Ernest Hemingway
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Ernest Hemingway
Ernest Hemingway en 1950
| Activités | Romancier |
|---|---|
| Naissance | 21 juillet 1899 Oak Park, Illinois, États-Unis |
| Décès | 2 juillet 1961 (à 61 ans) Ketchum, Idaho, États-Unis |
| Langue d'écriture | Anglais |
| Mouvement | Génération perdue |
| Genres | Roman Nouvelle Reportage aventure |
| Distinctions | Prix Nobel de littérature (1954) Prix Pulitzer (1953) |
Œuvres principales
- L'Adieu aux armes (1932)
- Les Neiges du Kilimandjaro (1936)
- Pour qui sonne le glas (1940)
- Le Vieil Homme et la Mer (1952)

Signature d'Ernest Hemingway
Ernest Miller Hemingway, né le 21 juillet 1899 à Oak Park dans l'Illinois aux États-Unis et mort le 2 juillet 1961 à Ketchum (Idaho), est un écrivain, journaliste et correspondant de guerre américain.
Son style d'écriture, caractérisé par l'économie et la litote, a influencé le roman du XXe siècle, comme l'ont fait sa vie d'aventurier et l'image publique qu'il entretenait. Il a écrit la plupart de ses œuvres entre le milieu des années 1920 et le milieu des années 1950, et sa carrière a culminé en 1954 lorsqu'il a remporté le prix Nobel de littérature. Ses romans ont rencontré un grand succès auprès du public du fait de la véracité avec laquelle il dépeignait ses personnages. Plusieurs de ses œuvres furent élevées au rang de classiques de la littérature américaine. Il a publié sept romans, six recueils de nouvelles et deux œuvres non romanesques de son vivant. Trois romans, quatre recueils de nouvelles et trois œuvres non romanesques ont été publiés à titre posthume.
Hemingway est né et a grandi à Oak Park, une ville située en banlieue ouest de Chicago dans l'Illinois. Après avoir quitté le lycée, il a travaillé pendant quelques mois en tant que journaliste, avant de partir pour le front italien et devenir ambulancier pendant la Première Guerre mondiale, ce qui a servi de fondement à son roman L'Adieu aux armes. Il fut grièvement blessé et passa alors plus de trois mois à l'hôpital. A sa sortie, il s'engagea dans l'armée italienne. En 1922, Hemingway épousa Hadley Richardson, la première de ses quatre épouses, et le couple s'installa à Paris où il travailla comme correspondant étranger. Au cours de cette période, il rencontra et fut influencé par des écrivains et des artistes modernistes des années 1920 de la communauté expatriée connus sous le nom de Génération perdue. Son premier roman, Le soleil se lève aussi, a été écrit en 1926.
Après avoir divorcé d'Hadley Richardson en 1927, Hemingway épousa Pauline Pfeiffer; ils divorcèrent après le retour d'Hemingway d'Espagne où il avait couvert la guerre civile espagnole, qui lui permit d'écrire Pour qui sonne le glas. Martha Gellhorn devint sa troisième femme en 1940, mais il la quitta pour Mary Diana Welsh Hemingway après la Seconde Guerre mondiale, période pendant laquelle il fut présent le jour du débarquement en Normandie et celui de la libération de Paris.
Peu de temps après la publication de Le Vieil Homme et la Mer, en 1952, qui lui valut le prix Pulitzer en 1953, Hemingway participa à un safari en Afrique, où il faillit être tué dans un accident d'avion qui le laissa couvert de douleur et en mauvaise santé pendant une grande partie du reste de sa vie.
Hemingway avait habité à Key West, en Floride et à Cuba pendant les années 1930 et 1940, mais, en 1959, il quitta Cuba pour Ketchum, dans l'Idaho, où il se suicida au cours de l'été 1961.
Sommaire |
Vie d'Ernest Hemingway [modifier]
Enfance [modifier]
Ernest Miller Hemingway est né à Oak Park près de Chicago, le 21 juillet 1899. Il est le fils de Clarence Hemingway, médecin, et de Grace Hall, une musicienne dont le père était un grossiste en coutellerie très aisé. C'est le deuxième enfant d’une famille qui en comptera six : Marceline, née en 1898, Ernest, Ursula, née en 1902, Madeleine née en 1904, Carol, née en 1911, et enfin, Leicester Clarence, né en 1915. Ses deux parents avaient reçu une bonne éducation et étaient appréciés et respectés dans la communauté conservatrice de Oak Park. Lorsque Clarence et Grace se marièrent en 1896, ils déménagèrent avec le père de Grace, Ernest Hall, raison pour laquelle ils ont appelé leur premier fils Ernest. Hemingway disait ne pas aimer son prénom, qu'il associait au héros naïf, même fou de la pièce d'Oscar Wilde L'Importance d'être Constant. La maison de sept chambres de la famille dans un quartier respectable contenait un studio de musique pour Grace et un cabinet dentaire pour Clarence.
