Henry Percy (9e comte de Northumberland)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Portrait miniature par Nicholas Hilliard, vers 1595. Une balance romaine, un livre et l'attitude méditative de Henry Percy sont autant d'allusions à l'intérêt du « Comte-sorcier » pour les sciences.

Henry Percy, 9e comte de Northumberland, est un baron anglais né en avril 1564 et mort le 5 novembre 1632. Surnommé « le comte sorcier » (the Wizard Earl), il fut un humaniste et un mécène des sciences et des arts. Compromis dans la Conspiration des poudres, il fut emprisonné à la Tour de Londres de novembre 1605 à 1621.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henry Percy fut élevé par son père (un crypto-catholique, pourtant) dans la religion protestante. Il était affligé de surdité[1]. Après avoir passé quelques années en France pour y parfaire son éducation de gentilhomme, il participa brièvement à la campagne d'Élizabeth Ire dans les Flandres au début des années 1590. Décoré de l'Ordre de la Jarretière (1593)[2], il se consacra dès lors à l'administration de son domaine et aux recherches scientifiques (médecine, alchimie, astronomie, géographie, mathématiques). Il eut pour protégés trois savants, surnommés the three Magis (les trois magiciens[3]) : Thomas Harriot, l'algébriste et médecin Walter Warner, et le cartographe Robert Hues ; mais aussi d'autres, dont le mathématicien Nathanael Tarporley et l'astronome John Protheroe. Cette coterie, qui avait aussi des accointances avec Walter Raleigh, paraissait mystérieuse aux contemporains, et donna crédit au XXe siècle à une hypothétique École de la nuit.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

En 1594, il avait acquis, par mariage avec Dorothy Devereux, le manoir de Syon et la famille Percy a depuis conservé cette résidence londonienne et son parc. Les enfants de Henry Percy et Dorothy Devereux sont :

  • Dorothy (vers 1598 – 20 août 1659), épouse le comte de Leicester Robert Sidney ;
  • Lucy (1599/1600 – 5 novembre 1660), épouse le comte de Carlisle James Hay ;
  • Algernon (29 septembre 1602 – 13 octobre 1668), 10e comte de Northumberland ;
  • Henry (1604 – avril 1659), baron Percy d'Alnwick.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Christopher Rowell, Petworth House, The National Trust,‎ 1997 (ISBN 1-84359-026-3), p. 60
  2. D'après John W. Shirley, Thomas Harriot, Renaissance Scientist, Oxford, Clarendon Press,‎ 1974, « Sir Walter Ralegh and Thomas Harriot », p. 25
  3. Cf. William Oldys, The History of the World by W. Raleigh, with His Life, and Additions,‎ 1736, « Life of Ralegh (préface) », p. 184 ; en 1736, des libraires londoniens avaient chargé Oldys de compiler une nouvelle édition de L’Histoire du Monde de Sir Walter Raleigh. À cette occasion, le célèbre antiquaire anglais composa une préface très érudite, La Vie de Ralegh, qui occupe 282 pages de la nouvelle édition (2 vol). Elle fut réimprimée en 1740, comme complément aux Œuvres complètes de Ralegh en 8 tomes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :