Henri Rottembourg

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Henri Rottembourg
Image illustrative de l'article Henri Rottembourg

Naissance 6 juillet 1769
Phalsbourg (Moselle)
Décès 8 février 1857 (à 88 ans)
Montgeron (Essonne)
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade Général de division
Années de service 17841834
Distinctions Baron d'Empire
Grand-croix de la Légion d'honneur
commandeur de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile (10e colonne)

Henri Rottembourg est un général français né le 6 juillet 1769 à Phalsbourg (Moselle) et mort le 8 février 1857 à Montgeron (Essonne).

Biographie[modifier | modifier le code]

De l'Ancien Régime à l'Empire[modifier | modifier le code]

Henri Rottembourg devint major du 1er régiment de chasseurs à pied de la Garde en 1813 (dessin d'Hippolyte Bellangé).

Soldat au Régiment du Quercy le 16 septembre 1784, il fut nommé caporal-fourrier le 1er janvier 1791, sergent, adjudant-sous-officier, sous-lieutenant et lieutenant les 1er mai, 26 août, 1er septembre et 15 octobre 1792. Il fit les campagnes de 1792 à l’an II aux armées du Centre, du Nord et des Ardennes, et devint le 1er frimaire an III capitaine-adjudant-major à la 172e demi-brigade, devenue 99e, puis 62e. Il servit de l’an III à l’an IX dans les armées de Sambre-et-Meuse, de Armée de Mayence, d’Angleterre et d’Italie. Blessé d’une balle à la cuisse droite, à l’affaire du 6 germinal an VII, devant Vérone où il se trouvait à la tête des tirailleurs, il combattit pendant toute l’action. En frimaire an VIII, il se distingua lors de la retraite du général Louis Gabriel Suchet sur le Var et obtint le 10 fructidor suivant, le grade de chef de bataillon. Le 4 nivôse an IX au passage du Mincio, il chargea l’ennemi à la baïonnette, concourut au succès de cette journée et le 5 nivôse, il prit une part glorieuse à la reddition de Borghetto. Ce fut lui qui porta au commandant autrichien les articles de la capitulation.

Major du 56e régiment d'infanterie de ligne le 30 frimaire an XII et membre de la Légion d'honneur le 4 germinal, il passa, avec le grade de chef de bataillon, dans les chasseurs à pied de la Garde impériale le 1er mai 1806. Il servit dans la grande armée de l’an XIV à 1807 et obtint à la bataille d'Iéna le grade de colonel du 108e régiment d'infanterie de ligne et la croix d’officier de la Légion d'honneur le 7 juillet suivant. Il ne rentra en France qu’en 1811 et fut nommé général de brigade le 21 juillet. Attaché à la Garde impériale en qualité d’adjudant-général, il fit la guerre de 1812 en Russie et fut renvoyé en France pour y organiser une partie de l’infanterie de la Garde impériale, mission dont il s’acquitta avec habileté, et pour laquelle il reçut le 14 mai 1813, la décoration de commandeur de la Légion d'honneur. Major du 1er régiment de chasseurs-à-pied de la Garde impériale le 14 septembre même année et général de division le 20 novembre suivant, il commandait pendant la campagne de France de 1814 la 5e division de la Jeune Garde.

Sous la Restauration[modifier | modifier le code]

Au premier retour des Bourbons, le 27 juin 1814, Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis, inspecteur général d’infanterie et grand officier de la Légion d'honneur le 14 février 1815. Appelé le 30 avril suivant au commandement de la 6e division du 2e corps d’observation, il passa le 18 mai à celui d’une division de l'armée du Rhin et fut mis à la retraite le 9 septembre. Relevé de cette position le 29 mars 1816 et employé le 25 octobre 1817 dans l’inspection générale de l’infanterie, il fut compris le 30 octobre 1818 dans le cadre de l’état-major général de l’armée. Nommé le 7 novembre 1821 président du comité d’infanterie, il alla le 12 février 1823 prendre le commandement de la division des Pyrénées-Orientales et reçut le 23 mai 1825 la croix de commandeur de Saint-Louis.

Le roi Charles X le plaça le 9 août 1820 à la tête de la 16e division militaire (Lille). Il y reçut la décoration de la grand-croix de la Légion d'honneur. Il était en disponibilité depuis le 5 août 1830 lorsqu’il fut compris, le 10 février 1831, sur le cadre d’activité de l’état-major général de l’armée. Chargé le 5 juillet 1832 de l’inspection générale de l’infanterie dans les 11e et 20e divisions militaires, il fut appelé le 1er décembre suivant au commandement de la 18e division (Dijon) et de nouveau admis à la retraite le 1er juillet 1834. Son nom est inscrit sur le côté nord de l’arc de triomphe de l'Étoile et depuis 1869 la rue Rottembourg porte son nom à Paris.

États de service[modifier | modifier le code]

  • 16 septembre 1784 : S'engage dans le Régiment du Quercy
  • 1er janvier 1791 : Caporal-Fourrier
  • 1er mai 1792 : Sergent
  • 26 août 1792 : Adjudant
  • 1er septembre 1792 : Sous-Lieutenant
  • 15 octobre 1792 : Lieutenant
  • 20 octobre 1806 : Colonel du 108e régiment d'infanterie de ligne
  • 21 juillet 1811 : Général de Brigade
  • 20 novembre 1813 : Général de Division

Titres, honneurs et décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason Henri Rottembourg (1769-1857) (Empire).svg
Armes du baron Henri Rottembourg et de l'Empire

D'argent au griffon de gueules tenant de la dextre un étendard d'azur ; franc-quartier des barons tirés de l'armée.[2],.


Source[modifier | modifier le code]

« Henri Rottembourg », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ordre royal de la Légion d'honneur », dans Almanach royal et national pour l'an MDCCCXXXIV, Paris, A. Guyot et Scribe,‎ 1834 (lire en ligne), p. 217.
  2. Source: Registres de lettres patentes de collation de titres et d'armoiries et armorial