Henri d'Orléans (1908-1999)

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Henri d'Orléans

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Henri d’Orléans en 1928.

Succession

Prétendant au trône de France


(&&&&&&&&&&02148258 ans, 9 mois et 24 jours)

Nom revendiqué « Henri VI »
Prédécesseur Jean d'Orléans
Successeur Henri d'Orléans
Biographie
Titulature « Comte de Paris »
Dynastie Maison d’Orléans
Nom de naissance Henri Robert Ferdinand Marie d'Orléans
Naissance
Le Nouvion-en-Thiérache (France)
Décès (à 90 ans)
Cherisy (France)
Père Jean d'Orléans,
« duc de Guise »
Mère Isabelle d’Orléans
Conjoint Isabelle d’Orléans-Bragance
Enfants Isabelle d’Orléans
Henri d’Orléans Royal Crown of France.svg
Hélène d’Orléans
François d’Orléans
Anne d’Orléans
Diane d’Orléans
Jacques d’Orléans
Michel d’Orléans
Claude d’Orléans
Chantal d’Orléans
Thibaut d’Orléans
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Prétendants au trône de France

Henri d'Orléans — de son nom de naissance Henri Robert Ferdinand Marie d'Orléans —, né le au Nouvion-en-Thiérache, dans l’Aisne, et décédé le à Cherisy, en Eure-et-Loir, fut prétendant au trône de France de 1940 à 1999. Il portait le titre de courtoisie de « comte de Paris », titre porté par Philippe d'Orléans, son grand-père maternel.

De 1940 à 1999, il devient l’un des prétendants au trône de France et est alors considéré par les orléanistes comme roi de France sous le nom d’« Henri VI », le comte de Chambord, petit-fils de Charles X, ayant régné quelques jours sous le nom d’ « Henri V ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa jeunesse (1908-1940)[modifier | modifier le code]

Henri d'Orléans naît au Nouvion-en-Thiérache, dans l'Aisne le , quatrième enfant et seul fils de Jean d'Orléans (1874-1940), d'une branche cadette de la maison royale de France, et de sa cousine germaine Isabelle d'Orléans (1878-1961), sœur du chef de la maison d'Orléans, le « duc d'Orléans », Philippe d'Orléans (1869-1926), le « Philippe VIII » des orléanistes, soit la grande majorité des monarchistes de l'époque. Son prénom de Henri, jusque-là peu courant dans cette maison princière, rappelle celui de son oncle l'explorateur Henri d'Orléans, mort quelques années plus tôt. Il a également trois sœurs aînées.

Il est baptisé au Nouvion-en-Thiérache le et reçoit pour parrain son oncle, Ferdinand d'Orléans (1884-1924), et pour marraine sa tante, Marie d'Orléans (1865-1909).

Il passe la plus grande partie de son enfance dans le nord du Maroc dans des propriétés que son père a achetées. Il voyage en France, en Espagne, en Sicile et ailleurs en Europe à l'occasion de voyages de famille[1].

Le principe royal français porté par ses cousins le « duc d'Orléans » et son frère, le « duc de Montpensier », finit par faire de lui leur jeune héritier. Ni le premier ni le second n'ont de fils. C'est pourquoi, à la mort du « duc d'Orléans », le « duc de Guise » et son fils âgé de 18 ans sont contraints à s'exiler.

Il devient en effet interdit de territoire national en vertu de la loi d'exil de 1886 qui interdit le territoire national au chef des maisons royales ou impériales ayant régné en France, ainsi qu'à leur fils aîné. Il habite donc en Belgique, au Maroc, en Espagne et enfin au Portugal.

En 1929, son père le proclame « comte de Paris », titre qu'il conservera jusqu'à sa mort, celui sous lequel il fut connu.

En 1931, Henri d'Orléans épouse, à Palerme, sa cousine la princesse et femme de lettres Isabelle d'Orléans-Bragance (1911-2003), connue sous le titre de « comtesse de Paris ». Leur première fille, aînée de leurs 11 enfants, naît dès 1932.

En novembre 1937, au nom de son père le « duc de Guise » et de la Maison de France, le « comte de Paris » désavoue l'Action française, dirigée par Charles Maurras, et rompt ainsi avec l'extrême-droite. Depuis quelques années, le jeune prince et Maurras étaient en désaccord, notamment depuis le lancement de la revue Courrier royal par Henri. Ce dernier n'hésitait pas en effet à prendre des positions opposées à l'Action française, quitte à perdre une grande partie de ses lecteurs.

En dépit de la loi d'exil, il séjourne en France clandestinement à plusieurs reprises, dont la première fois en 1938. En octobre 1938, il organise une conférence de presse clandestine près de Pontoise avec l'aide de ses partisans, dont Louis Emery, chez qui a lieu cet événement qui fera la « Une » de tous les journaux. Ainsi, dans Le Populaire du , le journaliste raconte comment il a « été "kidnappé" par le comte de Paris » : « On répartit une vingtaine de journalistes entre six ou sept voitures. Chacune de celles-ci prend une route différente… Près de Pontoise… Une gentilhommière en briques rouges, au milieu d'un grand parc. Tout le monde descend. Un homme se précipite à notre rencontre. C'est le propre frère du colonel de La Rocque, l'homme de confiance de la maison. »[2] Paris-Soir raconte aussi cet événement à la Une de son édition du 22 octobre 1938 : « Malgré la loi d'exil, le comte de Paris revient en France pour lancer une proclamation. Il arrive secrètement en avion aux environs de Paris, prend une coupe de champagne avec les journalistes convoqués et repart aussitôt par la voie des airs ». Le journaliste, Rochat-Cenise, ajoute : « Un petit village, un village de France avec des maisons grises au milieu d'arbres encore verts. Un château charmant avec un grand parc et quinze journalistes dans ce château… J'ai une seconde demande à vous adresser, c'est de ne jamais dévoiler l'endroit où vous êtes réunis ici. » Pour lui, commentant les accords de Munich, « le diktat allemand est une humiliation sans précédent dans notre histoire »[3].

