Henriette Herz

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Henriette Herz par Anna Dorothea Lisiewska en 1778

Henriette Julie Herz (* 5 septembre 1764 à Berlin ; † 22 octobre 1847 à Berlin ; née de Lemos) était écrivain et elle tint à Berlin un salon réputé au début du Romantisme. Elle était mariée avec Marcus Herz, médecin et écrivain. On compte parmi ses amis : Jean Paul, Friedrich Schiller, Mirabeau, Friedrich Rückert, Johannes von Müller, Alexander von Humboldt, Schleiermacher.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henriette Herz était issue d'une famille juive dont les ancêtres paternels avaient fui l'inquisition portugaise. Ses parents étaient Benjamin de Lemos (1711-89), un médecin connu, directeur de l'hôpital juif de Berlin, et Esther de Charleville (1742-1817, fille d'un médecin juif. Henriette reçut une éducation signée, particulièrement dans les langues vivantes. À l'âge de 12 ans, on la fiança avec Marcus Herz, un médecin plus âgé qu'elle et qu'elle épousa deux ans plus tard. Marcus Herz, qui s'était entièrement voué au culte des Lumières, et surtout à son professeur Kant, organisait chez lui des conférences sur la philosophie de ce dernier ainsi que des cercles de conversation sur des sujets scientifiques et philosophiques. Henriette, qui s'intéressait plutôt à la littérature, eut tôt fait de rassembler autour d'elle un cercle des jeunes gens et de jeunes femmes qui s'y passionnaient également, et entre lesquels les rangs et les titres n'avaient plus aucune importance.

Henriette Herz compte peu comme écrivain, mais en fondant et en dirigeant un des salons littéraires les plus réputés (1780-1803), elle fit un travail de pionnier. C'est que son époux recevait des hôtes qui jouaient un rôle de premier plan dans la vie politique et culturelle tandis que dans une pièce attenante Henriette avait son propre cercle féminin où l'on fonda une ligue de la vertu vouée à cultiver l'amitié et qui s'intéressait surtout à Goethe et à ses œuvres du Sturm und Drang. C'était jeter les bases du culte de Goethe. Ces deux cercles donnèrent naissance au salon de Berlin qui donnait le ton ; à côté des hommes politiques, des savants et des artistes, on y trouvait des écrivains et des philosophes considérables, par exemple les frères Alexander et Wilhelm von Humboldt, Sophie Mereau-Brentano la femme de Clemens Brentano, Jean Paul, Rahel Levin (future Rahel Varnhagen) et Friedrich Schleiermacher. C'est là que Friedrich Schlegel rencontra Dorothea Veit, la fille aînée du philosophe Moses Mendelssohn qui devint plus tard sa femme. C'est là que se réunissaient dans leur diversité courants littéraires, époques et cercles de la société, et c'est le mérite d'Henriette Herz d'avoir établi des contacts et suscité des amitiés entre lettrés, artistes et savants, qu'ils fussent français ou allemands.

En 1803 mourut son mari et elle se vit contrainte de restreindre ses relations sociales et à se joindre à d'autres cercles, par exemple celui de Rahel Varnhagen. Dès 1813 elle se contenta d'enseigner à des enfants sans ressources, mais sa renommée restait grande. Convertie au protestantisme elle se fit baptiser en 1817. Elle repose au deuxième cimetière de la paroisse de Jérusalem et de la nouvelle église.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]