La mère de Hemingway donnait souvent des concerts dans les villages environnants. Hemingway adulte affirmait haïr sa mère, bien que le biographe Michael Reynolds souligne que Hemingway reflétait son énergie et son enthousiasme. Son insistance à lui apprendre à jouer du violoncelle est devenu une «source de conflit», mais il a admis plus tard que les leçons de musique lui ont été utiles dans son écriture, comme dans la «structure contrapuntique» de Pour qui sonne le glas. La famille possédait une résidence d'été appelée Windemere sur les rives du lac Walloon, près de Détroit dans le Michigan, une région habitée par les indiens Ojibways. C'est là qu'Hemingway apprit avec son père à chasser, pêcher et camper dans les bois. En 1909, son père lui offre son premier fusil de chasse, pour son 10e anniversaire. Ses premières expériences dans la nature lui inculquèrent une passion pour l'aventure en plein air et la vie dans des régions éloignées ou isolées.
À partir de 1913, Ernest étudie à la High School d’Oak Park. Il découvre Shakespeare, Dickens, Stevenson, et participe activement à la vie sportive et culturelle de son école. En 1916, ses premières histoires et poèmes paraissent dans Tabula et Trapeze, des revues littéraires de l’école. Après avoir obtenu son diplôme en 1917, Hemingway renonce à suivre des études supérieures pour devenir journaliste au Kansas City Star, sous l’influence bienveillante de son oncle paternel, Alfred Tyler Hemingway.
Première Guerre mondiale [modifier]
Lors de l’entrée en guerre des États-Unis le 6 avril 1917, l'incorporation d'Hemingway est refusée une première fois à cause d’un œil défaillant. En avril 1918, il parvient cependant à incorporer la Croix-Rouge italienne et après avoir traversé l’Atlantique sur le Chicago, il débarque à Bordeaux, gagne Paris, puis Milan, où il arrive le 6 juin. Après plusieurs semaines passées à l’arrière, il rejoint le front. Le 8 juillet 1918, de nuit, près de Fossalta di Piave, alors qu'il apporte du chocolat et des cigarettes aux soldats, un tir de mortier blesse Hemingway aux jambes, tue un de ses camarades et en blesse grièvement deux autres. Alors qu’il tente de ramener un camarade vers l’arrière, il est de nouveau blessé par un tir de mitrailleuse, mais parvient à un poste de secours, avant de s’évanouir. Pendant sa convalescence de trois mois dans un hôpital de Milan, il s’éprend d’une infirmière américaine Agnes Von Kurowsky, qui est plus âgée que lui de 8 ans et qui lui inspirera le personnage de Catherine Barkley dans L'Adieu aux armes.
Au mois de mars 1921, Ernest Hemingway, journaliste auprès des troupes grecques, témoigne de la violence de l’affrontement à Inönü en Anatolie, au cours de la guerre gréco-turque.
Engagé en novembre 1921 comme correspondant étranger du Toronto Star, il déménage à Paris, où il habite, avec sa femme Hadley, au troisième étage du 74 rue du Cardinal-Lemoine, dans le Quartier latin de Paris, de janvier 1922 à août 1923. C'est à Paris qu'il fait la connaissance de Gertrude Stein, la papesse du modernisme, qui fut son mentor avant de se brouiller avec lui, mais qui lui aura fait entre-temps rencontrer les "expats" américains et les peintres qu'elle a découverts avec son frère (Pablo Picasso, Joan Miró, Juan Gris…)
Guerre d'Espagne [modifier]
Il prendra part comme journaliste à la guerre d'Espagne, aux côtés des républicains (Pour qui sonne le glas, roman qui le rendra célèbre), il y rencontrera Malraux. Les carnages dont il est témoin le convainquent de la vacuité et du mensonge du langage abstrait.
Changement de style [modifier]
« Ce qu'il faut, c'est écrire une seule phrase vraie. Écris la phrase la plus vraie que tu connaisses. » Dans la nouvelle Sur l'écriture, son personnage fétiche, Nick Adams, déclare vouloir « écrire comme Cézanne peint ».