En 1940, il succède à son père, mort en exil ; nouveau prétendant du trône de France, il fait alors usage des pleines armes de France (d’azur à trois fleurs de lis d’or). Jusqu'en 1926, il portait les armes traditionnelles de la maison d'Orléans (de France au lambel d'argent à trois pendants), puis celles de dauphin de 1926 à 1940.

Pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)[modifier | modifier le code]

Désireux de servir son pays, alors que la loi d'exil le lui interdisait, il fut autorisé le par Paul Reynaud à s’engager dans la Légion étrangère, au début de la Seconde Guerre mondiale, sous le nom d'Henri Robert Orliac[4], patronyme déjà emprunté en 1909 par le « duc de Guise », prétendant au trône de France et son épouse, lors de leur installation au Maroc (Orliac était le nom du "clairon" d'un autre Henri d'Orléans, plus connu par son titre de duc d’Aumale)[5].

Il se rend à Vichy, y rencontre peut-être Pétain, et se voit éconduire par Laval qui lui propose le cadeau empoisonné du ministère du Ravitaillement[6] ; on ne sait trop quelle fut la réponse du prince, mais il est certain qu'il n’exerça jamais cette charge.

Il écrit en juillet 1941 un « Message aux monarchistes français », qui appelle à soutenir le Maréchal Pétain[7].

À Alger, en novembre-décembre 1942, une conspiration s'organise par le résistant Henri d'Astier de La Vigerie visant à permettre à Henri d'Orléans de prendre la place de l’amiral Darlan, jugé trop proche du Reich, et former un gouvernement d’union dans lequel de Gaulle aurait dirigé les affaires politiques et Giraud les affaires militaires. Mais Fernand Bonnier de La Chapelle abattit l’amiral (si bien qu'on accusa par la suite le « comte de Paris » et Henri d'Astier d'avoir armé le bras de Fernand).

L’après-guerre (1945-1950)[modifier | modifier le code]

En juillet 1946, il s'installe au Portugal. Il choisit de se positionner au centre, proche de la démocratie chrétienne qui, avec le MRP, semblait avoir le vent en poupe. Pour diffuser ses idées, il créa un Bulletin d’information qui attira des collaborations de grande qualité comme celles de Bertrand de Jouvenel, de Gustave Thibon, de Michel de Saint-Pierre[8]. En 1947, il publie un livre, Entre Français, destiné à se faire connaître de la population[9]. Le 5 février 1948, il présenta l’Esquisse d'une constitution monarchique et démocratique, qui comportait notamment trois propositions[10]. :

  • La place du monarque comme arbitre au-dessus des partis ;
  • Le recours aux consultations populaires par la voie du référendum ;
  • L'institution des « délégués du peuple » ; ces derniers auraient été élus au suffrage universel, au scrutin uninominal à un tour, ne se seraient jamais réunis en assemblée mais auraient été consultés simultanément sur les projets de loi.

Ces propositions étaient bien présentées, solidement étayées, relayées par quelques intellectuels de renom.

Le retour en France et l’action politique (1950-1967)[modifier | modifier le code]

Abrogation de la loi d’exil[modifier | modifier le code]

Un député du MRP, Paul Hutin-Desgrées, fondateur après la Libération du quotidien Ouest-France, rencontra en 1948 un des collaborateurs du « comte de Paris » et découvrit l'existence de la loi d'exil. La trouvant scandaleuse, il lança une campagne pour son abolition qui finit par aboutir par la loi du 24 juin 1950, ce qui permit au « comte de Paris » de rentrer en France[11]. Arrivé à Paris, il rendit immédiatement visite au président de la République Vincent Auriol, qui avait appuyé l'abrogation de la loi d'exil, puis alla visiter les plages du débarquement[11].

Le « comte de Paris » s'installa au manoir "Le Cœur Volant" à Louveciennes avec sa famille. La famille d'Orléans y menait une vie brillante sous l'œil des médias, et tout Paris défilait à Louveciennes, leur résidence proche de Paris : Antoine Pinay, Pierre Mendès-France, Maurice Schumann, Jacques Soustelle faisaient partie des invités habituels[12].

Hostile à l'impuissance de la Quatrième République, il tenait un bulletin politique mensuel de quatre pages dans lequel il livrait ses analyses et cherchait à combiner le souci monarchique du long terme avec le respect des règles démocratiques. Pendant plus de dix ans, il effectua de nombreuses tournées en France métropolitaine et en Afrique française, dénonçant l'absence d'autorité politique du régime empêchant la pépinière d'hommes de qualité que comptait la France d'exprimer leur talent et de servir leur patrie[12].

Son Bulletin traitait de plus en plus de l'actualité politique et apporta son soutien à la politique de Pierre Mendès-France : la paix en Indochine et le rejet de la Communauté européenne de défense (CED), qui sous couvert de construction européenne, plaçait l'armée française sous la coupe des États-Unis. Le prince plaida également en faveur de l'indépendance de l'Afrique noire.

Relations avec Charles de Gaulle[modifier | modifier le code]

Plusieurs de ses idées le rapprochaient du général de Gaulle ; ils se rencontrèrent pour la première fois, le 13 juillet 1954, dans la propriété d'un ami de Michel Debré[12]. Leurs rencontres et leur correspondance devinrent régulières.

Le « comte de Paris » félicita le général de Gaulle de sa prise du pouvoir dans une lettre du 2 juin 1958 : « Votre foi en Dieu, votre amour immense de la France et la certitude que vous avez de sa mission dans le monde, votre expérience, les conclusions de vos méditations, inspireront les choix que votre haute conscience vous dictera pour préserver la France de l'anarchie vers laquelle elle se précipitait faute d'être conduite[13]. »

François, un de ses fils qu’il titra « duc d’Orléans » à titre posthume, est « mort pour la France » lors de la guerre d’Algérie en 1960. Dans leurs échanges épistolaires publiés en 1994, les deux hommes discutent de la possibilité d’une restauration monarchique[14].

Les rapports entre le général de Gaulle s'intensifièrent alors.

