Henri Amédée Mercure de Turenne d'Aynac

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Henri Amédée Mercure
de Turenne d'Aynac
Image illustrative de l'article Henri Amédée Mercure de Turenne d'Aynac

Naissance 23 septembre 1776
Pau
Décès 16 mars 1852 (à 75 ans)
Paris
Origine Béarn
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau français Empire français (Cent-Jours)
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Grade Maréchal de camp honoraire
Années de service 1790 – 1815
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions
Autres fonctions Premier chambellan de Napoléon Ier
Maître de la garde robe
Pair des Cent-Jours
Pair de France
(Monarchie de Juillet)
Famille Famille de Turenne

Henri Amédée Mercure, comte de Turenne, marquis d'Aynac, né à Pau le 23 septembre 1776, mort à Paris le 16 mars 1852, est un militaire et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

« Fils de très haut et très puissant seigneur, monseigneur Marie-Joseph-René de Turenne, chevalier, marquis d'Aynac, Montmurac, Daignac, le Veignac, Postleur, Anguirande, Montredoux, Saint-Jean-de-Mirabel, Saint-Félix-Flaignac, vicomte de Gerles, baron de Folins, et autres lieu, mestre-de-camp de cavalerie, habitant le château d'Aynac, diocèse de Cahors, généralité de Montauban, et de haute et très puissante dame Gabrielle Pauline de Baschi, son épouse »[1], Henri Amédée Mercure de Turenne d'Aynac fut présenté à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem au berceau, et devint sous-lieutenant au régiment du Roi à la mort de son frère (1790)[2].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, il refusa d'émigrer et voulut reprendre du service militaire ; mais, incarcéré à Lyon pendant la Terreur, il ne fut remis en liberté qu'à la chute de Robespierre et servit à l'armée des Pyrénées occidentales[1].

Le décret de 1794 contre les nobles le força à quitter l'armée[1].

Il resta dans la vie privée jusqu'à la proclamation du Premier Empire, et fut l'un des premiers à se rallier au nouveau pouvoir[1].

Premier Empire[modifier | modifier le code]

Tandis que sa femme devenait dame du palais de l'impératrice Joséphine, lui-même fut attaché à la personne de l'empereur Napoléon Ier comme d'officier d'ordonnance et fit en cette qualité la campagne de Prusse de 1806. Chevalier de la Légion d'honneur en janvier 1807, chef d'escadron après Tilsitt, il fut chargé de rapporter en France les drapeaux pris à l'ennemi[1].

Il servit ensuite en Pologne (1807), au Portugal, en Espagne où il passa chef d'escadron. Il commanda en Autriche un régiment de cavalerie, puis se vit confier une mission en Italie[3].

Chambellan de l'Empereur après la bataille de Wagram (1809), premier chambellan et maître de la garde robe en 1812, officier de la Légion d'honneur et colonel pendant la campagne de Russie (1812), il fut créé comte de l'Empire pendant le 11 novembre 1813[1].

Il suivit Napoléon pendant la campagne de France (1814), assista aux adieux de Fontainebleau[1], mais ne put obtenir l'autorisation d'accompagner l'Empereur à l'île d'Elbe.

1814-1815[modifier | modifier le code]

Louis XVIII le nomma sous-lieutenant aux mousquetaires gris et chevalier de Saint-Louis, mais il se démit de ces fonctions[1].

Aux Cent-Jours, il reprit son service auprès de l'Empereur, fut nommé pair des Cent-Jours le 2 juin 1815, puis commandeur de la Légion d'honneur. Il assista aux batailles de Ligny et de Waterloo, où il tenta des efforts désespérés contre les gardes anglaises[1].

Restauration et Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

La seconde Restauration lui supprima ses titres et ses fonctions, il voyagea alors à l'étranger « par autorisation du ministre de la Guerre d'août 1815 à août 1816 », date à laquelle il est « admis à la demi-solde »[3]. Mais, en raison du grand nom qu'il portait[1], il rentra bientôt en grâce et fut nommé maréchal de camp honoraire, le 31 octobre 1829.

Il se rallia à la monarchie de Juillet, devint pair de France le 19 novembre 1831, et prit quelque temps une part assez importante aux travaux de la Chambre haute, surtout aux questions relatives à l'organisation militaire[1].

Frappé de cécité au bout de quelques années[1], il termina ses jours dans la retraite. Mort à Paris en 1852, il fut inhumé la 6e division du cimetière du Père-Lachaise.

Récapitulatif[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Déjà propriétaire des châteaux d'Aynac et de Pignan, Turenne achète, en 1838, l'abbaye de Valmagne et son domaine consacré à la viticulture

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Décorations[modifier | modifier le code]

Rubans des décorations
Grand officier de la Légion d'Honneur Commandeur de l'ordre de la Réunion Chevalier de Saint-Louis
Chevalier de l'Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière

Armoiries[modifier | modifier le code]

Image Armoiries
Orn ext comte de l'Empire ComOR.svg
Blason Henri Amédée Mercure de Turenne d'Aynac (1772-1852).svg
Armes du comte de Turenne et de l'Empire

Bandé de gueules et d'or de dix pièces ; franc-quartier des comtes tirés de l'armée, brochant au neuvième de l'écu[4].

Orn ext Marquis et pair GOLH.svg
Blason Vicomté Limoges Comborn.svg
Armes du comte de Turenne, marquis d'Aynac, membre de la Chambre des pairs

Coticé d'or et de gueules (Turenne d'Aubepeyre et d'Aynac)[7].

Ascendance & postérité[modifier | modifier le code]

Fils cadet de Marie René Joseph de Turenne (?-1777), marquis d'Aynac, premier baron du Quercy[2], et de Gabrielle-Pauline (?-1833), fille de Henry de Baschi (1687-1725), marquis de Pignan, Henri Amédée Mercure avait un frère aîné, François Achille (1773-1790), comte de Turenne, marquis d'Aynac, tué en duel, sans union, ni postérité[2].

Il épousa, le 9 mai 1799, Françoise de Brignac (26 juin 1781 - Saint-Germain, 16 décembre 1856), fille unique, héritière à 9 ans du marquisat de Montarnaud[2], dont il eut :

    • Gustave Joseph Edmond Romuald (Montpellier), 29 prairial an XI - Paris, 2 décembre 1893), marquis de Turenne d'Aynac, marié le 26 juin 1833, avec Jeanne Adélaïde Louise de La Tour du Pin de La Charce (1812-1862), fille d'Antoine Victor Louis René, comte de La Tour du Pin de La Charce (1778-1835), député de Seine-et-Marne, dont postérité ;
    • Blanche Pauline Euphasie Mathilde (?-1804) ;
    • Napoléon Joseph Gabriel (9 février 1806 - Château de Courtomer, 4 juillet 1889), marié, le 20 mai 1838, avec Anne Antoinette Gabrielle Frotier de La Coste-Messelière (1818-1903), dont postérité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Robert & Cougny 1891, p. 460.
  2. a, b, c, d et e Roglo 2012.
  3. a et b Sorèze 2012, p. Notices.
  4. a, b et c Archives nationales BB/29/969, p. 184.
  5. « Notice no LH/2638/84 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  6. a, b et c Appl 2009, p. Pierre tombale.
  7. Rietstap 1884.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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