Seconde Guerre mondiale [modifier]
Hemingway revint en Europe à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de juin à décembre 1944. Au moment du débarquement de Normandie, les responsables militaires qui le considéraient comme "une cargaison précieuse", le laissèrent sur une péniche de débarquement, contrairement aux affirmations de Hemingway qui prétendit être allé à terre. Vers la fin du mois de juillet, il fut attaché au 22e régiment d'infanterie commandé par le colonel Charles Buck Lanaham, qui se dirigeait vers Paris et il prit la tête d'un petit groupe de combattants à Rambouillet, dans la lointaine banlieue de Paris. Sur les exploits de Hemingway, l'écrivain de la Seconde Guerre mondiale, l'historien Paul Fussell remarque: « Hemingway créa une gêne considérable en jouant les capitaines d'infanterie pour un groupe de résistants qu'il avait rassemblé, car un correspondant de guerre n'est pas censé diriger de troupes, même s'il le fait bien ». Cela était contraire aux Conventions de Genève, et Hemingway se vit accusé de façon formelle, mais il s'en tira en affirmant qu'il s'était simplement contenté de donner des conseils. Il réussit à avoir une entrevue avec le général Philippe de Hauteclocque, dit Leclerc au moment où celui-ci, pressé par le général de Gaulle, se demandait s'il investirait Paris malgré l'interdiction qui lui en était faite par sa hiérarchie américaine. Hemingway se présenta en tenue mi-militaire, mi-civile et demanda un blindé de reconnaissance, deux ou trois jeeps et une demi-douzaine d'hommes pour libérer le bar du Ritz. Hemingway garda une mauvaise image de ce général qui l'éjecta en le traitant de clown[1]. Le 25 août, il fut présent à la libération de Paris, bien que les affirmations selon lesquelles il est entré en premier dans la ville, ou qu'il a libéré le Ritz sont considérées comme faisant partie de la légende. À Paris, il assista à une réunion organisée par Sylvia Beach et fit la paix avec Gertrude Stein. Hemingway fut présent lors de violents combats dans la forêt de Hürtgen vers la fin de 1944. Le 17 décembre, malade et fébrile, Hemingway se fit conduire au Luxembourg pour couvrir ce qu'on appellera plus tard la bataille des Ardennes. Cependant, dès son arrivée, Lanaham le conduisit voir les médecins, qui l'hospitalisèrent pour une pneumonie, et à sa sortie de l'hôpital, une semaine plus tard, les combats principaux étaient terminés.
Reconnaissances littéraires [modifier]
Ernest Hemingway est un représentant de la « génération perdue », expression qu'il utilise dans Le Soleil se lève aussi, inventée par Gertrude Stein pour parler d'Ezra Pound, T.S. Eliot durant la periode de Paris est une fête[2].
L'auteur évoque les grands combats politiques du siècle (comme la guerre d'Espagne), le dépassement de soi ou le goût de l'aventure, de manière journalistique, voire « télégraphique », comme l'a expliqué le traducteur français de ses deux premiers romans, Maurice Edgar Coindreau. Pour Hemingway, l'esthétique implique avant tout une éthique et non une métaphysique (comme l'écrivait Sartre sur Faulkner). Son œuvre est couronnée par le prix Nobel de littérature le 28 octobre[3] 1954 « pour le style puissant et nouveau par lequel il maîtrise l'art de la narration moderne, comme vient de le prouver Le Vieil Homme et la Mer ». Il donnera à Stockholm, devant le jury de l'Académie suédoise, le discours le plus court de l'histoire de cette institution.
Suicide [modifier]
Quand il revient aux Etats-Unis en septembre 1960, après des voyages à Cuba et en Espagne, il ne se porte pas très bien, ni physiquement, ni mentalement. Il est devenu impuissant, il se sent sombrer dans la cécité à cause du diabète, et il est touché par la folie (en fait un trouble bipolaire qu'il subit toute sa vie). En décembre, le médecin, George Saviers, l'envoie se faire soigner dans la préstigieuse clinique Mayo du Minnesota, où il est traité par sismothérapie et par des sédatifs. Il en ressort en janvier 1961, mais trois mois plus tard, il doit retourner se faire hospitaliser, d'abord au Sun Valley hospital, puis de nouveau à la clinique Mayo, où il reçoit de nouveaux electrochocs. Il revient chez lui le 30 juin, et deux jours après, le 2 juillet 1961, il se suicide d'un coup de fusil[4]. Autrefois, il avait blâmé son père pour son suicide, considérant cela comme un acte de lâcheté.
Le dossier médical d'Hemingway, rendu accessible en 1991, montra qu'il souffrait d'hémochromatose (diagnostiquée en 1961), une maladie génétique qui provoque de sévères dommages physiques et mentaux[5]. Cette maladie pourrait expliquer les nombreux suicides dans la famille Hemingway (son père, son frère, sa sœur et sa petite fille Margaux Hemingway).
