Chancelier de l'Échiquier, Secrétaire d'État des Affaires étrangères et Secrétaire de la Guerre à Asquith, Grey et Haldane respectivement, que tous les trois acceptèrent. Dans sa premier parole comme Premier Ministre, le 22 décembre 1905, Campbell-Bannerman commença la campagne d'élection du parti libéral, centrant sur la plateforme traditionnelle du parti, de « paix, retranchement, et réforme ».

Aidé par le pacte entre les libéraux et les travaillistes qu'il avait négocié, les divisions dans les conservateurs sur commerce libre et la campagne électorale positive qu'il combattit, les libéraux gagnèrent par une victoire écrasante, gagnant 216 sièges. Les conservateurs virent leur numéro de sièges à tomber par plus de demi, et Arthur Balfour, maintenant comme Chef de l'opposition, perdit son siège de Manchester East aux libéraux. Campbell-Bannerman serait le dernier libéral jamais à conduire son parti à une majorité absolue dans le Chambre des Communes. Maintenant avec une majorité de 125, Campbell-Bannerman fut successivement retourné à Downing Street comme un Premier Ministre renforcé considérablement. La défaite des conspirateurs Relugas dans cette grande victoire fut référée comme « une des comédies les plus délicieuses dans l'histoire de la politique britannique »[11]

Tandis que dans le passé il n'était pas utilisé formellement, Campbell-Bannerman fut le premier Premier Lord du Trésor d'être donné usage officiel du titre « Premier Ministre », un standard qui continue jusqu'à aujourd'hui[12]. En 1907, par vertu d'étant le député avec le service continu le plus longue, il accomplit l'honneur de devenant le Father of the House (Père de la Maison), à ce jour le seul Premier Ministre britannique de l'accomplir.

A l'occasion de la Conférence impériale de 1907, Henry Campbell-Bannerman constitua une commission d'universitaires internationaux pour réfléchir à l'avenir de l'Empire britannique d'un point de vue des expériences historiques. Des extraits du rapport ont été publiés, mais pas le document lui-même. Il concluait à la nécessité de diviser le monde arabe en de nombreux Etats et d'installer en leur sein, en Palestine, une colonie qui soit hostile aux intérêts arabes et participe de leur division permanente [13].

Réformes domestiques[modifier | modifier le code]

Quoique l'élection de 1906 n'avait pas vu les deux partis principaux faire la misère une issue importante, les réformes sociales et libérales introduisirent par le gouvernement de Campbell-Bannerman et après étaient d'un large éventail. Comme le Premier Ministre, Campbell-Bannerman changea la position du parti libéral d'une approche laissez-faire à une plus collectiviste[14]. Comme dans sa direction généralement, les libéraux en gouvernement parurent maintenant à promulguer le libéralisme progressif comme opposé au libéralisme traditionnel, qui était maintenant en basse. A ce fin, le gouvernement de Campbell-Bannerman introduit les repas gratuits aux écoles, les lois plus considérablement relâchées pour les syndicats professionnels, mut vers paiements pour le chômage et la maladie, et mut vers un système de soin médical gratuit, mais seulement pour les employés. Comme le Premier Ministre, Campbell-Bannerman aussi passa l'Acte de Probation de 1907, qui établit la supervision dans la communauté pour les jeunes criminels comme un alternatif à la prison, et la Charte pour les Enfants, qui formait la base de la loi moderne du bien-être des enfants, dont une clause imposant la punition à ceux qui négligèrent les enfants. Il était fait illégal aussi pour les enfants d'acheter l'alcool, le tabac et les feux d'artifice, et les inspections médicales commencèrent d'être fait dans la nation. En essence, comme le Premier Ministre, Henry Campbell-Bannerman promulguait directement, ou posait les fondations pour les développements plus tard, dans les grandes réformes libérales du début du XXe siècle, qui, en effet, représentèrent l'émergence de l'état-providence dans le Royaume-Uni[15].

Retrait et mort[modifier | modifier le code]

Peu de temps après être devenu le Father of the House en 1907, l'état de Campbell-Bannerman empira. Après une séquence de crises cardiaques, la plus grave en novembre 1907, il commença a craindre qu'il ne pourrait arriver au terme de son mandat. Il démissionna de son poste de Premier ministre le 3 avril 1908 et fut remplacé par son Chancelier de l'Échiquier, Herbert Henry Asquith. Campbell-Bannerman restait député et chef du Parti libéral. Il continua à habiter au 10 Downing Street immédiatement après sa démission, se proposant à faire d'autres arrangements à l'avenir. Sa santé commença à décliner à un rythme plus rapide qu'avant, et il mourut dix-neuf jours après sa démission, le 22 avril 1908. Ces derniers mots furent : « This is not the end of me » (Ce n'est pas la fin de moi)[16].

Il reste à ce jour le seul ex-premier ministre britannique à mourir au 10 Downing Street. Campbell-Bannerman fut enterré dans l'église de Meigle, dans le Perthshire en Écosse, proche du château de Belmont, sa maison depuis 1887.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Wilson, C.B.: A Life of Sir Henry Campbell-Bannerman, Londres, Constable,‎ 1973.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Henry Campbell-Bannerman » (voir la liste des auteurs).

  1. A. J. A. Morris, « Sir Henry Campbell-Bannerman (1836–1908) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, septembre 2004 ; mis en ligne en janvier 2008, consulté le 29 mars 2009.
  2. a et b James MacLehose, Memoirs and Portraits of One Hundred Glasgow Men, Glasgow, James MacLehose and Sons, 1886, p. 19.
  3. John Venn et John Archibald Venn, « Campbell [post Campbell Bannerman], Henry », dans Alumni Cantabrigienses, 10 volumes, Cambridge University Press, 1922–1958 [lire en ligne].
  4. Roy Hattersley, Campbell-Bannerman (British Prime Ministers of the 20th century series), Londres, Haus Publishing Limited, 2005.
  5. Frank Trentmann, Free Trade Nation. Commerce, Consumption, and Civil Society in Modern Britain, Oxford University Press, 2008, p. 157.
  6. The Times, 29 novembre 1902, p. 12.
  7. Wilson, p. 394.
  8. Wilson, p. 407.
  9. Wilson, p. 410.
  10. Wilson, p. 413.
  11. (en) Stephen Koss, Asquith, Allen Lane,‎ 1976 revue par Michael Ratcliffe dans The Times, le 26 août 1976, page 9.
  12. Site officiel du premier ministre britannique, article de Campbell-Bannerman (en anglais)
  13. "The Arab Scene 100 years After Campbell-Bannerman" par Awni Farsakh , Al Khaleej (EAU), 11 mai 2007.
  14. Campbell-Bannerman sur le site officiel du BBC.
  15. Liberal Reforms sur le site officiel du BBC
  16. (en) « Sir Henry Campbell-Bannerman at 10 Downing Street », sur pm.gov.uk (consulté le 7 novembre 2013)