Henri XII de Bavière

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Henri le Lion
Statue idéalisée du tombeau d'Henri le Lion dans la cathédrale de Brunswick (entre 1230 et 1240).
Statue idéalisée du tombeau d'Henri le Lion dans la cathédrale de Brunswick (entre 1230 et 1240).

Titre duc de Saxe
(1142 - 1195)
Autre titre duc de Bavière (1156)
Prédécesseur Albert l’Ours
Successeur Bernard III
Arme chevalier
Souverains Conrad III de Hohenstaufen puis Frédéric Barberousse
Suzerains Conrad III puis Frédéric Barberousse
Faits d'armes conquête du Mecklembourg
Biographie
Dynastie Welf
Naissance 1129/1131-
Décès 1195
Brunswick (Basse-Saxe)
Père Henri Le Superbe
Mère Gertrude de Saxe
Conjoint Clémence de Zähringen (1147-1162), Mathilde d'Angleterre (1168-1189)
Enfants Gertrude de Bavière (1152), Henri (1173 † 1227), Otton IV (1174 † 1218) et Guillaume de Lunebourg (1183 † 1214)
Alliés Gosselin de Hagen

Henri le Lion (1129/1131-1195; en allemand, Heinrich der Löwe) fut duc de Saxe à partir de 1142 et duc de Bavière à partir de 1156. Il était le plus riche des nobles allemands, au moins jusqu'à l'enrichissement de la dynastie rivale des Hohenstaufen pendant le règne de Frédéric Ier.

Le lion est son animal héraldique.

Son règne[modifier | modifier le code]

Héritage d'Henri le Lion.

Henri obtint sa grande fortune en grande part en combinant ce qu'il reçut de ses quatre grands-parents. Il est le fils de Henri Le Superbe, duc de Bavière et de Saxe, qui est le fils du duc Henri le Noir, duc de Bavière, et le successeur des Billungs, qui étaient ducs de Saxe. La mère d'Henri est Gertrude de Saxe, seule fille de l'empereur Lothaire II et de Richenza de Nordheim, héritière des territoires saxons de Northeim et Brunswick-Lunebourg. Le père d'Henri mourut en 1139 quand Henri était encore un enfant, et le roi Conrad III ne donna pas immédiatement les deux duchés à Henri[1]

Il est le fondateur de Munich (1157/58 ; München) et Lübeck (1159) ; et de bien d'autres villes fondées ou développées comme Stade, Lunebourg (Lüneburg) et Brunswick (Braunschweig), où, en 1166, un lion en bronze, la première statue de ce métal au nord des Alpes, fut érigé dans la cour du château, près de la cathédrale de Brunswick. Il fit de Brunswick la capitale de la principauté qui équivalait à un royaume.

Avec l'aide du burgrave Gosselin de Hagen ancêtre de la maison de Schwerin et de , Henri de Schooten à Mecklembourg il conquit en 1160 la marche de Mecklembourg sur les païens Abodrites et fonda la cité de Schwerin. Le moine Bernon évangélisa le pays. Toutefois en 1167 la plus grande partie du Mecklembourg doit être restituée à Pribislav Ier le fils de Niklot et Henri ne conserve que Schwerin..

Henri le Lion fut un prince colonisateur qui entre 1160 et 1170 il installe des Flamands des Hollandais des Westphaliens et des Bas-saxons en Holstein oriental et en Mecklembourg. Cette « Saxe coloniale » était une expansion directe des domaines ducaux et non de l'Empire. Toutefois l'État que contrôlait le grand féodal du nord et qui s'étendait de la Bavière à la mer Baltique était trop vaste pour ne pas inquiéter l'empereur. En 1175, Henri refuse d'aider son cousin l'empereur Frédéric Barberousse pour mener une expédition en Lombardie car il n'accepte pas la condition qui lui est imposée pour obtenir la riche ville de Goslar. Ce fut cette insubordination que l'empereur ne pouvait pas tolérer qui fut le prélude de sa chute. Henri fut soumis à un procès féodal et condamné à la mise au ban de l'empire. Lors de la diète impériale de Gelnhausen le 13 avril 1180 le duché de Saxe est partagé: la partie occidentale la Westphalie est attribuée à Philippe l'archevêque de Cologne pendant que la partie orientale est donnée en fief à Bernard d'Anhalt le fils d'Albert l'Ours. Le duché de Bavière est inféodée peu après à Othon de Wittelsbach. L'empereur doit intervenir pour chasser Henri le Lion de ses possessions du nord-est de l'Allemagne. Lubeck et la Norddalbingie sont conquises au cours de l'été 1181. Le duc déchu doit quitter ses États en 1182 pour s'exiler trois ans chez son beau-père Henri II d'Angleterre. Revenu d'exil il tente de reconquérir la Saxe sur Bernard III de Saxe en 1190 mais il échoue et il ne lègue à ses héritiers que Lunebourg et Ratzebourg[2]

