Henri van der Noot

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Henri van der Noot

Henrik[1] ou Henri-Charles-Nicolas van der Noot de Vrechem, appelé populairement Vaderke Heintje[2], né à Bruxelles le et mort à Strombeek le , est un avocat, homme d'État et écrivain juridique de langue française, membre éminent des Lignages de Bruxelles. Il fut avec Jean-François Vonck et Jacques-Dominique t'Kint, un des chefs de la Révolution brabançonne de 1789.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était issu d'une des plus anciennes familles de vieille souche bruxelloise[3]. Son père, Nicolas van der Noot, seigneur de Vreschem, avait été amman de Bruxelles. Licencié en droit de l'université de Louvain, il fut avocat au Conseil souverain de Brabant.

En 1787, il accéda à la notoriété en rédigeant un Mémoire sur les droits du peuple brabançon et les atteintes y portées en réponse aux réformes administratives de l'empereur Joseph II. Ce document aux vues étroitement conservatrices défendant les privilèges des États du Brabant le rendit populaire et en fit le porte-parole . En 1788, il se réfugia à Breda pour ne pas être arrêté. En 1789, il prit avec Jean-François Vonck une grande part à l'insurrection qui avait pour but de chasser les Autrichiens des Pays-Bas. Le , on lut aux volontaires sous les ordres du colonel van der Mersch qui devaient marcher sur Turnhout le célèbre mémoire de van der Noot intitulé Manifeste du peuple brabançon. Après la défaite des Autrichiens à la bataille de Turnhout, les troupes impériales évacuèrent le pays et van der Noot fut accueilli à Bruxelles en triomphateur. Le il fut couronné de lauriers au théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Une fois la victoire acquise, soutenu par le clergé, il élimina les partisans de Vonck et devint président du Congrès national, chargé du pouvoir exécutif. Les Autrichiens ayant repris le pays en 1790, il se retira à nouveau en Hollande et, dans une adresse publiée en 1792, il engagea ses compatriotes à s'unir à la France. Revenu à Bruxelles, il fut brièvement emprisonné en 1796 et ne joua plus aucun rôle politique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir : Ode aen den doorlugtigen heer Henrik van der Noot (1790) de Willem Verhoeven, sur books.google.be
  2. C'est ainsi qu'on l'appelait populairement à l'époque. Voir Stefan Lemny, Jean-Louis Carra, 1742-1793 : parcours d'un révolutionnaire, 2000, p. 185 : « prend ouvertement le parti de Heintje Van der Noot, la grande figure de... » ; Georges Henri Dumont, Histoire de la Belgique, 2000, p. 374 : « L'opinion publique ne protesta guère : « Heintje' » Van der Noot jouissait toujours de la cote d'amour. » ; Pierre Génard, Alphonse Jean Marie André Goovaerts, Collections Van der Straelen-Moons-Van Lerius à Anvers : catalogue raisonné, 1884, p.27 : « Pièce de vers en l'honneur du chanoine Jean-Xavier van der Noot et de ses deux sœurs chanoinesses, (frère et sœurs du fameux Heintje van der Noot) 1790 » ; Mémoires couronnés et autres mémoires publiés par l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 1896, p. 375 : « de republikeinen van Heintje van der Noot, en de sans-culotten van het schrikbewind. In de xixe ceuw lieten zij, in vuur ontstoken » ; Messager des sciences et des arts de la Belgique, ou Nouvelles archives de la Société royale des beaux-arts et de littérature, Gand, 1836, p. 314 : « Le buste de M. Vander Noot très-ressemblant avec la légende ... M. Vander Noot, plus connu sous le nom populaire de Heintje Vander Noot » ; Hermann Walther von der Dunk, Conservatisme, 1976, p. 74 : « vond de Brusselse advocaat Heintje van der Noot, de leider van de statisten, smalend van de Oostenrijkse maatregelen. » ; Letterkundig magazijn van wetenschap, kunst en smaak, p. 312, de Tank Collection, 1821 : « Geen wonder dus, dat HEINTJE VAN DER NOOT een ware Volks - afgod werd [...] der Gilden, gevolgd door de Redelijke »
  3. Sous le nom de Henri-Charles-Nicolas van der Noot, il fut admis en admis en 1757 au lignage Sweerts

Source[modifier | modifier le code]

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