Henri-Robert Petit

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Henri-Robert Petit

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Nationalité Flag of France.svg Français
Profession

Henri Petit (dit Henri-Robert ou Henry-Robert) (1899? - 1985) est un journaliste, collaborateur et militant nationaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Auteur de plusieurs ouvrages antisémites et antimaçonniques, collaborateur d'Henry Coston, Henry-Robert Petit fut candidat « anti-juif » aux élections de 1936. Il rompt ensuite avec Coston, qui l'accuse d'avoir mal géré ses archives et de lui avoir volé de l'argent[1]. L'année suivante, il est secrétaire général du « Comité antijuif de France » de Louis Darquier de Pellepoix. Ses écrits ont eu une influence sur Louis-Ferdinand Céline qui le tenait en grande estime aux côtés d'autres auteurs nationalistes[2],[3]. Le romancier entretenait avec lui une correspondance, dans laquelle il faisait part de ses choix d'écritures[4].

En 1939, Petit se rend en Allemagne pour travailler pour le Centre mondial de propagande antisémite et, en 1940, devient rédacteur en chef du journal collaborationniste Au Pilori, mais en est rapidement évincé par une nouvelle équipe. Peu apprécié dans le milieu de la Collaboration[5], il travaille directement pour les services de propagande nazis. Il quitte la France en août 1944 pour l'Allemagne où ses deux fils travaillent comme enrôlés volontaires.

Condamné par contumace à 20 ans de réclusion et à la dégradation nationale le 18 novembre 1947, il vit dans la clandestinité à Belleville et Meudon. Amnistié en 1959, il publie ensuite une revue d'astrologie, puis collabore à la Fédération d'action nationaliste et européenne (FANE), parti néo-nazi français de Mark Fredriksen créé en 1966 et interdit en 1980. Petit était également responsable du syndicat national de la presse indépendante ; il a été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. Il meurt en 1985.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les juifs au pouvoir. texte en ligne, Édité en 1936 (réédité en 1938) par le Centre de Documentation et de Propagande. Traduit en roumain, polonais et espagnol[6]
  • La dictature des loges, éditeur Baudinière
  • Le drame maçonnique
  • Alexandre de Yougoslavie, victime d'une conjuration maçonnique
  • L'invasion juive
  • Le règne des juifs, texte en ligne
non publiés
  • Devant l'émeute
  • L'histoire secrète des templiers
  • Les arrières-loges

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-André Taguieff (dir.), L'antisémitisme de plume - 1940-1944 - études et documents, Berg International Éditeurs, 1999.
  2. « Tous les Aryens devraient avoir lu Drummont [sic]. Plus actuels : De Vries, De Poncins, Sombart, Stanley Chamberlain ; plus près : Montandon, Darquier de Pellepoix, Boissel, H.-R. Petit, Dasté, H. Coston, des Essards, Alex, Santo, etc... » in L'école des cadavres, Éd. Denoël, 1938, p. 35.
  3. Bagatelles pour un massacre, Ed. Denoël & Steele, Paris, 1937.
  4. Andrea Loselle, « Celine's "Bagatelles pour un massacre": An Example of Failure », Central Review, Vol. 6, No. 2, « Fascist Aesthetics » (Summer, 1989), pp. 56-72
  5. Pierre-André Taguieff (dir.), op. cit., Berg International Éditeurs, 1999.
  6. Henri-Robert Petit, Le règne des juifs, texte en ligne