Henri Allouard

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Portrait d'Henri Allouard.

Henri Émile Allouard, dit Henri Allouard, né à Paris le 11 juillet 1844 et mort le 11 août 1929, est un peintre et sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Disciple de Alexandre Schoenewerk et Eugène-Louis Lequesne, Henri Allouard expose au Salon des artistes français de 1865 à 1928. Il est venu assez tard à la sculpture, puisqu'il fut libraire jusqu’en 1872, avant de pouvoir vivre de son art.

À partir de 1889, il fait partie du jury de sculpture et des arts décoratifs au Salon. Participant aux divers expositions universelles en commençant par celle du 1889, il en obtient la médaille d'or en 1900. Connu pour ses combinaisons des marbres polychromes et du bronze, il travaille aussi la terre-cuite, l'ivoire ainsi que les métaux précieux. Il est auteur des décors peints au Panthéon, à l'Opéra et à l'Hôtel de Ville de Paris.

Il est représentatif du courant de la sculpture néo-baroque[1].

Peintre et pastelliste, il pratique la peinture d'histoire, de paysages et de natures mortes.

En 1904, il est président de l'association Parisiens de Paris.

Il s'implique aussi dans les cours bénévoles de l'École normale d'enseignement du dessin (dite de la rue Vavin) et située au no 19 de cette voie : son atelier était d'ailleurs situé au 28 bis de la rue Vavin.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (32e division)[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

  • Monument équestre au général San Martin, bronze (1909), à Boulogne-sur-Mer[3].
  • La Comédie, d'après un tableau de Francis Tattegrain portant ce titre, et destiné à orner un panneau du grand escalier de la Chambre de Commerce de Calais.
  • Monument à Noël Ballay, groupe en bronze, inauguré en 1904 à Chartres, puis fondue en 1942 sous le régime de Vichy. Un nouveau bronze est fondu et inauguré en 1950 à partir du moulage qui avait été effectué sur le groupe original avant sa destruction[4].
  • Monument à Noël Ballay, groupe en bronze, inauguré en 1908 à Conakry (Guinée). Le monument est une variante de celui de Chartres[5],[6].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Salons et expositions[modifier | modifier le code]

Prix, médailles[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Martin (s/dir.), Nos peintres et sculpteurs, graveurs, dessinateurs, Flammarion, 1897, p. 14.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume Peigné, Dictionnaire des sculpteurs néo-baroques français (1870-1914), p. 37-44, Éditions CTHS (collection Format no 71), Paris, 2012 (ISBN 978-2-7355-0780-1) ; p. 565
  2. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 49
  3. Notice sur le site e-monumen.net
  4. Notice sur le site e-monumen.net
  5. Notice sur le site e-monumen.net
  6. Iconographie sur le site e-monumen.net

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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