Henri Émilien Rousseau

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Le soir aux portes de Meknès, 1925 (Musée des beaux-arts de Mulhouse)

Henri Rousseau dit Henry Émilien Rousseau (Le Caire 1875Aix-en-Provence 1933) est un peintre orientaliste, provençal et camarguais (dont les œuvres sont signées Henri Rousseau comme son homonyme – l'autre peintre naïf – dit « le douanier Rousseau »).

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de Jean-Léon Gérôme aux Beaux-Arts à Paris, il obtient le second Grand Prix de Rome en 1900 et une bourse de voyage au Salon des Artistes Français. Il parcourt la Belgique, la Hollande, l’Afrique du Nord, l’Espagne et l’Italie où il admire les grands maîtres (Rubens, Rembrandt, Vélasquez, Murillo, le Titien, Raphaël etc...)

Après ce périple initiatique, il se fixe à Versailles et installe son atelier à la Villa des Arts à Paris. En 1919 il emménage à Aix en Provence avec sa nombreuse famille (sept enfants). Chevalier de la Légion d’honneur au titre des arts, il y devient un notable de la région. Peintre voyageur il se consacre à la Tunisie, l’Algérie et surtout le Maroc, la Provence et la Camargue restant ses points d’ancrages. Son succès auprès d’une clientèle bourgeoise et fortunée est ponctué de nombreuses expositions à Paris, Bruxelles, Stockholm, Marseille.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Ses thèmes de prédilection restent principalement orientalistes avec notamment ses cavaliers (il était un passionné de chevaux), ses fauconniers[1], fantasias, portes de villes fortifiées, et portraits de « caïds » ainsi que d'autres thèmes plus occidentaux tels que des paysages de Bretagne, d’Île-de-France, des manades de Camargue (12 % de son importante production) et des paysages provençaux. En plus de ses peintures, Il exécuta également une vingtaine de décorations murales d’hôtels particuliers, 250 illustrations destinées à l'édition et de nombreux portraits (Lyautey, le Sultan du Maroc…).

Classique de formation, c'est un peintre qui se montrera plutôt indifférent aux écoles en « isme » de son temps, se méfiant du pittoresque et de l’imaginaire, tout autant que de l’exotisme oriental fantasmé qui était alors très à la mode[réf. nécessaire].

Rétrospectives[modifier | modifier le code]

Deux expositions rétrospectives ont eu lieu en 1997 à Toulouse (musée des Augustins)[2] en 2007 à Aix-en-Provence (musée des Tapisseries)[3].

Les musées de Buenos Aires, Granet à Aix-en-Provence, Réattu à Arles, et une dizaine d’autres détiennent certaines de ses œuvres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Antoine de Chamerlat, La fauconnerie et l'art, ACR, Vilo, Paris, 1986, p. 236-239 (ISBN 2-86770-017-5)
  2. « Le coup de cœur - Henri Rousseau », L'Express, 14 août 1997 L'Express.fr
  3. Bruno Ély et Christel Roy (dir.), Henri Rousseau, peintre : un orientaliste en Provence, Musée des tapisseries et d'ameublement ancien, Aix-en-Provence, 2007, 16 p. (ISBN 2-905195-20-7) (catalogue d'exposition)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Cazenave, L'Afrique du Nord révélée par les musées de province, B. Giovanangeli, Association Abd-el-Tif, Paris, 2004, 233 p. (ISBN 2-909034-60-7)
  • Bruno Ély et Christel Roy (dir.), Henri Rousseau, peintre : un orientaliste en Provence, Musée des tapisseries et d'ameublement ancien, Aix-en-Provence, 2007, 16 p. (ISBN 2-905195-20-7) (catalogue d'exposition)
  • Georges Rousseau, Henri Rousseau, prix de Rome de peinture, 1875-1933 (introduction, notice biographique, souvenirs ; extraits des lettres de voyage de l'artiste), Privat, Toulouse, 1935, 480 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]