Henri Parot

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Henri Parot

Nom de naissance Henri Unai Parot
Naissance 6 janvier 1958
Alger
Flag of Algeria.svg
Nationalité France
Autres activités
Dirigeant ETA

Henri Unai Parot, né le 6 janvier 1958 à Alger, est un membre français de l'organisation séparatiste armée ETA. Il a fait partie du commando itinérant d'ETA ou commando Argala et a été capturé par l'Espagne en avril 1990. Il a reçu 26 sentences condamnatoires représentant presque 4 800 ans de prison. On lui impute 82 meurtres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Algérie pendant la colonisation française et français de nationalité, il est le fils d'un couple basque-français émigré en Algérie. Il s'installe à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) en 1975, où il apprend l'euskara à l'âge de 16 ans. Cette année-là, son frère Jean échappe de peu à un attentat de l'extrême droite dans un restaurant de Bayonne. À cette époque, les victimes et les adversaires de la dictature franquiste venaient se réfugier au Pays basque français. Plus tard, Jean intégrera aussi l'organisation armée.

Activités au sein de l'ETA[modifier | modifier le code]

En 1978, Henri Parot contacte ETA, à travers Domingo Iturbe Abasolo, alias Txomin, qui deviendra plus tard un des chefs de l'organisation. C'est lui qui lui a hypothétiquement proposé d'intégrer un nouveau commando itinérant, appelé "Argala" dans l'organisation . Ce commando était formé uniquement de citoyens de nationalité française, ce qui leur permettait de se déplacer avec une certaine liberté, sans élever trop de soupçons, dans toute l'Espagne.

Ce commando a perpétré vingt-deux attentats dans lesquels 38 personnes sont mortes et plus de deux cent ont été blessées, surtout des militaires et des gardes civils. Il a également commis des attentats comme l'attaque de la garnison de Saragosse le 11 décembre 1987, qui a provoqué le décès de cinq enfants et de deux femmes[1].

Détention et charges[modifier | modifier le code]

Le 2 avril 1990, Henri Parot est arrêté à Séville, dans une voiture chargée d'explosifs avec laquelle il prétendait faire sauter le Quartier général de la Police, après avoir essayé de passer un banal contrôle de la Garde Civile. Il y a eu une fusillade avec les agents blessant deux d'entre eux.

On impute à Henri Parot 82 meurtres, qui l'ont conduit à 26 sentences condamnatoires pour presque 4800 ans de prison[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) El País: Zaragoza: cinco ataúdes blancos.
  2. (es) El Mundo: El etarra más sanguinario.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Henri Parot » (voir la liste des auteurs)
  • (fr) Jean Chalvidant, ETA : L'enquête, éd. Cheminements, coll. « Part de Vérité »,‎ octobre 2003, 426 p. (ISBN 978-2-84478-229-8)
  • (es) José María Benegas, Diccionario de Terrorismo, Madrid, Espasa Calpe, coll. « Diccionario Espasa »,‎ novembre 2004, 920 p. (ISBN 978-8-46701609-3)
  • (fr) Jacques Massey, ETA : Histoire secrète d'une guerre de cent ans, Flammarion, coll. « EnQuête »,‎ février 2010, 386 p. (ISBN 978-2-08-120845-2)