Henri II d'Orléans-Longueville

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Henri II d'Orléans.
Gravure de Matthäus Merian.
Réception d'Henri d'Orléans dans l'ordre du Saint-Esprit par le roi Louis XIII, le 15 mai 1633[1].
Philippe de Champaigne, 1633, musée des Augustins de Toulouse.

Henri II d'Orléans (aussi appelé Henri II de Valois-Longueville), de la maison Orléans-Longueville, (6 avril 159511 mai 1663), prince de France, pair de France, duc de Longueville, d'Estouteville et de Coulommiers, prince et souverain de Neuchâtel et de Valangin, prince de Châtellaillon, comte de Dunois, comte de Tancarville, gouverneur de Picardie puis de Normandie.

Descendant des Hochberg, fils du duc de Longueville Henri d'Orléans et de Catherine de Gonzague, fille de Louis IV de Nevers, il ne connut pas son père, qui mourut à Amiens deux jours après sa naissance. Le roi Henri IV de France fut son parrain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adversaire de Concini, favori de la régente Marie de Médicis, il se joint au complot monté par Henri II de Bourbon-Condé, qui se solde par l'arrestation de ce dernier, et de lourdes dettes pour lui. Il les épongera par un riche mariage avec Louise de Bourbon-Soissons. Quelques années plus tard, sur ordre de Louis XIII, il est contraint de laisser son gouvernement de Picardie au nouveau favori Luynes, obtenant en échange celui de Normandie. Au cours de l'été 1620, il épouse la révolte de Marie de Médicis, mais le Parlement de Rouen et la ville de Dieppe, qu'il assiège, restent fidèle au roi. Longueville est suspendu quelques mois de ses fonctions[2]. Dès lors, il se tient tranquille pendant tout le règne de Louis XIII, mais ce dernier ne lui confie aucun gouvernement militaire avant l'avance espagnole de 1636 sur Corbie. Entre 1637 et 1641, il mène campagne en Franche-Comté, dans le Piémont, en Alsace et dans le Palatinat.

Longueville dirige, à partir de 1645, la délégation française lors des pourparlers préliminaires des Traités de Westphalie qui marquent le terme de la Guerre de Trente Ans (1618-1648).

En tant que prince souverain de Neuchâtel, il est un frein à l’hégémonie des Habsbourg, et s'allie à la Confédération des XIII cantons, obtenant du Saint-Empire l'exemption formelle pour tous les cantons.

Article détaillé : Fronde (histoire).

Pendant la Fronde parlementaire, il fait partie du groupe d'aristocrates qui soutient le Parlement. Il essaie vainement de soulever son gouvernement de Normandie pour aller au secours de Paris, assiégé par les troupes royales commandées par son beau-frère le Grand-Condé. Il est facilement contenu par les troupes royales du comte d'Harcourt, à qui la régente vient de confier la province. Dans le même temps, sa femme accouche du petit Charles-Paris dans la capitale, où son autre beau-frère le prince de Conti est généralissime de l'armée frondeuse. La famille est, à l'époque, profondément divisée.

La Paix de Rueil (11 mars 1649) n'est qu'une trêve de courte durée. Le 14 janvier 1650, il est arrêté avec ses deux beaux-frères (Condé s'étant retourné contre la régence), sur ordre du cardinal de Mazarin.

Il avait nommé Dominique Bouhours précepteur de ses deux fils.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse en premières noces, le 10 avril 1617 Mademoiselle de Soissons (1603 – 1637), fille de Charles de Bourbon-Soissons, comte de Soissons et de Anne de Montaflie avec qui il a :

Les armes du duc de Longueville

Le 2 juin 1642, il épouse en secondes noces Mademoiselle de Condé (1619 – 1679), sœur du grand Condé, qui devient ainsi la duchesse de Longueville, avec qui il aura 4 enfants :


Il a une fille naturelle avec Jacqueline d'Illiers, abbesse, qu'il reconnaît sous le nom de Catherine-Angélique d'Orléans (1617-1664). Elle deviendra abbesse de Maubuisson[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce tableau montre le roi, au centre, en costume de grand-maître de l'Ordre, recevant le serment de fidélité d'Henri II d'Orléans. Louis XIII est entouré de Claude Bouthillier, grand trésorier de l'Ordre, du chancelier Claude de Bullion, du greffier du Saint-Esprit Charles Duret et du prévôt maître de cérémonie Michel de Beauclerc. Au-dessus du roi est figurée la colombe symbolique, les ailes étendues dans une auréole. La richesse des décors et des costumes participe à la solennité de la scène. Les revers jaunes orangés des manteaux de l'Ordre apportent des touches colorées. Celui destiné à Henri d'Orléans, porté par Michel de Beauclerc sur l'envers, qui lance des reflets flamboyants. La dignité simple des attitudes s'accompagne de portraits qui témoignent d'une grande attention psychologique. Aucun de ces personnages conscients de leur importance, hormis peut-être le chancelier Claude de Bullion, n'accorde le moindre regard au nouveau venu dans l'Ordre.
    Source 
    « Notice no 05620000045 », base Joconde, ministère français de la Culture
  2. Arlette Lebigre, La duchesse de Longueville, Perrin 2004, p. 62.
  3. Lebigre, Op. Cit. p.60