Henri de Bourbon (1823-1870)

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Henri de Bourbon

Henri de Bourbon, connu en espagnol sous le nom de don Enrique de Borbón y Borbón, (17 avril 1823, Séville - 12 mars 1870, Alarcón), est un infant d'Espagne et fut le 1er duc de Séville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Deuxième enfant de François de Paule, infant d'Espagne, et de Louise-Charlotte des Deux-Siciles, il naît au palais de l'Alcázar à Séville. Dès le lendemain de sa naissance, un décret de son oncle Ferdinand VII le fait duc de Séville (18 avril 1823), avec grandesse de 1re classe. Par décret royal du 2 décembre de la même année, il est reconnu infant d'Espagne avec qualification personnelle d'Altesse.

À la mort du roi Ferdinand VII (1833), il doit suivre ses parents en exil. Il réside à Paris et fréquente la famille d'Orléans. Il est connu alors sous le titre de duc de Sagonte. Après l'expulsion de la régente Marie-Christine (1840), il revient en Espagne et intègre l'armée comme garde-marine. Il est ensuite nommé officier de marine (1842) puis capitaine de frégate (1845).

Alors qu'il prétend à la main de la reine Isabelle II, ses idées révolutionnaires le contraignent à démissionner de l'armée et à s'exiler en France (c'est finalement son frère aîné, François d'Assise, qui épousera le jeune reine le 10 octobre 1846).

Il passe ensuite à Bruxelles, où il prend le titre de comte d'Arès, puis en Angleterre. De retour en France, c'est à Toulouse qu'il a connaissance de la révolution de 1848 qui détrône le roi Louis-Philippe. Il se rallie aussitôt à la République et appelle le peuple espagnol à se soulever à son tour. Un décret royal (13 mai 1848) le prive alors de ses titres, honneurs et privilèges d'infant d'Espagne. Après avoir obtenu le pardon de la reine, il retrouve toutes ses prérogatives et emplois (1854-1856), mais il est de nouveau expulsé pour ses propos révolutionnaires (mars 1857).

De retour à Madrid, il est nommé capitaine général de l'armée navale (1860) puis lieutenant général de l'armée (1863). Ayant pris parti pour les libéraux contre le gouvernement et les intrigues d'Antoine d'Orléans, duc de Montpensier, il se voit une nouvelle fois contraint à l'exil et privé de ses titres (9 mars 1867). Il reprend son titre de duc de Sagonte et s'exile à Paris puis à Londres. Isabelle II, également contrainte à l'exil (1868), fait appel à lui. Il la rencontre à Paris pour trouver les moyens de défendre son trône, en particulier contre les visées du duc de Montpensier.

Le 7 mars 1870, il publie dans le journal La Epoca un manifeste dans lequel il défend les droits de la reine et destiné aux partisans du duc de Montpensier. Celui-ci le provoque en duel et le tue le 12 mars 1870 dans une prairie appelée la Dehesa de los Carabancheles, près d'Alarcón.

Il est inhumé à Madrid dans le cimetière San Isidro[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

Épouse et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse, le 6 mai 1847 à Rome, Elena de Castellí y Shelly (16 octobre 1821, Valence, Espagne - 30 décembre 1863, Madrid), dont il a 5 enfants :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Van Kerrebrouck : La Maison de Bourbon, 2e édition, 2004, ISBN 2-9501509-5-0