Henri Marteau

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Henri Marteau par Nadar

Henri Marteau est un violoniste virtuose et compositeur né à Reims le 31 mars 1874, et mort à Lichtenberg (Franconie) le 3 octobre 1934.

Petit-fils du négociant, adjoint au maire de Reims, Albert Marteau. Sa mère, Clara Louise Dorothée Schwendy, fut l'élève de Clara Schumann. Il donna son premier concert au cirque de Reims en 1884. Charles Gounod, qui fréquentait le salon de ses parents, écrivit pour le jeune virtuose l'Offertoire et un interlude de sa Messe à la mémoire de Jeanne d'Arc, créée en 1887 à la cathédrale de Reims. Henri Marteau enseigna à Reims jusqu'en 1900, puis au Conservatoire de musique de Genève, de 1900 à 1908, puis à celui de Berlin. La Première Guerre mondiale donna lieu à un épisode particulièrement tragique et absurde dans la vie de Henri Marteau: il fut accusé par la France d'être un espion allemand et par l'Allemagne d'être un espion français[1]. Il dut s'enfuir en Suède où il obtint la nationalité en 1915.

Ce grand virtuose, encore évoqué de nos jours sur France Musiques, donna des concerts dans toute l'Europe et aux États-Unis. Il composa une quarantaine d'œuvres et a fait l'objet d'une biographie publiée en allemand, par Günther Weiss, en 2002.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Rigaudière, Henri Marteau, violoniste et compositeur, in Cahiers rémois de musicologie, n°1, décembre 2003, Presses universitaires de Reims.
  • Carole Daffini, « Der Fall Marteau », Comparativ. Zeitschrift für Globalgeschichte und Vergleichende Gesellschaftsforschung, 1994, vol. 4, n. 3
  • Dominique Huybrechts, 1914-1918 : les musiciens dans la tourmente : compositeurs et instrumentistes face à la Grande Guerre, Mont-de-l'Enclus : Scaldis éditions, 1999.

Source[modifier | modifier le code]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.


Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Carole Daffini, « Der Fall Marteau », Comparativ. Zeitschrift für Globalgeschichte und Vergleichende Gesellschaftsforschung, 1994, vol. 4, n. 3.