  • Entre 1959 et 1966, il y eut une dizaine d'entretiens entre le « comte de Paris » et le général de Gaulle.
  • Le « comte de Paris » fut pressenti en 1962 pour présider la Croix-Rouge.
  • Le « comte de Paris » fit parvenir au général de Gaulle de nombreuses études et rapports dont en 1966 un « rapport sur l'avenir de la France ».
  • Le général de Gaulle émit des propos sibyllins quant à sa succession qui permirent à Jean Ferniot de publier dans l'Express du 23 mai 1963 un article retentissant, « Le successeur. Pourquoi de Gaulle a choisi le « comte de Paris »[15] », et à Philippe de Saint-Robert, qui rencontrait souvent le général, d'affirmer que le général avait déclaré au prince : « s'il se passe quelque drame national, ce sera vous qui me succéderez[16] ». La classe politique a alors en tête cette hypothèse et selon Alain Peyrefitte est tentée d'y adhérer[17].

Le « comte de Paris » publia en 1994 un ouvrage intitulé Dialogue sur la France, présenté comme cosigné par lui et le général de Gaulle. De fait, s'il est difficile de prouver que le général de Gaulle envisagea vraiment de favoriser la restauration de la monarchie, il avait au fond de lui une sensibilité royaliste.

  • Sa tradition familiale était royaliste et son père lisait L'Action française et se disait monarchiste de regret.
  • Avant la seconde guerre mondiale, Charles de Gaulle s'était senti proche du mouvement royaliste l'Action française, avant que la position de Maurras relative aux accords de Munich ne l'en éloigne. Ainsi, Paul Reynaud, qui rencontra en captivité en Allemagne la sœur du général de Gaulle, Marie-Agnès Caillau, note dans ses carnets de captivité parlant de cette dernière[18] : « Très franche, intelligente et bonne, [elle] nous raconte que Charles était monarchiste, qu'il défendait Maurras contre son frère Pierre jusqu'à en avoir les larmes aux yeux dans une discussion. Mais au moment de Munich, il a désapprouvé entièrement l'attitude de Maurras. » Dans deux articles du 1er et 3 juin 1940, Maurras accueillit avec jubilation la nomination au grade de général du colonel de Gaulle comme sous-secrétaire d'État à la Guerre et à la Défense nationale[19],[20],[Note 1].
  • Charles de Gaulle affirma à son aide de camp le capitaine Claude Guy[21] : « À entendre les républicains, la France a commencé à retentir en 1789 ! Incroyable dérision : c'est au contraire depuis 1789 que nous n'avons cessé de décliner. »
  • Ses confidences à Alain Peyrefitte révèlent :
    • Son peu d'enthousiasme pour la république à laquelle il est cependant résigné[22] : « Je n'aime pas la république pour la république. Mais comme les Français y sont attachés, j'ai toujours pensé qu'il n'y avait pas d'autre choix[23]. »
    • Sa conviction affirmée en 1962 alors qu'il annonçait une « initiative pour assurer la continuité de l'État » qu'un roi serait utile à la France : « Ce qu'il faudrait à la France, c'est un roi[24]. »

En 1963, De Gaulle affirma à Alain Peyrefitte qu'il ne croyait pas aux chances du « comte de Paris » et qu'il n'avait pas envisagé de restaurer la monarchie. Néanmoins, il reconnut qu'il avait de la considération pour le prince, non seulement pour ce qu'il représentait en tant que descendant des rois mais aussi pour ce qu'il était personnellement : « parce qu'il est très pénétré de l'intérêt général, de l'amour de la patrie. Il souhaite, chaque fois que c'est nécessaire, qu'on s'appuie sur le peuple contre les féodalités. Il a l'esprit capétien. Et puis, j'ai de la considération pour ce qu'il est personnellement : il a une magnifique famille, il a perdu un fils en Algérie. Il ne mérite que l'estime. Mais ce n'est pas un candidat. Il ne correspond plus à ce siècle. »

De fait, Charles de Gaulle avait espéré que le « comte de Paris » se rallie à la France libre en 1940. Il avait organisé un service à Londres à l'été 1940 à la mort de son père le « duc de Guise ». René Cassin aurait proposé sa place au Comité français de Libération nationale[25].

Retraite politique[modifier | modifier le code]

Déçu dans ses espoirs, le « comte de Paris » décida en 1967 de mettre fin à ses activités politiques et cessa la publication de son Bulletin qui était envoyé gratuitement à plusieurs milliers de personnes[26].

La retraite (1968-1999)[modifier | modifier le code]

Le « comte de Paris » en 1987.

En 1975, le comte de Paris crée la fondation Saint-Louis pour préserver ce qui restait des immenses biens de la famille d’Orléans. Il administre aussi la fondation Condé, centre de gériatrie à Chantilly avec le concours de Monique Friesz, proche des éditeurs Firmin-Didot, qui fut sa gouvernante-secrétaire-dame de compagnie, qui lui fut présentée en 1974 lors d’un dîner parisien par sa fille Chantal, baronne de Sambucy de Sorgue. Monique Friesz devint sa compagne jusqu’à la fin de sa vie.

Le dernier fils du « comte de Paris », Thibaut, fut impliqué dans une affaire ténébreuse de cambriolage qui ne sera jamais parfaitement élucidée.

Lors de la première cohabitation (1986-1988), le « comte de Paris » se prononça à plusieurs reprises en faveur de François Mitterrand. François Mitterrand était une vieille connaissance (jeune étudiant, il avait fait le voyage du Manoir d’Anjou, près de Bruxelles, résidence des Orléans en exil, durant les années 1930). Henri d’Orléans lui était également reconnaissant de lui avoir manifesté une certaine considération, lors des cérémonies du Millénaire capétien (1987). Cyrille Schott, conseiller à la Présidence, servit de relais entre eux deux.

En septembre 1987, très médiatiquement et à l’occasion du Millénaire capétien, devant des milliers de fidèles invités, le « comte de Paris » titra ses petits-fils Jean et Eudes, respectivement « duc de Vendôme » et « duc d’Angoulême », lors d’une grande cérémonie solennelle célébrée au château d’Amboise. Il présente alors Jean d’Orléans, comme son successeur spirituel à la tête de la maison de France.

En 1992, avec un an de retard, le comte et la comtesse de Paris, séparés de corps et de biens depuis 1986, ont fêté publiquement en la chapelle royale Saint-Louis de Dreux leurs « noces de diamant » (60 ans de mariage).

