Henri Louis Habert de Montmor

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Henri Louis Habert de Montmor
Pastel et craie de Claude Mellan.

Henri Louis Habert de Montmor, né vers 1600 à Paris où il est mort le 21 janvier 1679, est un érudit et homme de lettres français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cousin de Philippe Habert et de Germain Habert, il est baptisé en 1609 au Mesnil-Saint-Denis. Il devient conseiller du roi à l'âge de 25 ans, puis, en 1632, maître des requêtes, poste qu'il obtient grâce à la fortune de son père, trésorier de l'extraordinaire des guerres et trésorier de l'épargne.

Il épouse Henriette-Marie de Buade, sœur de Louis de Buade de Frontenac, futur gouverneur de la Nouvelle-France. Il fréquente Marie de Gournay et écrit des épigrammes en latin. En 1634, ll est élu à l'Académie française, dont il prononce le cinquième discours mais au sein de laquelle il passe bientôt pour un membre dissident ; il sera le dernier membre de la première heure à décéder.

Féru de Descartes, il écrit un poème sur la physique cartésienne intitulé De rerum naturae et collectionne les instruments scientifiques. Il est ami de Mersenne, qui lui dédie son Harmonie Universelle, et grand ami de Pierre Gassendi, qui lui dédie sa Vie de Tycho Brahé et lui lègue la lunette astronomique que lui avait lui-même léguée Galilée. Trois ans après la mort de Gassendi, Habert fait paraître ses œuvres complètes, en six volumes, pour lesquelles il écrit une préface en latin.

Outre Gassendi, il réunit chez lui dans son hôtel particulier du 79 rue du Temple, un cercle de savants et de philosophes, entre autres Pierre Daniel Huet, Jean Chapelain, Adrien Auzout, Girard Desargues, Samuel Sorbière, Claude Clerselier, Jacques Rohault, Gui Patin, Frénicle de Bessy, Melchisédech Thévenot, Roberval et Huygens. Tous sont passionnés d'expérimentations scientifiques et forment ce que l'on appellera plus tard l'« Académie Montmor », l'une des sociétés savantes d'où naîtra en 1666 l'Académie des sciences.

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