Henri-Joseph de Forestier

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Henri-Joseph de Forestier[1], né en 1787 dans la partie espagnole de Saint-Domingue, Puerto Hincado, mort à Paris en 1872, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Saint Pierre délivré de sa prison par un ange, 1828, cathédrale Saint-Pierre de Rennes.

Henri-Joseph de Forestier est le fils d'un riche planteur français installé dans la partie espagnole de l'île de Saint-Domingue.

Il s'installe à Paris en 1809, peut-être à la suite de la bataille de Palo Hincado et de la défaite des troupes françaises, pour apprendre la peinture auprès de François-André Vincent et de Jacques-Louis David à l’École des beaux-arts de Paris. En 1812 il obtient le 2e prix de Rome pour Ulysse et Télémaque massacrant les poursuivants de Pénélope, et il est lauréat du premier prix de Rome de 1813 pour La Mort de Jacob. Il séjourne au moins deux ans à Rome où il rencontre Théodore Géricault.

Sa production se ralenti à la suite de ses engagements politiques. Lors de l'attentat du 28 juillet 1835 perpétré par Giuseppe Fieschi, il est arrêté et traduit devant la cour des Pairs. Des témoins l'avaient accusé d'avoir dit le 27 juillet 1835 pendant le service funèbre des victimes de juillet 1830 auquel il assistait en tant que garde national : « Une personne à qui le Roi aurait retiré ses moyens d'existence pourrait l'assassiner : ce ne serait point un crime ; ce serait un acte de courage ; mais il faudrait faire le sacrifice de sa vie ». Il répondit qu'il n'avait pas tenu de tels propos et les témoins qui l'avaient entendu dirent qu'il était incapable de prêter main forte à un crime[2].

Après la révolution de 1848, Henri-Joseph de Forestier est élu colonel de la 6e légion de la Garde nationale. Patriote engagé, il participe à la journée du 13 juin 1849, est arrêté au conservatoire des Arts et Métiers et est envoyé avec ses camarades devant la haute cour siégeant à Versailles. Il est acquitté le 14 novembre 1849[3].

Henri-Joseph de Forestier est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 15 janvier 1832.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Mort de Jacob, 1813, musée de Cahors Henri-Martin
  • Torse d'homme, 1813, musée de Cahors Henri-Martin
  • Jésus-Christ guérissant un jeune homme possédé du démon, 1817, musée de Cahors Henri-Martin
  • Colère de Saül contre David, vers 1817, Baltimore Museum of Art
  • Ecce Homo, Salon de 1819
  • Jésus-Christ guérissant un jeune homme possédé du démon, Salon de 1827, réexposé en 1855, musée de Cahors Henri-Martin
  • Saint Pierre délivré de sa prison par un ange, Salon de 1827, cathédrale Saint-Pierre de Rennes
  • Saint Front, Salon de 1827
  • Saint Front va prêcher le christianisme, il invoque le saint Esprit, Salon de 1831
  • Le Samaritaine, Salon de 1835
  • Les funérailles de Guillaume le Conquérant, Salon de 1841, musée des beaux-arts de Caen (œuvre détruite)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bellier de La Chavignerie, Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, Tome 1, p. 565, Librairie Renouard, Paris, 1882 Gallica

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dit aussi Henri Joseph Forestier, Henri Joseph Le Forestier, ou Joseph-Henri Deforestier.
  2. Comte de Portalis, Rapport fait à la Cour des Pairs - Attentat du 28 juillet 1835, p. 422, Imprimerie royale, Paris, 1835 Texte
  3. Procès des accusés du 13 juin 1849 devant la Haute-Cour de justice, Paris, 1849 Texte

Liens externes[modifier | modifier le code]