Le , le comte de Paris célébrait ses 90 ans au château d’Amboise ; ce fut sa dernière réunion de famille, entouré du Gotha, où Albert de Monaco représenta son père (apparenté par les Polignac) et de bon nombre des siens, malgré les querelles étalées dans la presse française et internationale.

Le , le jour du mariage civil célébré à Dreux d’Eudes, « duc d’Angoulême », avec Marie-Liesse de Rohan-Chabot, « l’ultime prétendant » (François Broche) meurt au domicile de sa dernière compagne, Monique Friesz, à Cherisy, en Eure-et-Loir.

Ses obsèques furent célébrée le à la chapelle royale Saint-Louis de Dreux, où il est inhumé dans la crypte centrale auprès de son fils François. L’ensemble des maisons souveraines européennes y sont présentes ou représentées.

La comtesse de Paris sera inhumée en dans cette même crypte.

Représentations[modifier | modifier le code]

Il pose en 1928, au manoir d'Anjou, pour le sculpteur Philippe Besnard, qui réalisera deux bustes, l'un en bronze, l'autre en marbre[27],[28]. Ce dernier sera exposé au Salon des Tuileries, sous le numéro 131 en 1929.

Philippe Besnard exécutera également plusieurs médailles, en bronze, frappées à son profil.

Querelles dynastiques françaises[modifier | modifier le code]

Henri d'Orléans était contesté dans son état de successeur, pour ses partisans, des rois de France et de Navarre par les légitimistes :

Article détaillé : Querelles dynastiques françaises.

Titulature[modifier | modifier le code]

Les titres portés par les membres de la maison d'Orléans n'ont pas d'existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison. Héritier du « duc de Guise », Henri d'Orléans porta les titres de :

  • 5 juillet 1908 : Son Altesse royale le prince Henri d'Orléans
  • 28 mars 1926 : Son Altesse royale le « dauphin de France »
  • 1929 : Son Altesse royale le « dauphin de France », « comte de Paris »
  • 25 août 1940 : Monseigneur le « comte de Paris »

Titulature traditionnelle d'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Titulature partiellement reprise sous la Restauration par son aïeul Louis-Philippe (non portée par Henri d'Orléans[29] mais seule reconnue par les légitimistes).

Succession (1999-2008)[modifier | modifier le code]

En raison de ses activités politiques - qu'il finançait avec son argent - et alors qu'il avait hérité de son père en 1940 une fortune estimée à 400 millions, mais déjà amoindrie par le fisc et les erreurs de gestion de Philippe d'Orléans, « duc d'Orléans », fortune composée notamment des biens non partagés du grand domaine forestier du duc d'Aumale en Thiérache, il laisse à ses neuf enfants survivants un patrimoine évalué en 2003 à la mort de sa veuve - dotée d'un patrimoine personnel - à près de 20 millions d'euros[réf. nécessaire] de forêts, objets d'art, bijoux et valeurs financières.

En 1997 le couple avait fait état de 14,7 millions de "meubles, bijoux et objets de collection à caractère historique", notamment une automobile de collection de marque Brasier que le « comte » affectionnait tout particulièrement en raison de ses performances, et de sa date de fabrication (1908), année de sa naissance. L'automobile marquée des insignes de la Maison de France est aujourd'hui la propriété du duc de Saint-Pancrace[réf. nécessaire] dans la région de Nice.

Le patrimoine des Orléans qui fait partie de la fondation Saint-Louis est inaliénable : châteaux d'Amboise et de Bourbon-l'Archambault, domaine de Dreux, des immeubles de rapport, des collections d'art et des archives familiales déposées aux Archives nationales.

Il échoua dans sa revendication d'un "lot important d'argenterie et de bijoux de famille", selon son neveu Michel de Grèce (op.cit.) de la part de la veuve espagnole de son oncle paternel Ferdinand d'Orléans, duc de Montpensier (1884-1924), qui aurait fait alors intervenir le général Franco, chef de l'État, mort à Madrid.

Durant sa longue existence le « comte de Paris » a poursuivi le démembrement du patrimoine familial par des ventes de biens immeubles et meubles, objets d'art et souvenirs historiques pouvant revêtir le caractère de patrimoine national, provenant de Louis-Philippe Ier, et de son plus jeune fils le duc d'Aumale, mort sans héritiers directs en 1897.

Dans le cadre de la succession de son père mort en 1940, il vend avec ses sœurs le manoir d'Anjou à Bruxelles, puis le "palais Orléans" de Palerme; en 1980, le château natal du Nouvion (N. en-Thiérache), acquis par la ville de Roubaix pour un million de francs; en 1988, "La Quinta do Anjinho" au Portugal; en 1983 le manoir du "Cœur-Volant", à Louveciennes (devenu centre de formation de la B.N.P.)[30] puis, en 1991, un immeuble de rapport à Neuilly, pour 30 millions de francs.

…puis le mobilier et ce qui reste des importantes collections d'art des Orléans sont vendues de gré à gré ou mises à l'encan : en 1986 le portrait d'apparat du duc d'Orléans, prince héritier, par Ingres[31]; le « comte de Paris » ayant entrepris de vendre en Suisse la célèbre parure de saphirs et de diamants (300 carats) dite de Marie-Antoinette - passée à l'impératrice Joséphine? puis à sa fille Hortense, reine de Hollande, qui la vendit à Louis-Philippe - est interpellé par les Douanes; ce bijou insigne, qui fut l'apanage de l'épouse du « chef de la Maison de France » jusqu'à cette époque, fut finalement acquis pour 5 millions de francs par l'État français (galerie d'Apollon du musée du Louvre), alors qu'en 1983 cette institution lui en aurait proposé 7 millions; puis pour la même somme une autre parure de même origine (op. cit.), enfin en 1996 il fait vendre par Sotheby's / Monaco du mobilier et des tableaux de famille (certains se trouvent au château de Prye), dont un service de cristaux au chiffre du duc d'Aumale, ayant meublé un temps l'ancienne résidence portugaise, pour plus de 15 millions de francs.

