Heinrich von Herzogenberg

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Heinrich von Herzogenberg

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Heinrich von Herzogenberg

Naissance 10 juin 1843
Graz, Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Décès 9 octobre 1900 (à 57 ans)
Wiesbaden, Flagge Großherzogtum Hessen ohne Wappen.svg Grand-duché de Hesse Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Activité principale Compositeur, musicologue, pianiste et enseignant
Lieux d'activité Vienne
Formation Conservatoire de Vienne
Maîtres Gustav Nottebohm
Enseignement Hochschule für Musik de Berlin
Élèves Ethel Smyth

Heinrich von Herzogenberg est un compositeur autrichien descendant d'une famille aristocratique française, né à Graz le 10 juin 1843 et décédé à Wiesbaden le 9 octobre 1900.

Biographie[modifier | modifier le code]

Heinrich von Herzogenberg a d'abord fréquenté une école de jésuites dans la ville de Feldkirch, puis est allé à Munich, Dresde et Graz.

Venu à Vienne, il a commencé des études de droit, de philosophie et de sciences politiques à l'Université de Vienne. Bientôt il s'est tourné vers la musique et a étudié la composition au conservatoire de Vienne dans la classe de Felix Otto Dessoff jusqu'en 1864. Il a commencé par être un admirateur de la musique de Wagner, mais l'étude de J. S. Bach a amené chez lui un profond attachement à la tradition classique et est devenu un ardent admirateur de Brahms. En 1866, il a épousé Elisabet von Stockhausen, qui a été une élève de Brahms pour le piano ; les lettres de Brahms échangées avec les Herzogenberg occupent une grande partie de sa correspondance.

Heinrich von Herzogenberg a vécu à Graz jusqu'en 1872, avant de s'installer à Leipzig, où il a été un des fondateurs, avec Philipp Spitta, de la Bach-Verein, en 1874, société qui se proposait de faire revivre les cantates de Bach. Herzogenberg en a été le directeur artistique pendant dix ans. À cette époque, Ethel Smyth a été une de ses élèves en composition.

À partir de 1885, il a occupé le poste de professeur de composition à la Hochschule für Musik de Berlin. À ce titre, il a conseillé au jeune Ralph Vaughan Williams d'étudier avec Max Bruch. Heinrich von Herzogenberg est décédé subitement à Wiesbaden, âgé de 57 ans; dans ses dernières années, il a utilisé un fauteuil roulant en raison d'une nécrose des articulations.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Œuvres chorales[modifier | modifier le code]

  • Lieder pour chœur mixte, op. 10[1]
  • Columbus, op. 11, Cantate (publiée à Leipzig, 1872)[2],[3]
  • Psaume 116, op. 34 (publié par Hänssler Musik Verlag, 1990)[4]
  • Nanna's Klage pour soprano, alto, petit chœur et orchestre, op. 59 (Leipzig: Rieter-Biedermann, 1887)[1]
  • Requiem, op. 72 (publié à Leipzig, 1891)[1],[3]
  • Cantate Todtenfeier, op. 80 (1893) (livret du frère de Philipp Spitta, Friedrich)
  • Messe en mi mineur pour solistes, chœur et orchestre, op. 87[4] (publiée par Carus-Verlag à Stuttgart, 2002)
  • Oratorio Die Geburt Christi, op. 90 (1894)
  • Die Passion, op. 93 (1896)
  • Die Erntefeier, op. 104 (publié à Leipzig : Rieter-Biedermann, 1899)[4]

Œuvres vocales[modifier | modifier le code]

  • Five songs for high voice and piano, op. 29 (publiés à Leipzig et Winterthur, 1881)[3]
  • Five songs for high voice and piano, op. 30 (publiés à Leipzig et Winterthur, 1881)[3]
  • Geistliche Gesänge for high voice, violin and organ, op. 89[1]

Œuvres orchestrales[modifier | modifier le code]

  • Huit symphonies
    • Odysseus, op. 16 (publiée à Leipzig, 1873)[3],[4]
    • Symphonie no 1 en ut mineur, op. 50[2]
    • Symphonie no 2 en si bémol major, op. 70[2]
    • Symphonie en Fa, WoO 25[5]
  • Concerto pour violoncelle, WoO.30 (1880) (lost)
  • Concerto pour violon en la majeur dédié à Joseph Joachim, WoO 4 (1889)
  • Rondo pour Violon & Orchestre (Transcription du rondo de Mozart K511 pour piano seul)[6]

