Henri Victor Roulland

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Henri Victor Roulland
Naissance 11 septembre 1751
Saint-Quentin-d'Elle
Décès 6 février 1827 (à 75 ans)
Rennes (Ille-et-Vilaine)
Origine Français
Allégeance Flag of Royalist France.svg Royaume de France
Flag of France 1790-1794.PNG Royaume des Français
France Première République
France Premier Empire
France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 17911816
Conflits Guerres de la Révolution
Faits d'armes Siège de Landrecies (1794)
Combat de La Selle-en-Luitré
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Henri Victor Roulland ou Rouland, né le 11 septembre 1751 à Saint-Quentin-d'Elle (Manche), mort le 6 février 1827 à Rennes (Ille-et-Vilaine), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Il a dirigé la défense héroïque de la forteresse de Landrecies pendant le siège de Landrecies en 1794, mais a été contraint d'abandonner après un bombardement d'artillerie dévastateur qui a duré trois jours.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Roulland est né à Saint-Quentin-d'Elle, le fils de Pierre Rouland et Renée Pottier. Il a épousé:

  • 1. Marie Anne Françoise Esnüe de Lavallée, le 1er octobre 1796 à Craon, Mayenne ; ils ont divorcé le 22 août 1798 ;
  • 2. Jeanne Marie Charlotte Letestu ; ils ont eu un fils, Fleurius Aimé ; elle est morte en 1802 ;
  • 3. Marie Elisabeth Louise-Deshays Piard de Quellenec [1] le 8 août 1803 à Le Palais, Belle-Île-en-Mer, Morbihan. Elle lui survécut quelques mois[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Roulland est devenu soldat dans le Régiment de Normandie le 22 septembre 1770. Il a pris part à la campagne dans l' Île Maurice, autrefois l'Isle de France, entre 1771 et 1774[3]. Après avoir été démobilisé le 29 août 1775, il a été nommé capitaine général des fermiers Généraux des Finances dans Alençon en 1776, poste qu'il tient jusqu'à la Révolution française[4].

Le 20 septembre 1791, il a été élu chef de bataillon au 2e bataillon de volontaires de l'Orne par ses membres, et a été confirmé en tant que chef de brigade par les représentants en mission Trullard et Berlier le 27 septembre 1793.

Le lendemain, il a été promu général de brigade et commandant de Bergues[5].

Le 26 janvier 1794, il est nommé commandant de la forteresse de Landrecies. Voici son rang a été rendu permanent le 12 avril 1794. Il a dirigé la défense de la forteresse pendant le siège de Landrecies par l'armée des Provinces-Unies des Pays-Bas sous le prince héréditaire d'Orange. Il a dû abandonner la forteresse le 30 avril 1794 après un lourd bombardement, ce qui a réduit la forteresse en ruines. Il a été fait prisonnier de guerre et a finalement été transporté en Hongrie. Il a été échangé comme prisonnier de guerre le 27 novembre 1795[5].

Après son retour en France, il a été nommé commandant de la demi-brigade du département de l'Ille-et-Vilaine de l'armée des côtes de Brest le 16 décembre 1795, du département de la Manche le 12 octobre 1797, du département du Morbihan le 1er janvier 1799, et du département des Côtes-du-Nord le 26 mars 1800[5]. Durant ses deux derniers commandements, il a pris part à la troisième phase de la Chouannerie.

Il a commandé une colonne qui le 5 août 1799 a vaincu une force beaucoup plus petite des révoltés chouans près de La Selle-en-Luitré, mais a échoué à capturer leurs dirigeants[6]. En octobre 1799, il a chassé le chef rebelle La Nougarède, qui avait battu les forces républicaines à Saint-Aubin-du-Cormier, le 5 octobre 1799, avec une colonne de 4 000 soldats de Rennes, mais La Nougarède disperse sa propre force de guérilla, puis harcèle la force de Roulland en menant des attaques ciblés[7],[8]

Il a été réformé le 21 mai 1801 et nommé commandant d'armes de Belle-Île-en-Mer, le 8 juin 1801[5],[4] ou il passa le reste de sa carrière. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803 et officier de l'ordre le 14 juin 1804.

Après sa retraite le 1er septembre 1816, il a été nommé Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, le 20 août 1823[5].

Roulland est mort le 6 février 1827 à Rennes[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle était une ancienne déesse de la culte de la Raison que Robespierre a essayé de fonder en 1794 Cf. Julien Guillemot, Lettre à mes neveux sur la chouannerie, Impr. F. Masseaux,‎ 1859 (lire en ligne), p. 24
  2. Bernard Sonneck, Henry Victor Roulland (lire en ligne)
  3. A. Legrelle, Le régiment de Normandie pendant la guerre de la succession d'Espagne,‎ 1893 (lire en ligne), p. 77
  4. a, b et c A. Lievyns et al., Fastes de la Légion-d'honneur: biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Volume 3, Bureau de l'administration de la Légion d'Honneur,‎ 1844 (lire en ligne), p. 468
  5. a, b, c, d et e L. Carnot et E. Charavay, Août 1792 - Mars 1793, Imprimerie nationale,‎ 1897 (lire en ligne), p. 418, fn. 3
  6. Theodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie 1793-1800, Paris, Rue des Scribes Éditions,‎ 1894, p. 300-301
  7. Lemas 1894, p. 313-314.
  8. Jacques Crétineau-Joly, Histoire de la Vendée militaire, Volume 4, Plon,‎ 1851 (lire en ligne), p. 24

Source[modifier | modifier le code]