Devant cette situation, depuis 1993, cinq de ses neuf enfants, Michel, Diane, Isabelle Hélène et Jacques, surnommés alors « les conjurés d'Amboise », se sont opposés à la gestion par leur père des affaires familiales, et en 2007 tentent encore de négocier la part qui leur revient des biens donnés par leurs parents à la fondation Saint-Louis, notamment concernant les collections d'art, dont le don n'a jamais été enregistré.

À la suite de la découverte en 1999 d'un patrimoine familial inférieur à 80 millions de francs, le 9 avril 2002 le « comte de Clermont » fit déposer plainte pour escroquerie par son avocat, maître Michel Gaudart de Soulages, qui fut suivie de l'ouverture d'une information judiciaire par le Parquet de Paris le 27 juin.

Lorsqu'il créa la Fondation en 1975, son père avait racheté toutes les parts de ce patrimoine historique dont il était copropriétaire avec ses cousins, descendants du roi Louis-Philippe.
Même si certains d'entre eux lui offrirent leur part, il n'en demeure pas moins que la création de cette fondation fut un important sacrifice financier qu'il fait, lui permettant de lui confier librement cet inestimable patrimoine historique, s'en assurant au passage la présidence.

Son fils aîné lui a succédé comme président d'honneur de la fondation.

Une vente de certaines pièces de mobilier fut organisée chez Christie's en 2008[32].

On doit conclure ici ce chapitre en rappelant que l'ensemble de ces informations financières relevant du domaine privé ne sont qu'aléatoires et ne sont fondées sur aucun document public.

Descendance[modifier | modifier le code]

Henri d’Orléans est le seul fils de Jean d’Orléans (1874-1940), « duc de Guise » et prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de « Jean III », et de son épouse et cousine germaine, la princesse Isabelle d'Orléans (1878-1961).

En 1931, Henri d’Orléans épouse, à Palerme, sa cousine la princesse franco-brésilienne Isabelle d'Orléans-Bragance (1911-2003). De ce mariage naissent onze enfants, qui donneront 40 petits-enfants et 100 arrière-petits-enfants :

1. Isabelle d'Orléans (1932), épouse Friedrich-Karl, comte de Schönborn-Buchheim (né 1938), - dont :

  1. - Comte Damian von Schönborn-Buchheim (1965-) épouse Deirdre Mary Ascough - dont :
    1. - Comtesse Isabelle von Schönborn-Buchheim (2003-)
  2. - Comte Vinzenz von Schönborn-Buchheim (1966-), épouse Katharina Graf - dont :
    1. - Comte Philipp von Schönborn-Buchheim (2003-)
    2. - Comte Clemens von Schönborn-Buchheim (2005-)
    3. - Comte Alexander von Schönborn-Buchheim (2010-)
  3. - Comtesse Lorraine von Schönborn-Buchheim (1968-), épouse le comte Wilhelm von Spee - dont :
    1. - Comte August von Spee (1998-)
    2. - Comte Paul von Spee (1999-)
    3. - Comtesse Eloise von Spee (2001-)
    4. - Comtesse Ludmilla von Spee (2003-)
    5. - Comte Kosmas von Spee (2005-)
  4. - Comtesse Claire von Schönborn-Buchheim (1969-), épouse Wolfgang Liechtenfeld - dont :
    1. - Alexander Liechtenfeld (2001-)
  5. - Comte Melchior von Schönborn-Buchheim (1977-), fiancé à la baronne Bernadette de Metzingen ;

2. Henri d'Orléans (1933), fils aîné, « comte de Clermont » puis « comte de Paris » et « duc de France » - épouse la duchesse Marie-Thérèse de Wurtemberg ; puis Micaela Cousiño y Quiñones de León, d'origine chilienne; dont du premier lit :

  1. - Marie d’Orléans (1959), épouse le prince Gundakar de Liechtenstein - dont :
    1. - Princesse Leopoldine von Liechtenstein (1990-)
    2. - Princesse Maria-Immaculata von Liechtenstein (1991-)
    3. - Prince Johann-Wenzel von Liechtenstein (1993-)
    4. - Princesse Marguerite von Liechtenstein (1995-)
    5. - Prince Gabriel von Liechtenstein (1998-)
  2. - François d'Orléans (1961), « dauphin de France », « comte de Clermont ». Handicapé mental, son frère cadet Jean est considéré par beaucoup comme le successeur de son père, comme Lieutenant Général du Royaume et Dauphin de France pendant la maladie de son frère aîné.
  3. - Blanche d'Orléans (1962) ; titrée « Mademoiselle de Valois » ; handicapée mentale
  4. - Jean d'Orléans (1965), épouse Maria Philomena de Tormos, « duc et duchesse de Vendôme » - dont :
    1. - Gaston d'Orléans (2009-)
    2. - Antoinette d'Orléans (2012-)
  5. - Eudes d'Orléans (1968), épouse Marie-Liesse de Rohan-Chabot, « duc et duchesse d'Angoulême » - dont :
    1. - Thérèse d'Orléans (2001-)
    2. - Pierre d'Orléans (2003-)

3. Hélène d'Orléans (1934), épouse le comte Évrard de Limburg Stirum (1927-2001) - dont :

  1. - Comtesse Catherine de Limburg Stirum (1957-), épouse Ortiz-Armando Galrao (divorcés) - dont :
    1. - Céleste Galrao (1988-)
    2. - Orian Galrao (1993-)
  2. - Comte Thierry de Limburg Stirum (1959-), épouse Katia della Faille de Leverghem - dont :
    1. - Comtesse Gloria de Limburg Stirum (1993-)
    2. - Comtesse Angélique de Limburg Stirum (1995-)
  3. - Comte Louis de Limburg Stirum (1962-), épouse Belén López Montero - dont :
    1. - Comte Jean-Thierry de Limburg Stirum (1999-)
    2. - Comtesse Inès de Limburg Stirum (2000-)
  4. - Comte Bruno de Limburg Stirum (1966-), épouse la comtesse Christine de Lannoy - dont :
    1. - Comte Gaspard de Limburg Stirum (1996-)
    2. - Comte Félix de Limburg Stirum (1998-)
    3. - Comte Achille de Limburg Stirum (2001-)
    4. - Comtesse Rose de Limburg Stirum (2003-)

