Heinrich Biber

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Biber.

Heinrich Biber

Description de l'image  Heinrich Biber.png.
Naissance 12 août 1644
Wartenberg, Saint-Empire romain germanique (962 — 1806) Saint-Empire romain germaniqueDrapeau de Bohême Bohême
Décès 3 mai 1704 (à 59 ans)
Salzbourg, Saint-Empire romain germanique (962 — 1806) Saint-Empire romain germanique
Activité principale Compositeur, violoniste
Maîtres Johann Heinrich Schmelzer

Heinrich Ignaz Franz Biber — né le 12 août 1644 à Wartenberg (aujourd'hui Stráž pod Ralskem, en République tchèque), mort le 3 mai 1704 à Salzbourg — est un violoniste et compositeur baroque austro-tchèque.

Sommaire

Sa vie [modifier]

Il reçoit sa formation principale de Johann Heinrich Schmelzer. Avant d'être nommé maître de chapelle auprès du prince-évêque de Salzbourg en 1684, il occupe des postes à Olomouc (Olmütz) et Kroměříž (Kremsier), en Moravie. Violoniste virtuose, il est aussi un grand compositeur de toutes sortes d'œuvres. Il est anobli par l'empereur Leopold Ier (il peut alors s'appeler « Biber von Bibern ») pour son mérite de violoniste et compositeur. Son fils est le compositeur Carl Heinrich Biber (1681-1749), qui lui succéda au poste de maître de chapelle à Salzbourg.

Technique [modifier]

Dans certaines de ses œuvres, il utilise la scordatura (technique du violon désaccordé). On baisse, ou on hausse, une ou plusieurs cordes, afin de pouvoir jouer avec une technique seulement développée au XIXe siècle, sur deux, trois ou quatre cordes. De plus, cela donne des effets sonores étranges, un effet recherché pour donner du caractère à une œuvre. Aucun autre violoniste avant lui n'a autant utilisé le jeu sur deux ou plusieurs cordes. Il parvenait avec facilité à jouer en septième position, une technique que Arcangelo Corelli considérait comme impossible.

Les genres [modifier]

Il a composé de nombreuses messes, deux opéras, des musiques pour instruments à vent.

Œuvres [modifier]

  • Huit sonates pour violon.
  • Deux Requiem
  • Deux opéras (dont "Arminio")
  • De nombreuses cantates
  • Missa Sancti Henrici
  • Missa Salisburgensis
  • Missa Bruxellensis
  • Missa Christi resurgentis
  • Sonate le veilleur de nuit
  • Sonata « la battalia »
  • Mensa sonora ; Musique de table pour deux violons, alto et basse continue
  • 12 sonates « Sonatae Tam Aris Quam Aulis » pour six à huit instruments
  • 12 sonates « Fidicinium sacro-profanum »
  • 12 sonates « Harmonia Artificiosa »
  • Des musiques pour usages divers comme « Die liederliche Gesellschaft von allerley Humor »
  • La « Sonata representativa » dans laquelle sont imitées des voix d'animaux.
  • 15 sonates du Rosaire (Rosenkranzsonaten), toutes (sauf la première) pour violon accordé différemment
    Voir plus bas l'accord (scordature) du violon pour ces sonates. Une passacaille pour violon seul a été ajoutée après par Biber.

Mysterien sonate.jpg

Discographie choisie [modifier]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2012). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{refnec}} ou {{refsou}} sur les passages nécessitant une source.
  • Sonates du Rosaire; Reinhard Goebel, violon, 2 CD chez Archiv
  • Sonates pour violon; Andrew Manze, violon, 2 CD chez Harmonia Mundi
  • Harmonia Artificioso Ariosa; Rare Fruits Council, direction, Manfred Kraemer, 1 CD chez Astrée Auvidis
  • Mensa Sonora; Musica Antiqua, direction, Reinhard Goebel chez Archiv
  • Sacro-profanum; The Purcell Quartet, 2 CD chez Chandos

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes, sources et références [modifier]