Henrietta Lacks

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Henrietta Lacks (1er août 19204 octobre 1951) est une femme morte d'une tumeur cancéreuse à développement très rapide. Ses cellules sont les premières à avoir pu être cultivées in vitro et ont pour cette raison été utilisées dans le monde entier sous le nom de « HeLa ».

Usage des cellules[modifier | modifier le code]

Dans les années qui suivirent l'expédition de cellules HeLa à différents laboratoires du monde, beaucoup de ceux-ci arrivèrent à établir in vitro des lignées de cellules d'autres cancers (poumon, gorge, foie…), alors que cette opération échouait jusque-là. Il s'est avéré par la suite que certaines de ces lignées cellulaires, nouvellement établies, étaient contaminées par des cellules HeLa (suite à des erreurs de manipulations). Celles-ci avaient réussi à prendre le dessus en proliférant mieux et plus vite que les cellules originelles. Il s'agit là d'une erreur fréquente en culture cellulaire due à un manque de rigueur[1].

Ses enfants n'ont appris que tardivement ce prélèvement, et ont exprimé publiquement leur désapprobation que le service rendu post-mortem à la science par leur mère ne lui ait même pas valu, en retour, une sépulture décente. Plus globalement, ce cas soulève de nombreuses questions éthiques dont le consentement, absent ici, n'est pas la moindre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.pnas.org/content/98/14/7656.full

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rebecca Skloot, La Vie immortelle d'Henrietta Lacks [« The Immortal Life of Henrietta Lacks »], Paris, Éditions Calmann-Lévy, coll. « Documents, Actualités, Société »,‎ 2011, 440 p. (ISBN 978-2-7021-4174-8)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]