Henri Kowalski

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Henri Kowalski

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Henri Kowalski en 1878

Naissance 1er avril 1841
Paris, Drapeau de la France France
Décès 6 juillet 1916
Bordeaux, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur
Années d'activité 1860-1916

Henri Kowalski (1er avril 1841, 6 juillet 1916) est né à Paris, fils d’officier polonais émigré en Bretagne après l’échec de l'Insurrection polonaise de 1830 et de Zenaïde Wogan, descendante par son père d’une lignée irlandaise installée à Dinan depuis le XVIIIe siècle et par sa mère de l'illustre famille de Querhoënt, seigneurs de Herlan et de Boisruault. Son oncle était l'aventurier Emile de Wogan. Il fut élevé dans le culte de Chopin et Liszt.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1860 à la sortie du conservatoire, il devient concertiste international: il traverse l'Europe, se rend à cinq reprises aux États-Unis et au Canada, fait deux longs séjours en Australie d’où il gagna au moins à six reprises la Nouvelle-Zélande. De son premier voyage (1869-1870) en Amérique, il a laissé un livre de souvenirs mais aussi de remarques critiques, À travers l’Amérique, impressions d’un musicien, qui fourmille d’indications sur la vie culturelle, les paysages et les mœurs locales. En Australie, il joue un rôle important dans le développement de la vie musicale, l’enseignement du piano et la diffusion de la musique française.

Entre ses voyages, il revient à Paris, mais son véritable refuge reste le château des Vaux Carheil, à Plouër-sur-Rance. Cette propriété appartient à son épouse, la danseuse d'opéra, ancienne courtisane[1]et comédienne, Marie Louise Eloy, dite La Ferraris[2],reçue en cadeau du prince diplomate russe Alexandre Basilewsky dont elle avait été la maîtresse, en 1866, trois ans avant son mariage. Kowalski composa environ 300 opus dont un certain nombre d’œuvres inspirés par ses voyages. Il donna aussi des leçons de musique au collège des Cordeliers à Dinan.

Lorsqu’il rentre en France en 1898, il n’a qu’une idée: reprendre sa vie de virtuose nomade. Il parcourt à nouveau l’Europe (Belgique, Suisse, Angleterre) avant de repartir pour l’Amérique du Nord en 1903 puis en 1907 pour un séjour de deux ans. Partant à New York, début juillet 1916, pour une série de concert organisée par Ignacy Paderewski en soutien à l'armée polonaise, il fallut le débarquer d'urgence à Bordeaux où il meurt le 6 juillet 1916.

Symphonie Vercingetorix (1886)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses œuvres sont très diverses, telles La Cubaine (1872), Gilles de Bretagne (1878), Souvenir de Calcutta (1887), Sérénade indienne (1882), Sous les tropiques (1885), The Belles of Melbourne, valse datant de son premier séjour en Australie (1880-1882), Nuit australienne (1886), Vercingétorix (1881) ou encore Près du Nil (1900). C’est avec ses partitions qu’il illustre des concerts-causeries à la fin de sa vie.

Marcel Proust qui le connut dans les diners de la Comtesse de Loynes, le transforma en sculpteur polonais, Viradobetski, ami de Madame Verdurin dans À la recherche du temps perdu[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]