Henri Gouraud (chercheur)

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Henri Gouraud (né en 1944) est un chercheur en informatique français. Il est entre autres l'inventeur de la technique d'ombrage en image de synthèse qui porte son nom, l'ombrage de Gouraud.

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Fils et neveu de généraux, petit neveu du général Henri Gouraud, il fait des études au Prytanée militaire de La Flèche qu'il poursuit à l'Ecole Centrale de Paris dont il sort diplômé en 1967. De 1968 à 1971, l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (IRIA) lui attribue une bourse d'études et l'Université d'Utah le nomme Research Assistant, ce qui lui permet de préparer un Ph.D.[1] à l'Université d'Utah, avec Ivan Sutherland. La simplicité et la performance de la technique qu'il propose résiste aux nombreuses améliorations qui suivent et le rendent notoire[2].

Au début des années 1980, le musée de l'informatique de Boston (déplacé depuis à Mountain View, CA) expose les photographies du visage de sa femme utilisé pour illustrer cette technique.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

A l'issue de son service militaire, il entre chez Tecsi puis participe brièvement à l'aventure du Centre mondial informatique et ressource humaine dirigé par Jean-Jacques Servan-Schreiber. Il participe à la création en 1983 la société Tangram, qui est rachetée en 1986 par Digital Equipment Corporation[3]. Lorsque Digital est racheté par Compaq, Henri Gouraud quitte la société et prend le poste de directeur adjoint du laboratoire de recherche européen de Sun Microsystems à Grenoble[4]. Les difficultés financières de Sun l'amènent à fermer ce laboratoire en 2004. retraité, il collabore jusqu'en 2008 avec Exalead[5], alors dirigée par François Bourdoncle, et au sein de plusieurs projets Européens.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Henri Gouraud a été nommé chevalier dans l'ordre national du Mérite en 1996[6].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Thèse d'Henri Gouraud: "Computer Display of Curved Surfaces" (1971) ».
  2. Jon Peddie, The History of Visual Magic in Computers: How Beautiful Images are Made in CAD, 3D, VR and AR, p. 58, 2013, [lire en ligne].
  3. « Les courbes de Pierre Bézier ont redessiné le monde »,‎ 22 septembre 2007.
  4. « Sun implante son premier labo européen à Grenoble »,‎ 9 novembre 2000.
  5. « Le moteur de recherche vidéo européen Vitalas entre en piste »,‎ 25 juin 2009.
  6. Annuaire de l'association des Centraliens, édition 2011, p. 288.