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Quintette avec piano en ut majeur, op. 17 (1875)[7] (Leipzig:Breitkopf & Härtel, 1876)[1],[3]
  • Quintette à cordes en ut mineur (2 violons, 2 altos, violoncelle), op. 77 (Leipzig: Rieter-Biedermann, 1892- date de composition et publication)[1],[3],[4],[8]
  • Trio avec Piano en ut mineur, op. 24 (1875-6, publié en 1877 par Rieter-Biedermann) et en ré mineur, op. 36 (1882, publié en 1884 par Rieter-Biedermann) (les deux republiés par Carus-Verlag, 2001)
  • Trios à cordes, op. 27 no. 1 en la (1879) et no. 2 en fa[9]
  • Cinq quatuors à cordes :
    • op. 18 en ré mineur[3],
    • op. 42 nos. 1-3 (en sol mineur, ré mineur, et sol majeur), dédiés à Johannes Brahms (publiés à Leipzig: Rieter-Biedermann, 1884)[2],[4],
    • op. 63 en fa mineur, dédié à Joseph Joachim
  • Quintette pour vents et piano, op. 43 en mi bémol majeur[10]
  • Trio pour piano, hautbois et cor, op. 61
  • 2 Quatuors avec piano, op. 75 et 95 (dédiés à Brahms)
  • Legends pour alto et piano, op. 62[4]
  • Des Sonates :
    • Sonate pour violon op. 32 en la dédiée à Joseph Joachim[2],[11],[12] (Leipzig: Rieter-Biedermann, 1882)
    • Sonate pour violon, op. 54 en mi bémol (publiée à Leipzig, 1887)[3]
    • Sonate pour violon, op. 78 en ré mineur (Leipzig: Rieter-Biedermann, 1892)[1]
    • Sonate pour violoncelle no 1 en la mineur, op. 52 (vers 1886)[2],[13]
    • Sonate pour violoncelle no 2 en ré, op. 64 (1890)[4]
    • Sonate pour violoncelle no 3 en mi bémol majeur, op. 94 (around 1895)[13] (Leipzig: J. Rieter-Biedermann, 1897)[2]

Œuvres pour le piano[modifier | modifier le code]

  • Huit variations, op. 3[4]
  • Quatre pièces fantaisie, op. 4 (publiées à Leipzig vers 1866)[3]
  • Fantastic Dances, op. 9 (publiées vers 1870 à Vienne)[3]
  • Theme and variations, op. 13 pour 2 pianos (Vienne: Gotthard, 1872)[1]
  • Variations sur un Thème de Johannes Brahms à quatre mains, op. 23 (Gräfeling: W. Wollenweber, 1998)
  • Allotria pour deux pianos, op. 33
  • Five piano pieces, op. 37 (publiées vers 1879 à Leipzig)[3]
  • Waltzes pour deux pianos, op. 53
  • Variations on the Minuet from 'Don Juan' , op. 58
  • Capriccio, op. 107

Œuvres pour l'orgue[modifier | modifier le code]

  • Orgel-Phantasie "Nun komm der Heiden Heiland", op. 39[9]
  • Orgel-Phantasie "Nun danket alle Gott", op. 46[14]
  • Six choral preludes, op. 67[1]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Bayern Library OPAC » (consulté le 2007-08-11)
  2. a, b, c, d, e, f et g « Library of Congress OPAC » (consulté le 2007-08-10)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « British Library OPAC » (consulté le 2007-11-18)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i « GBV Search » (consulté le 2007-09-17)
  5. « Page on Symphony in F major », Klassika,‎ décembre 2006 (consulté le 2007-11-17)
  6. Dennis Pajot, Rondo in a-minor for Violin and Orchestra - un cadeau pour Joseph Joachim
  7. « Announcement of EDA Recording of Quintet », Records International,‎ novembre 2007 (consulté le 2007-11-17)
  8. « Scan of C minor String Quintet at BSB » (consulté le 2009-01-27)
  9. a et b « Princeton OPAC » (consulté le 2007-08-10)
  10. « MIRLYN OPAC » (consulté le 2007-08-10)
  11. « Page on First Violin Sonata », Klassika,‎ septembre 2003 (consulté le 2007-11-17)
  12. « Description of First Sonata with Key » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2007-11-18
  13. a et b « Announcement of cpo Recording of Cello Sonatas », Records International (consulté le 2007-11-17)
  14. « WorldCat OPAC » (consulté le 2007-09-17)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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