Ses mariages [modifier]
Ernest Hemingway se maria quatre fois :
- Hadley Richardson du 3 septembre 1921 à janvier 1927. Un enfant.
- Pauline Pfeiffer du 10 mai 1927 au 4 novembre 1940. Deux enfants.
- Martha Gellhorn de novembre 1940 (trois semaines après son divorce) en 1945.
- Mary Welsh Hemingway de mars 1946 jusqu'au suicide de Hemingway.
Il est le parrain du comédien français Claude Brasseur.
Œuvres [modifier]
Romans [modifier]
- 1926 : Torrents de printemps
- 1926 : Le soleil se lève aussi
- 1929 : L'Adieu aux armes
- 1937 : En avoir ou pas
- 1940 : Pour qui sonne le glas
- 1950 : Au-delà du fleuve et sous les arbres
- 1952 : Le Vieil Homme et la Mer, trad. Jean Dutourd, Gallimard, 1952, coll. Livre de Poche N° 946, 1963
Nouvelles [modifier]
Recueils [modifier]
- 1923 : Trois histoires et dix poèmes
- 1925 : De nos jours
- 1927 : Hommes sans femmes
- 1928 : 50 0000 Dollars
- 1933 : Le vainqueur ne gagne rien
- 1938 : La Cinquième colonne et 49 histoires
- 1961 : Les Neiges du Kilimandjaro et autres histoires
Nouvelles notables [modifier]
Traductions [modifier]
- 1949 : Paradis perdu, recueil de nouvelles, trad. Henri Robillot, suivi de La 5° Colonne, pièce de théâtre en trois actes. Trad. de Marcel Duhamel, éditions Gallimard, 1949, coll. Livre de Poche N° 380, 381, 1961
Divers [modifier]
Publications posthumes [modifier]
- 1964 : Paris est une fête
- 1970 : Îles à la dérive, roman
- 1970 : En ligne. Choix d'articles et de dépêches de quarante années
- 1972 : E.H., apprenti reporter[6]
- 1972 : Les Aventures de Nick Adams (Nick Adams stories), œuvre posthume, recueil de nouvelles édité par Philip Young, paru chez Gallimard en 1977.
- 1984 : 88 poèmes
- 1985 : L'Été dangereux. Chroniques
- 1989 : Le Jardin d'Éden, roman
- 1995 : Le Chaud et le Froid. Un poème et sept nouvelles
- 1999 : La Vérité à la lumière de l'aube, roman
Bibliographie [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
Bibliographie [modifier]
- En anglais
- Picturing Hemingway: A Writer in His Time, de Frederick Voss, Michael Reynolds, Michael S. Reynolds, Yale University Press, 1999, (ISBN 0300079265 et 978-0300079265)
- The young Hemingway, Michael S. Reynolds, Blackwell publishers, 1986
- Hemingway : The american homecoming, Michael S. Reynolds, Blackwell publishers, 1992.
- Hemingway : The 1930's, Michael S. Reynolds, Norton press, 1997.
- Hemingway : The paris years, Michael S. Reynolds, Paperback, 1999.
- Hemingway, the final years, Michael Reynolds, W. W. Norton & Co, 1999 (ISBN 0393319814 et 978-0393319811).
- Along with youth : Hemingway, the early years, Peter Griffin, Oxford University Press Inc, 1985.
- Less than a treason : Hemingway in Paris, Peter Griffin, Oxford University Press Inc, 1992.
- Ernest Hemingway: A Life Story, Carlos Baker, Bantam Books 1969.
- En français
- Papa Hemingway, A.E. Hotchner, Mercure de France, 1966
- Hemingway, histoire d'une vie, Carlos Baker (deux tomes : 1899-1936 & 1936-1961), Laffont, 1971.
- Hemingway, Jeffrey Meyers, Belfond, 1987.
- Ernest Hemingway, au fil de sa jeunesse, Peter Griffin, Gallimard, 1989.
- Hemingway et son univers, A.E. Hotchner, éditions du Chêne, 1990.
- Articles biographiques dans La guerre du goût de Philippe Sollers, Gallimard, 1994.
- Hemingway, James R. Mellow, éditions du Rocher, 1995.
- Le jeune homme et la neige [article biographique, 1924-1926], de Marc Fenoli, in: Revue L'Alpe n°48, éditions Glénat-Musée dauphinois, 2010. ISBN 978-2-7234-7634-8
- "Papa", Gregory H. Hemingway, Denoël, 1976
- D'Ernest Hemingway à Henry Miller : Mythes et réalités des écrivains américains à Paris (1919 - 1939), Daniel Gallagher, L'Harmattan, 2011
- "Ernest Hemingway, la vie et ailleurs", Mariel Hemingway, Editions Michel Lafon, juin 2011.