4. François d'Orléans (1935-1960), « duc d'Orléans », « mort au champ d'honneur » (guerre d'Algérie) - sans postérité ;

5. Anne d'Orléans (1938), épouse Carlos de Borbón-Dos Sicilias, « duc de Calabre » et infant d'Espagne - dont :

  1. - Cristina de Borbón-Dos Sicilias y Orléans (1966-), épouse Pedro López-Quesada y Fernández Urrutia - dont :
    1. - Victoria López-Quesada y de Borbón-Dos Sicilias (1997-)
    2. - Pedro López-Quesada y de Borbón-Dos Sicilias (2003-)
  2. - María-Paloma de Borbón-Dos Sicilias y Orléans (1967-), épouse l'archiduc Simeon d'Autriche, neveu d'Otto de Habsbourg - dont :
    1. - Archiduc Johannes d'Autriche (1997-)
    2. - Archiduc Ludwig d'Autriche (1998-)
    3. - Archiduchesse Isabel d'Autriche (2000-)
    4. - Archiduchesse Carlota d'Autriche (2003-)
    5. - Archiduc Philipp d'Autriche (2007-)
  3. - Pedro de Borbón-Dos Sicilias y Orléans, « duc de Noto » (1968-), épouse Sofía Landaluce y Melgarejo, - dont :
    1. - Jaime de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce (1993-), « duc de Capoue »
    2. - Juan de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce (2003-)
    3. - Pablo de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce (2004-)
    4. - Pedro de Borbón-Dos Sicilias y Ladaluce (2006-)
    5. - Sofia de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce (2008-)
    6. - Blanca de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce (2011-)
  4. - Inés de Borbón-Dos Sicilias y Orléans (1971-), épouse le nobile Michele Carrelli Palombi des marquis di Raiano - dont :
    1. - Nobile Teresa Carrelli Palombi (2003-)
    2. - Nobile Blanca Carrelli Palombi (2005-)
  5. - Victoria de Borbón-Dos Sicilias y Orléans (1976-), épouse Markos Nomikos - dont :
    1. - Anastasios Nomikos (2005-)
    2. - Ana Nomikos (2006-)
    3. - Karlos Nomikos (2008-)
    4. - Simeon Nomikos (2012-)

6. Diane d'Orléans (1940), épouse en 1960 de Karl von Württemberg (1936), « duc de Wurtemberg » - dont :

  1. - Duc Friedrich von Württemberg (1961-), épouse la princesse Wilhelmine Marie von Wied, descendante du dernier roi de Wurtemberg - dont :
    1. - Duc Wilhelm-Friedrich von Württemberg (1994-)
    2. - Duchesse Marie-Amélie von Württemberg (1996-)
    3. - Duchesse Sophie-Dorothée von Württemberg (1997-)
  2. - Duchesse Mathilde von Württemberg (1962-), épouse comte Erich von Waldburg-Zeil - dont :
    1. - Comtesse Marie-Thérèse von Waldburg-Zeil (1989-)
    2. - Comtesse Elisabeth von Waldburg-Zeil (1990-)
    3. - Comtesse Marie-Charlotte von Waldburg-Zeil (1992-)
    4. - Comtesse Hélène von Waldburg-Zeil (1993-)
    5. - Comtesse Marie-Gabrielle von Waldburg-Zeil (1996-)
  3. - Duc Eberhard von Württemberg (1963-), épouse Désirée Copf - dont :
    1. - Duc Alexander von Württemberg (2010-)
  4. - Duc Philipp von Württemberg (1964-), épouse la princesse Maria-Carolina de Bavière, - dont :
    1. - Duchesse Sophie von Württemberg (1994-)
    2. - Duchesse Pauline von Württemberg (1997-)
    3. - Duc Carl-Theodor von Württemberg (1999-)
    4. - Duchesse Anna von Württemberg (2007-)
  5. - Duc Michael von Württemberg (1965-), épouse Julia Storz
  6. - Duchesse Eléonore-Fleur von Württemberg (1977-), épouse comte Moritz von Goëss - dont :
    1. - Comte Zeno von Goëss (2004-)
    2. - Comtesse Flaminia von Goëss (2006-)
    3. - Comtesse Livia von Goëss (2010-)

7. Jacques d'Orléans (1941), « duc d'Orléans », frère jumeau cadet de Michel[33],[34], épouse en 1969 Gersende de Sabran-Pontevès - dont postérité :

  1. - Diane d'Orléans (1970), épouse Alexis, vicomte de Noailles - dont :
    1. - Céline de Noailles (2005-)
    2. - Léontine de Noailles (2006-)
    3. - Victoire de Noailles (2008-)
  2. - Charles-Louis d'Orléans (1972), époux Iléana Manos (« duc et duchesse de Chartres ») - dont :
    1. - Philippe d'Orléans, « duc de Valois » (1998-)
    2. - Louise d'Orléans (1999-)
    3. - Hélène d'Orléans (2001-)
    4. - Constantin d'Orléans (2003-)
    5. - Isabelle d'Orléans (2005-)
  3. - Foulques d'Orléans (1974-), (« duc d'Aumale et comte d'Eu ») ;

8. Michel d'Orléans (1941), frère jumeau aîné de Jacques[35],[36], placé après lui dans l'ordre du succession dynastique orléaniste par son père, l'ancien comte de Paris[37], confirmé par l'actuel, son frère[38] à moins que la restitution des droits dynastiques « sans pour autant défaire les avantages donnés précédemment » (donc à un rang inférieur) ne soit le fait que du seul nouveau « comte de Paris »[39] ; « comte d'Évreux » ; épouse en 1967 Béatrice Pasquier de Franclieu (séparés) - dont postérité :

  1. - Clotilde d'Orléans (1968), épouse Édouard Crépy - dont :
    1. - Louis-Nicolas Crépy (1995-)
    2. - Charles-Édouard Crépy(1996-)
    3. - Gaspard-Marie Crépy (1999-)
    4. - Augustin Crépy (2005-)
    5. - Éléonore Crépy (2007-)
  2. - Adélaïde d'Orléans (1971), épouse Pierre-Louis Dailly, petit-fils du sénateur Étienne Dailly - dont :
    1. - Diego Dailly (2003-)
    2. - Almudena Dailly (2004-)
    3. - Gaetano Dailly (2009-)
  3. - Charles-Philippe d'Orléans (1973-), « duc d'Anjou », marié à Diana Álvares Pereira de Melo, « duchesse de Cadaval »
    1. - Isabelle d'Orléans (2012-)
  4. - François-Carl d'Orléans (1982-), fiancé à Teresa von Einsiedel (1984-).

