Hendécasyllabe

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Un hendécasyllabe est un vers de onze syllabes.

En poésie française, il est peu employé ; on l'utilisa au XIXe siècle pour combattre l'hégémonie de l'alexandrin. Par exemple Rimbaud dans ses « vers nouveaux », comme « Larme » qui commence ainsi :

Loin des oiseaux, des troupeaux, des villageoises,
Je buvais, accroupi dans quelque bruyère
Entourée de tendres bois de noisetiers,
Par un brouillard d'après-midi tiède et vert.

L'hendécasyllabe est le vers cardinal de la poésie italienne (métriquement parlant, il équivaut au décasyllabe français).

Hendécasyllabe italien[modifier | modifier le code]

Selon le système métrique italien, l'hendécasyllabe est un vers où l'accent est sur la dixième syllabe métrique. Parmi les vers de la poésie italienne, c'est celui où les places des accents sont les plus variées. Toutefois, dans le cadre de l'épopée, ils sont fixés en sixième ou quatrième position. En raison de sa flexibilité, l'hendécasyllabe a longtemps été le vers favori des poètes italiens, et le plus utilisé. Il est le mètre, enchaîné dans la terzina dantesca, de la Divine Comédie de Dante et le principal mètre de la poésie italienne où il est le plus important dans toutes les formes, telles que la ballade, la chanson, le sonnet…

Hendécasyllabe phalécien[modifier | modifier le code]

L'hendécasyllabe phalécien (hendecasyllabus Phalaeceus) est un vers comportant un spondée, un dactyle et trois trochées. Il est utilisé chez Sappho et Catulle.