- "Le sang est plus épais que l'encre", Denis Humbert, Editions Place des éditeurs, 2011. Roman
Essais [modifier]
- La Critique française de Hemingway : 1926-1968, Marianne Debouzy, thèse complémentaire. Bibliothèque de la Sorbonne, 1969.
- Le Style de Ernest Hemingway. La plume et le masque, Geneviève Hily-Mane, PUF, 1983.
Adaptations [modifier]
Les romans et nouvelles d'Ernest Hemingway ont été de nombreuses fois portés à l'écran.
- Télévision
- 1958 : Scouting on Two Continents, par Frederick Russell Burnham
- 1959 : For Whom the Bell Tolls
- 1959 : The Killers (CBS Buick Electra Playhouse)
- 1960 : The Fifth Column
- 1960 : The Snows of Kilimanjaro
- 1960 : The Gambler, The Nun and the Radio
- 1960 : After the Storm (inachevé)
- Cinéma
- 1932 : L'Adieu aux armes (A Farewell to Arms) réalisé par Frank Borzage, avec Gary Cooper et Helen Hayes
- 1943 : Pour qui sonne le glas (For whom the bell tolls) réalisé par Sam Wood, avec Gary Cooper, Ingrid Bergman
- 1944 : Le Port de l'angoisse (To Have and Have Not) réalisé par Howard Hawks, avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall
- 1946 : Les Tueurs, par Robert Siodmak, avec Burt Lancaster
- 1947 : L'Affaire Macomber (The Macomber Affair) réalisé par Zoltan Korda, avec Gregory Peck, Joan Bennett
- 1950 : Trafic en haute mer de Michael Curtiz
- 1952 : Les Neiges du Kilimandjaro réalisé par Henry King, avec Gregory Peck
- 1957 : L'Adieu aux armes (A Farewell to Arms) par Charles Vidor, avec Rock Hudson et Jennifer Jones
- 1957 : Le soleil se lève aussi, avec Tyrone Power
- 1958 : Le Vieil Homme et la Mer avec Spencer Tracy
- 1962 : Hemingway's Adventures of a Young Man
- 1964 : À bout portant (The Killers), de Don Siegel, avec Lee Marvin
- 1977 : L'Île des adieux avec George C. Scott
- 1984 : Le soleil se lève aussi
- 1990 : Le Vieil Homme et la Mer avec Anthony Quinn
- 1996 : In Love and War avec Chris O'Donnell
- 1999 : Le Vieil Homme et la Mer, d'Alexandre Petrov
Notes et références [modifier]
- d'après Pierre Clostermann, Une vie pas comme les autres, Ed. Flammarion, 2005
- The Norton Antology of American Writers, par Nina Bergen, New York, 1994, à savoir la génération qui fut jetée – voire pratiquement sacrifiée – dans la Première Guerre mondiale et dont les survivants sont revenus totalement désabusés. Partis en « mission » quasi héroïque, ils n'avaient croisé, en Europe, que les horreurs de la grande boucherie : des victimes misérables et des chefs de bataillons pitoyables. Ce choc porta un coup fatal à leurs idéaux de gloire, d'honneur ou de patrie
- Geneviève Hily-Mane, Guy Degen, Dans un autre pays: voyage avec Ernest Hemingway, Presses universitaires de Reims, 1999
- Reynolds, Michael. (2000). Ernest Hemingway: A Brief Biography A Historical Guide to Ernest Hemingway, Linda (ed). Oxford: Oxford UP. ISBN 0-19-512151-1, page 16
- Burwell, Rose Marie, Hemingway: the Postwar Years and the Posthumous Novels, 1996p. 189.
- Articles du"Kansas City Star", recueillis, commentés et préfacés par Matthew J. Bruccoli, <university of Pittsburgh Press, 1970 (Trad. Yves Malartic, Gallimard, 1972, 91p.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Maison d'Ernest Hemingway
- Micronouvelle
- Henry Strater
- Waldo Peirce
- Islands in the Stream (roman)
- Pilar (yacht)
- Mikhaïl Koltsov
Liens externes [modifier]
- (fr) Ernest Hemingway. Écrivain américain sur evene.fr
- (en) Sylvia Beach Papers
- Site Web de la maison-musée d'Ernest Hemingway à Key West, Floride, USA (en anglais)
- (fr) Article sur le héros chez Hemingway
- (fr) Article sur le courage chez Hemingway
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