Helléniques d'Oxyrhynque

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Les Helléniques d'Oxyrhynque sont trois fragments de papyrus retrouvés au cours du XXe siècle à Oxyrhynque en Égypte qui relatent une œuvre grecque du IVe siècle av. J.-C. qui était inconnue jusqu'à cette découverte.

Le papyrus de Londres[modifier | modifier le code]

Le premier fragment a été trouvé en 1906. Il est composé d'environ 230 morceaux de papyrus réunis par les chercheurs anglais Grenfell et Hunt et qui parlent de la Grèce à l'époque de la guerre de Corinthe (396-395).

Le papyrus de Florence[modifier | modifier le code]

Le deuxième fragment a été trouvé à Oxyrhynque en 1934. Il est composé de cinq fragments de papyrus (réunis par le chercheur italien Bartoletti) ; cette copie daterait de la fin du IIe siècle. Ce fragment traite de la fin de la guerre du Péloponnèse (410-407) comme le papyrus du Caire.

Le papyrus du Caire[modifier | modifier le code]

Le troisième fragment, découvert en 1976 par l'allemand L. Koenen, et se composé de quatre colonnes, parle de la fin de la guerre du Péloponnèse et est daté de la fin du Ier siècle.

Identité de l'auteur[modifier | modifier le code]

Par leur contenu ces trois fragments ont été associés à une même œuvre, écrite par un auteur du IVe siècle av. J.-C. ; les Helléniques de Xénophon sont la seule œuvre de cette époque nous est parvenue. Le texte découvert ici ne répète pas Xénophon, ne se réfère pas à lui, et le contredit même à de nombreuses reprises. Il ne s'agit donc pas des Helléniques de Xénophon. Mais le texte dont il est question ici se rapport à Thucydide, l'auteur de La Guerre du Péloponnèse. Or comme le récit de ce dernier s'achève en 411, et que le texte en question parle des événements survenus en 409, il apparait évident qu'il s'agit d'une œuvre entreprise pour compléter celle de Thucydide et donc après 411. Or, à part Xénophon,peu de noms d'historiens grecs du IVe siècle av. J.-C. ayant écrit à la suite de Thucydide sont connus (Cratippe et Théopompe). Des historiens dont Eugène Cavaignac ont également pensé à Éphore de Cumes.

Il reste donc Cratippe, hypothèse soutenue par Karl Julius Beloch, F. Blass, et Bruce ; Théopompe, hypothèse soutenue par Wilamowitz et Eduard Meyer - ou encore Daïmaque de Platées, hypothèse soutenue par l’allemand Felix Jacoby - voire encore un auteur inconnu.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • I. A. F. Bruce, An Historical Commentary on the Hellenica Oxyrhynchia, 1967 Cambridge. Commentaires en anglais.
  • Paul McKechnie, Hellenica Oxyrhynchia , 1988 Warminster. traduction et commentaires en anglais.