9. Claude d'Orléans (1943), épouse en 1964 (à Sintra au Portugal) Amedeo di Savoia-Aosta, « duc d'Aoste », (mariage annulé en 1982) ; en 1982 Arnaldo La Cagnina, éditeur et journaliste (divorce en 1996) et en 2006 Enrico Gandolfi, professeur d'université (mariage religieux dans l'église San Michele Arcangelo à Oreno, diocèse de Milan) - dont postérité du premier lit :

  1. Princesse Bianca di Savoia-Aosta (1966-), épouse Giberto, comte Arrivabene Valenti Gonzaga - dont :
    1. - Viola Arrivabene Valenti Gonzaga (1991-)
    2. - Vera Arrivabene Valenti Gonzaga (1993-)
    3. - Mafalda Arrivabene Valenti Gonzaga (1997-)
    4. - Maddalena Arrivabene Valenti Gonzaga (2000-)
    5. - Leonardo Arrivabene Valenti Gonzaga (2001-)
  2. Prince Aimone di Savoia-Aosta (1967-), « duc des Pouilles », épouse la princesse Olga de Grèce (1971-), fille du prince écrivain Michel de Grèce - dont :
    1. - Prince Umberto di Savoia-Aosta (2009-), « prince du Piémont »
    2. - Prince Amedeo di Savoia-Aosta (2011-), « duc des Abruzzes »
    3. - Princesse Isabella di Savoia-Aosta (2012-)
  3. Princesse Mafalda di Savoia-Aosta (1969-), épouse Alessandro des princes Ruffo di Calabria, neveu de la reine Paola ; puis le nobile Francesco Lombardo di San Chirico - dont :
    1. - Nobile Anna Lombardo di San Chirico (1999-)
    2. - Nobile Carlo-Ferrante Lombardo di San Chirico (2001-)
    3. - Nobile Elena Lombardo di San Chirico (2003-)

10. Jeanne-Chantal d'Orléans (1946), épouse du baron Francois-Xavier de Sambucy de Sorgue - dont :

  1. Axel de Sambucy de Sorgue (1976-), fiancé à Charlotte Paul-Reynaud (1979-) ;
  2. Alexandre de Sambucy de Sorgue (1978-), épouse Anne-Cécile Berteau, - dont :
    1. - Côme de Sambucy de Sorgue (2008-)
    2. - Victoire de Sambucy de Sorgue (2011-)
    3. - Isoline de Sambucy de Sorgue (2013-)
  3. Kildine de Sambucy de Sorgue (1979-), épouse Antoine Stevenson - dont :
    1. - Jean Stevenson (2007-)
    2. - Sarah Stevenson (2008-)
    3. - Eulalie Stevenson (2010-)
    4. - Louis Stevenson (2011-)
    5. - Anne Stevenson (2013-)

11. Thibaut d'Orléans (1948-1983), « comte de la Marche », mort en République centrafricaine ; épouse en 1972 Marion Gordon-Orr - dont postérité :

  1. Robert d'Orléans (1976-), « comte de la Marche » ;
  2. Louis-Philippe d'Orléans (1979-1980).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Tous ces ouvrages ont « Comte de Paris » comme nom d'auteur

  • 1933 : La maîtrise de l'Air (tiré à part d'un article paru dans La Revue universelle), Plon ;
  • 1936 : Essai sur le gouvernement de demain (Flammarion) ;
  • 1937 : Le Prolétariat (Œuvres Françaises, 1937) ;
  • 1938 : Programme 38, plaquette éditée par le Secrétariat du Prince (?) ; un ex. édité par Ernest Flammarion cette même année (archives privées) porte la mention 3e mille - réédition par la Nouvelle Action française, 1972) ;
  • 1947 : Entre Français (Lefevbre) ;
  • 1948 : Textes - 1934-1948, plaquette éditée par le Secrétariat du Prince - plusieurs rééditions aux éditions « Royaliste » à partir de 1987 ;
  • 1951 : Raison garder (Éditions internationales - réédition par la Nouvelle Action française en 1974) ;
  • 1973 : Mémoires du roi Louis-Philippe (Perrin - préface) ;
  • 1979 : Au service de la France : Mémoires d'exil et de combats (Atelier Marcel Jullian - rééd. Le Livre de poche, 1981) ;
  • 1983 : Lettre aux Français (Fayard) ;
  • 1987 : L'avenir dure longtemps (éditions Grasset) ;
  • 1994 : Dialogue sur la France, correspondance et entretiens avec le général De Gaulle - 1953-1970 (Fayard) ;
  • 1996 : Les rois de France et le Sacré (éditions du Rocher) ;
  • 1996 : Mon album de famille textes de Michel de Grèce (Perrin) ;

Décorations[modifier | modifier le code]

