Heberto Padilla

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Heberto Padilla (20 janvier 193225 septembre 2000 (à 68 ans)) était un poète cubain. Né à Puerta de Golpe, Pinar del Río, son premier recueil de poèmes Las rosas audaces fut publié en 1948. Il épousa Belkis Cuza Malé en 1967, avec laquelle il soutint la Révolution menée par Fidel Castro, avant de s'opposer au pouvoir castriste. Il fut placé en résidence surveillée parce que son anthologie Fuera del Juego critiquait le régime de La Havane. Accusé d'avoir produit des « écrits subversifs » et contraint à une autocritique publique[1],[2], il fut emprisonné avec sa femme en 1971.

Son épouse et son fils Ernesto Padilla, né en 1972, furent autorisés à quitter Cuba et à se réfugier aux États-Unis en 1979. L'affaire Padilla provoqua l'engagement de nombreux intellectuels comme le philosophe Jean-Paul Sartre ou l'écrivain Julio Cortazar, qui avaient soutenu le régime de Fidel Castro[2],[3]. Suite aux pressions internationales, le régime castriste libéra Heberto Padilla en 1980. Il rejoignit sa famille à Princeton dans le New Jersey, et enseigna à l'université Princeton, puis à l'université d'Auburn en Alabama. Il publia son dernier roman En mi jardín pastan los héroes en 1984 qui évoque la vie des écrivains sous la dictature cubaine. Ses mémoires La mala memoria sont parues en 1990 et reviennent sur sa vie passée à Cuba.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes

  1. Collectif, Charles Ronsac (dir.), Le livre noir du communisme, Robert Laffont, 2000, ISBN 2221088611, p. 763
  2. a et b Bertrand Le Gendre, « Le castrisme, une passion française, par Bertrand Le Gendre », dans Le Monde du 22-02-2008, [lire en ligne], mis en ligne le 21-02-2008
  3. Guy Scarpetta, Cortázar, le magicien, Le Monde diplomatique, août 2008

[modifier] Articles connexes

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