Henri le Lion meurt à Brunswick le 6 aout 1195 et il est inhumé dans la cathédrale de la ville.

Unions et postérité[modifier | modifier le code]

En premières noces, il épousa en 1147 Clémence de Zähringen, avec qui il a une trois enfants,

Il divorce d'avec elle en 1162[3].

Le 1er février 1168 il épousa en secondes noces Mathilde d'Angleterre (1156-1189), fille de Henri II (1133-1189), dit Henri Courtemanche, roi d'Angleterre, et d'Aliénor (1122-1204), duchesse d'Aquitaine. Elle donne naissance à six enfants:

Par ailleurs il à une fille illégitime

Le lion de Brunswick, bronze coulé de 1176, image du protectorat guelfe sur la Louve romaine.

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Dans un scénario de la campagne consacrée à Barberousse dans le jeu de stratégie Age of Empires II: The Age of Kings, Henri le Lion est mis en scène comme un traître et le joueur, qui agit dans les intérêts de Barberousse, doit le vaincre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Gerd Biegel: Heinrich der Löwe. Kaiserenkel, Kaiserfreund, Kaiserfeind, Braunschweig 1996 (ISBN 3-926701-26-9)
  • (de) Joachim Ehlers: Heinrich der Löwe. Europäisches Fürstentum im Hochmittelalter, Göttingen 1997 (ISBN 3-7881-0149-0)
  • (de) Karl Jordan: Heinrich der Löwe. Eine Biographie, 4e éd., Munich 1996 (ISBN 3-423-04601-5)
  • Robert Slawski: Im Zeichen des Löwen, 3. überarbeitete und erweiterte Auflage, Braunschweig 2004 (ISBN 3-931727-00-9)
  • (de) Hahn: Die Söhne Albrechts des Bären 1170-1184. Im Jahresbericht über die Louisenstädtische Realschule, Berlin 1869 – Le déroulement de l'affrontement entre les Ascaniens, Henri le Lion et l'empereur Frédéric Ier y est fort détaillé et appuyé sur un grand nombre de sources.
  • (de) Zum Grabmonument Heinrichs des Löwen und seiner Gemahlin Mathilde, cf. Helga Wæsz: Form und Wahrnehmung mitteldeutscher Gedächtnisskulptur im 14. Jahrhundert (2 vol.), notamment le volume 2: Katalog ausgewählter Objekte vom Hohen Mittelalter bis zum Anfang des 15. Jahrhunderts, Bristol etc. 2006, p. 72 avec ill. - (ISBN 3-86504-159-0)
  • (en) Benjamin Arnold, « Henry the Lion and His Time », dans Journal of Medieval History, vol. 22, p. 379-393 (1996)
  • (en) Karl Jordan, Henry the Lion. A Biography (ISBN 0-19-821969-5)-5
  • Michel Parisse, « Exercice et perte du pouvoir d'un prince Henri le Lion ». Dans : Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public. 23e congrès, Brest, 1992. « Les princes et le pouvoir au Moyen Age. » p. 69-90.
  • Bernard Boulengier, Les félins de Brunswick. Henri le lion, duc de Saxe et ses fils : l'empereur Otton IV, le comte palatin Henri, Publibook, 276 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Heinrich Duke of Saxony sur le site Medieval Lands.
  2. Charles Higounet Les Allemands en Europe centralet et orientalr au Moten-Âge Aubier Paris 1989 (ISBN 270072223X) p. 86-88.
  3. Yves Romain, « Clémence de Zähringen (1140 - 1173) », sur http://genealogiequebec.info, Généalogie Québec,‎ 27 mai 2005 (consulté le 3 octobre 2012)