Helmuth Bode

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Helmuth Bode
Naissance 15 octobre 1907
Metz, Reichsland Elsaß-Lothringen
Décès 13 avril 1985
Bielefeld, Allemagne
Origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Allégeance Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Balkenkreuz.svg Luftwaffe
Grade Major (Commandant)
Conflits Seconde Guerre mondiale
Commandement Kommandeur des III. Gruppe des Sturzkampfgeschwaders 77
Distinctions Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes

Helmuth Bode (15 octobre 1907 à Metz - 13 avril 1985 à Bielefeld) est un pilote allemand. Officier de la Luftwaffe, il fut actif durant la Seconde Guerre mondiale et fut l’un des premiers à recevoir la très convoitée Croix de chevalier de la Croix de fer, en 1941[note 1]. Dans les années 1950, il reprit du service dans la Bundeswehr, l'armée de la République fédérale d’Allemagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Helmuth Bode naît le 15 octobre 1907 à Metz[1], une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen[2]. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand[3], constituant une pépinière de militaires d'exception[note 2]. Trop jeune pour se battre pendant la Première Guerre mondiale, le jeune Helmuth se tourna naturellement vers le métier des armes, dès qu'il fut en âge de le faire. Sur les traces de Friedrich Marnet et Karl Braun, Helmuth Bode choisit l'armée de l'air en 1932.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Helmuth Bode travaille d’abord comme pilote instructeur à la Deutsche Verkehrsfliegerschule[4], l’école d’aviation allemande des transports. Cette école est en fait une couverture civile de l'armée allemande, pour masquer le réarmement de l'Allemagne. Bode réussit à intégrer l'armée de l'air en septembre 1932[1]. Promu Oberleutnant, premier lieutenant, en juin 1938, Helmuth Bode est affecté dans la 2e escadrille de la Küstenfliegergruppe 506[4], une unité de reconnaissance maritime aérienne, dotée de Dornier Do 18 et de Heinkel He 59[5]. En juin 1939, il se porte volontaire pour suivre une formation au combat en piqué, à la Stukaschule de Kitzingen. À l'issue de la formation en août 1939, Bode est nommé Kapitän, commandant, de la 1re Stuka Staffel du Trägergruppe 186 basé à Kiel-Holtenau[6].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Avec son escadrille, le capitaine Helmuth Bode participe en 1940 aux premiers engagements contre la France[4]. À partir de mai 1940, il est affecté dans le IIIe groupe de la Stuka-Geschwaders 77, une escadrille de bombardiers en piqué. Le 9 juillet 1940, Bode est nommé Gruppenkommandeur du groupe III, une fonction qu'il assumera jusqu'au 25 août 1942[1]. Helmuth Bode participe à des missions en France, en Angleterre, dans les Balkans et en Union soviétique. Son groupe remporte des victoires sur des navires en Grèce et dans la mer Noire, notamment autour de Sebastopol. Après 145 heures de vols, en mission de combat, le capitaine Bode, commandant du IIIe groupe du 77e escadron de combat, est fait chevalier de la croix de fer, le 10 octobre 1941.

Toujours dans la même escadrille, Bode est promu Major, commandant, le 1er février 1942[1]. En septembre 1942, le commandant Bode quitte l’escadrille 77 pour prendre la direction de l' Erprobungskommando 18, une unité de pilotes d'essai. Les essais en vol se font alors autour du projet du porte-avions Graf Zeppelin, à Travemünde[1]. Après cette affection spéciale, il est nommé chef du commando d’instruction sur Junkers Ju 87, pour les missions à destination de la Bulgarie. À partir d'août 1944, Helmuth Bode sert d'officier de liaison avec l'armée de l'air hongroise. À partir de janvier 1945, le commandant Bode est affecté dans le Groupe d'armées E de l'armée allemande[1].

Après guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, Helmuth Bode intègre la Bundeswehr, la nouvelle armée allemande créée en 1955. Il y reste jusqu’à la retraite avec le grade de Major. Helmuth Bode s'éteignit le 13 avril 1985, à Bielefeld en Rhénanie-du-Nord-Westphalie[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

Commandements[modifier | modifier le code]

  • Commandant du IIIe groupe du 77e escadron de bombardiers en piqué (Kommandeur III./Stuka G 77).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur un effectif total de 18,2 millions de soldats mobilisés par le Troisième Reich, seulement 7 313 croix de Chevalier furent décernées pendant la Seconde Guerre mondiale.
  2. Plus d'une trentaine de généraux et des dizaines d'officiers supérieurs allemands, pour la plupart actifs durant la Seconde Guerre mondiale, virent le jour à Metz, avant 1918.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Henry L. deZeng IV, Douglas G. Stanke: Luftwaffe Officer Career Summaries - Luftwaffe Officers 1935 - 1945, t.2, Section A- F, avril 2012 (p.116) (en ligne)
  2. L’Express, no 2937, du 18 au 24 octobre 2007, dossier « Metz en 1900 »
  3. François Roth, « Metz annexée à l’Empire allemand », in François-Yves Le Moigne, Histoire de Metz, Toulouse, Privat, 1986, p. 350.
  4. a, b et c Notice sur ritterkreuztraeger-1939-45.de
  5. Seefliegerverbände sur wlb-stuttgart.de
  6. Trägergruppe 186 sur feldgrau.com
  7. a, b, c et d Ritterkreuzträger Helmuth Bode sur ritterkreuztraeger-1939-45.de

Sources[modifier | modifier le code]

  • H.L de Zeng; D.G Stanket; E.J. Creek :Bomber Units of the Luftwaffe 1933-1945; A Reference Source, Ian Allen Publishing, 2007.
  • Henry L. deZeng, Douglas G. Stanke : Luftwaffe Officer Career Summaries - Luftwaffe Officers 1935 - 1945, t.2, Section A- F, avril 2012 (p.116) (en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]