Intitulés[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Italie
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les titres octroyés à ses fils :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Charles Maurras, qui qualifie De Gaulle de "pénétrant philosophe militaire", affirme : « Sa thèse nous paraissait suffisamment contraire à la bêtise démocratique pour ne pas ajouter à ces tares intrinsèques, la tare intrinsèque de notre appui. Mieux valait ne pas compromettre quelqu'un que, déjà, ses idées compromettaient toutes seules. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lire son livre Mémoires d'exil et de combats.
  2. J. F., « Comment j'ai été "kidnappé" par le comte de Paris », Le Populaire, organe central de la SFIO, 22 octobre 1938, p. 1 et 2.
  3. Rochat-Cenise, Et « pour la première fois le comte de Paris lit sur le sol français une proclamation », Paris-Soir, no 147, 22 octobre 1938, p. 1 et 5.
  4. Quid 2003, p. 726, col. a.
  5. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 2002, no 596-606, quest. no 2002/863, p. 1194 ;
  6. Jean-François Chiappe, La France et le Roi, Paris, Perrin, 1994, p. 648.
  7. Eugen Weber, L'Action française, éd. Fayard, 1985, p. 491.
  8. Daniel de Montplaisir, Louis XX, petit-fils du roi Soleil, éd. Jacob-Duvernet, juin 2011, p. 364.
  9. Daniel de Montplaisir, Louis XX, petit-fils du roi Soleil, éd. Jacob-Duvernet, juin 2011, p. 364-365.
  10. Daniel de Montplaisir, Louis XX, petit-fils du roi Soleil, éd. Jacob-Duvernet, juin 2011, p. 365.
  11. a et b Daniel de Montplaisir, Louis XX, petit-fils du roi Soleil, éd. Jacob-Duvernet, juin 2011, p. 366.
  12. a, b et c Daniel de Montplaisir, Louis XX, petit-fils du roi Soleil, éd. Jacob-Duvernet, juin 2011, p. 367.
  13. Daniel de Montplaisir, Louis XX, petit-fils du roi Soleil, éd. Jacob-Duvernet, juin 2011, p. 368.
  14. Henri d'Orléans, Comte de Paris, Charles de Gaulle, Dialogue sur la France, correspondance et entretiens avec le général De Gaulle - 1953-1970, éd. Fayard, 1994.
  15. Daniel de Montplaisir, Louis XX, petit-fils du roi Soleil, éd. Jacob-Duvernet, juin 2011, p. 369.
  16. Philippe de Saint-Robert, De Gaulle et ses témoins, éd. Bartillat, 1999, p. 70.
  17. Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, tome II, Paris, Éditions de Fallois/Fayard, 1997, p. 532.
  18. Paul Reynaud, Carnets de captivité, Paris, éd. Fayard, p. 367.
  19. Charles Maurras, dans L'Action française des 1er et 3 juin 1940.
  20. Eric Roussel, Charles de Gaulle, Paris, éd. Gallimard, 2002, p. 84 et 85.
  21. Dominique Venner, De Gaulle, la grandeur et le néant, Monaco, Éditions du Rocher, 2004, p. 31.
  22. Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, Paris, Éditions de Fallois/Fayard, 1994.
  23. Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, tome II, Paris, Éditions de Fallois/Fayard, 1997, p. 534.
  24. Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, tome II, Paris, Éditions de Fallois/Fayard, 1997, p. 531.
  25. Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, tome II, Paris, Éditions de Fallois/Fayard, 1997, p. 533.
  26. Grâce à l'entremise de Michel Debré, ministre de l'Économie et des Finances et maire d'Amboise, Pierre Longone, ancien secrétaire du « comte de Paris », alla créer à l'Ined, en 1968, Population et sociétés, bulletin gratuit de 4 pages, qui reprenait la maquette et le fichier de destinataires du bulletin du « comte de Paris ». Voir à ce sujet la notice nécrologique de Pierre Longone, dans Population & Sociétés no 444, avril 2008
  27. L'Atelier, Bulletin de l'Association Le temps d'Albert Besnard, no 4, 2008, N° spécial Philippe Besnard - (ISSN 1956-2462)
  28. Souvenances, Philippe Besnard, Éditions de l'Université d'Ottawa, 1975, p. 291 sq (ISBN 0-7766-4254-5)
  29. Quelques auteurs considèrent que certains de ces titres, en particulier celui de duc d'Orléans, pourraient faire l'objet d'un arrêté portant vérification de titre du Garde des Sceaux, malgré l'abandon qu'en fit le roi Louis-Philippe, alors autorité souveraine, à ses fils (concessions à titre viager).[réf. nécessaire]
  30. cf. Jacques d'Orléans, op.cit.
  31. cf. article d'Alexandre Garcia dans "Le Monde" des 21-22/04/2002)
  32. Christie's Paris, Succession de feus Monseigneur le Comte de Paris et Madame la Comtesse de Paris, 14 octobre 2008
  33. Philippe de Montjouvent indique que Jacques est le « jumeau cadet » de Michel page 325 in Le comte de Paris et sa descendance, édition du Chaney, 478 pages, copyr. 1998 (ISBN 2-913211-00-3) ; cet auteur place le chapitre consacré à Michel (pages 307 à 324) avant le chapitre consacré à Jacques (pages 325 à 342).
  34. Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval énumèrent les jumeaux dans cet ordre : Michel (page 469) et Jacques (page 471) in Le Petit Gotha, première édition 1993, nouvelle édition augmentée et mis à jour 2002, éditeur : Le Petit Gotha, 989 pages (ISBN 2-9507974-3-1).
  35. Philippe de Montjouvent indique que Michel est le « jumeau aîné » de Jacques page 307 in Le comte de Paris et sa descendance, édition du Chaney, 478 pages, copyr. 1998 (ISBN 2-913211-00-3) ; cet auteur place le chapitre consacré à Michel (pages 307 à 324) avant le chapitre consacré à Jacques (pages 325 à 342).
  36. Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval énumèrent les jumeaux dans cet ordre : Michel (page 469) et Jacques (page 471) in Le Petit Gotha, première édition 1993, nouvelle édition augmentée et mise à jour 2002, éditeur : Le Petit Gotha, 989 pages (ISBN 2-9507974-3-1).
  37. Bottin mondain (Société du Bottin Mondain, Paris. Toutes les éditions de 1968 à 2008).
  38. Bottin mondain (Société du Bottin mondain, Paris. Toutes les éditions de 1968 à 2008).
  39. Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval indiquent « Le 24 juin 1999, le nouveau chef de la Maison royale restitue au prince Michel les titres et droits dynastiques correspondants aux princes d'Orléans » page 470 in Le Petit Gotha, première édition 1993, nouvelle édition augmentée et mis à jour 2002, éditeur : Le Petit Gotha, 989 pages (ISBN 2-9507974-3-1)
Précédé par Henri d’Orléans Suivi par
Jean III
1926 — 1940
Blason France moderne.svg
Succession orléaniste
« Henri VI »
19401999
« Henri VII »
1999 — à présent